La crise en chiffres

En Somalie, une personne sur trois a besoin d’assistance humanitaire, alors que l’ensemble du pays, en proie à un conflit armé incessant, fait face à une grave crise d’eau, liée au phénomène météorologique de La Niña. Les prix des céréales et de l’eau ont fortement augmenté dans de nombreuses régions.



Voici certains faits et chiffres au sujet de cette crise, extraits d’un rapport de l’Unité d’analyse de la sécurité alimentaire et de la nutrition de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).



La population en Somalie s’élève à 7,5 millions de personnes ; parmi lesquelles 2,4 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire, une hausse de 20 pour cent sur les six derniers mois :



1,46 millions de personnes dans les régions du centre et du sud (où l’accès humanitaire est très limité) ont été déplacées par le conflit ;



940 000 personnes souffrent de crise alimentaire et des moyens d'existence aiguë;



535 000 sont dans un état d’urgence humanitaire (incapables d’obtenir 2 100 kcal par jour, entre autres critères) ;



45 000 éleveurs nomades sont considérés comme étant sans ressource, en hausse de sept pour cent ;



241 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë (en hausse de sept pour cent par rapport à six mois auparavant). Dans le sud, cela équivaut à 20 pour cent de l’ensemble des enfants de moins de cinq ans. Dans le pays, le taux de malnutrition aiguë est de 16 pour cent ;



57 000 d’entre eux souffrent de malnutrition sévère– un enfant sur 23 de moins de cinq ans dans le sud, et quatre pour cent à l’échelon national, une hausse de 31 pour cent comparé à la situation avant six mois ;



75 pour cent de ceux qui souffrent de malnutrition aiguë vivent dans les régions du sud ;



20 pour cent du rendement normale de la récolte de céréales a été produit dans les régions agro-pastorales et fluviales du sud de la Somalie, entrainant une hausse de presque 70 000 du nombre de personnes en situation de crise dans ces régions, pour atteindre 440 000. Le rendement de la récolte ‘Deyr’ a été le plus bas depuis 1995 ;



Une réduction de 33 à 47 pour cent des prix du bétail depuis décembre 2010 a été observée dans toutes les régions du sud ;



Depuis 2009, le coût du strict minimum de dépenses alimentaires et non-alimentaires d’un foyer a augmenté de 32 pour cent dans le sud. Ce coût a baissé de 12 pour cent dans le nord-ouest grâce à une récolte exceptionnelle en 2010.



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