La violence sexuelle généralisée expose les jeunes filles au VIH

Au Swaziland, une jeune fille sur trois a subi une forme de violence sexuelle avant l’âge de 18 ans – un phénomène qui résulte souvent à de graves problèmes de société et de santé, dont le VIH et des grossesses non désirées, selon les résultats d’une nouvelle étude.



« [La violence sexuelle] a des conséquences dévastatrices sur la santé mentale, reproductive et physique, à long et à court terme », ont souligné les auteurs de l’étude soutenue par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et les Centres américains de contrôle des maladies, et publiée dans la dernière édition du journal médical britannique, The Lancet.



Selon les estimations, 22 pour cent des femmes swazies âgées entre 15 et 24 ans seraient porteuses du VIH. Les auteurs de l’étude ont indiqué que la violence sexuelle pourrait être un important facteur de transmission du VIH/SIDA dans les pays à forte prévalence comme le Swaziland.



L’étude range la violence sexuelle dans trois catégories : rapports sexuels forcés, rapports sexuels sous la contrainte et attouchements forcés. Cinq pour cent des filles de moins de 18 ans ont confié avoir subi des rapports sexuels forcés, et 9 pour cent d’entre elles ont été confrontées à des rapports sexuels sous la contrainte. Près de 90 pour cent des filles ont indiqué avoir été victimes d’un premier acte de violence sexuelle lorsqu’elles étaient âgées entre 13 et 17 ans.



« La violence sexuelle est associée à une probabilité fortement accrue de dépression, pensées suicidaires, tentatives de suicide, grossesses non désirées, complications de la grossesse ou fausses-couches, infections sexuellement transmissibles, problèmes de sommeil et consommation d’alcool », peut-on lire dans le rapport.

 

Les chercheurs ont découvert que dans les trois quarts des cas, les auteurs des actes de violence sexuelle étaient des hommes ou des jeunes garçons qui entretenaient des liens avec les victimes ou qui étaient connus par celles-ci.



« A l’avenir, les stratégies devront se concentrer sur la prévention de la violence perpétrée par les hommes. Et comme la violence commise par un partenaire sexuel et celle perpétrée par un partenaire intime ont probablement des racines communes, les initiatives nationales et locales devront être étudiées, adaptées et développées », ont recommandé les auteurs du rapport.



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