La sélection d’IRIN : Anxiété des travailleurs humanitaires, pollution liée aux conflits et RRC

Chaque semaine, notre réseau international de correspondants vous fait part de sa sélection des enquêtes, interviews, rapports, blogues et articles de fond à ne pas manquer dans l’actualité, pour vous aider à rester au fait des crises mondiales. Nous vous informons également des événements clés (conférences, parutions d’ouvrages, débats politiques) à venir.

À lire : notre Top 5

A Crisis of Anxiety Among Aid Workers [Crise d’anxiété chez les travailleurs humanitaires]

Les travailleurs humanitaires ont pour mission d’aider les populations en situation de crise, mais qui les aide à leur tour à surmonter leurs expériences traumatisantes ? Dans ce billet de blogue du New York Times, Rosalie Hughes, qui a travaillé pour les Nations Unies et des organisations non gouvernementales (ONG), s’interroge sur ce qu’elle considère comme l’hypocrisie des organisations humanitaires qui « existent pour soulager la souffrance et maintenir et protéger la dignité humaine », mais qui, dans le même temps, n’appliquent que rarement ces principes à leur personnel.

Ebola: A Turning Point? [Ebola : un point tournant ?

Le directeur général d’Oxfam Mark Goldring rappelle aux lecteurs de ce billet que la fin de l’épidémie ne signifie pas la fin de la crise. Il s’appuie sur sa récente visite en Sierra Leone et au Liberia pour souligner les impacts économiques durables de l’épidémie, et notamment le chômage, les mauvaises récoltes et les échanges commerciaux limités. Il ajoute cependant : « Si nous nous y prenons bien, l’épidémie d’Ebola pourrait marquer un point tournant pour tous ceux qui vivent dans les pays qui ont tant souffert. »

Iraq’s continuing struggle with conflict pollution [La lutte constante de l’Irak contre la pollution liée aux conflits]

Alors qu’il n’est pas encore totalement remis de l’impact environnemental des deux guerres du Golfe, l’Irak est confronté à de nouveaux problèmes causés par le conflit actuel contre le groupe État islamique (EI). Wim Zwijnenburg, de PAX, une organisation néerlandaise qui milite en faveur de la paix, a lancé un avertissement au sujet du risque de nouvelles contaminations résultant des affrontements actuels entre les forces du gouvernement et les militants d’EI, y compris les attaques contre les champs et les raffineries de pétrole. Selon lui, les conséquences environnementales du conflit ne devraient pas être simplement considérées après coup.

Aid for Peace. Does Money Buy Hearts and Minds? [L’aide pour la paix. L’argent achète-t-il les cœurs et les esprits ?]

La fourniture d’aide dans les régions affectées par les conflits peut-elle aggraver la violence ? Il s’agit d’une question qui taraude depuis longtemps les gouvernements et les organisations humanitaires. Les auteurs de cet article de Foreign Affairs la soulèvent une fois de plus et tentent d’y répondre en étudiant les interventions mises en oeuvre par les organisations d’aide humanitaire dans divers conflits autour du monde. Chaque contexte est unique, mais la conclusion générale est qu’« on obtient de meilleurs résultats en menant à bien des petits projets ciblés qu’en inondant d’argent les régions affectées par les conflits ».

 

Alienation and Violence: Impact of Syria Crisis Report 2014 [Aliénation et violence : rapport 2014 sur l’impact de la crise en Syrie]

Publié alors que le conflit syrien entre dans sa cinquième année, ce rapport, produit par le Centre syrien pour la recherche en politique (Syrian Centre for Policy Research, SCPR) avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNWRA), brosse un tableau très sombre de la situation. Il décrit notamment l’effondrement des systèmes d’éducation, de santé et d’assistance sociale et attire l’attention sur la situation désespérée des 560 000 réfugiés palestiniens en Syrie.

En cours :

3rd World Conference on Disaster Risk Reduction (WCDRR) [Troisième Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophe]

14 au 18 mars, Sendai, Japon

Des milliers de personnes sont à la conférence qui se déroule au Japon cette semaine. Celle-ci a notamment pour objectifs la finalisation et la révision du Cadre d’action de Hyogo (CAH) et l’adoption d’un cadre d’action post-2015 pour la réduction des risques de catastrophe. Le site internet de la conférence est un véritable coffre au trésor pour toute personne qui s’intéresse à la réduction des risques de catastrophe (RRC).

Une publication d’IRIN :

Que signifie l’alliance entre Boko Haram et l’EI ?

Que signifie, dans les faits, la déclaration d’allégeance du groupe insurgé islamiste nigérian Boko Haram envers le groupe État islamique (EI) ? Notre envoyé spécial Obinna Anyadike se penche sur les implications de la relation entre les deux groupes.

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