L’épidémie de fièvre Ebola a été maîtrisée - OMS

L’épidémie mortelle de fièvre Ebola qui sévit depuis avril dans la région de la Cuvette Ouest, située dans le nord du Congo, est à présent maîtrisée, a déclaré vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Ce 17 juin, les dernières personnes [ayant eu un contact avec des personnes infectées] seront retirées de la liste de surveillance. L’épidémie sera considérée comme épidémiologiquement terminée », affirmait un communiqué de l’OMS publié à Brazzaville, la capitale congolaise.

Toutefois, l’OMS a spécifié que « la déclaration officielle de la fin de l’épidémie n’interviendrait qu’au bout de 21 jours, c’est-à-dire le 8 juillet ».

La plus récente épidémie de la fièvre Ebola s’est déclarée le 27 avril dernier dans la région forestière de la Cuvette Ouest, près de la frontière gabonaise. L’épidémie a été confirmée par l’OMS un mois plus tard. Depuis, dix personnes sont décédées dans la région : neuf à Etoumbi et une à Mbomo.

Selon l’OMS, la fièvre Ebola a été identifiée pour la première fois en 1976 dans une province équatoriale de l’ouest du Soudan et en République démocratique du Congo (RDC) après s’être violemment déclarée à Yambuku, dans le nord de la RDC, et à Nzara, dans le sud du Soudan. L’agence considère la fièvre Ebola comme « l’une des maladies virales les plus mortelles que l’humanité ait jamais connues, entraînant le décès dans 50 à 90 pour cent des cas ».

Le virus de la fièvre Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels, le sang et les tissus d’une personne infectée. Il peut aussi être contracté par contact avec un chimpanzé infecté, mort ou vivant.

Au cours des derniers jours, des carcasses d’animaux ont été retrouvées dans une forêt en périphérie d’Etoumbi, au Congo. Les analyses effectuées au Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF) sur des tissus prélevés sur les carcasses ont révélé la présence du virus Ebola.

Une nouvelle manifestation du virus serait donc possible si des chasseurs entraient en contact avec des primates morts. Pour prévenir une nouvelle épidémie, les autorités sanitaires ont entrepris une vaste campagne de sensibilisation à Etoumbi. Jean-Vivien Mombouli, un conseiller technique du ministère de la santé, affirme que la brièveté du quatrième et dernier épisode de la fièvre Ebola s’expliquait par la sensibilisation et la formation du personnel intervenant sur le terrain.

« Nous sommes en train de choisir de nouveaux outils de lutte contre la fièvre Ebola qui, à terme, aboutiront à la banalisation de cette maladie », a-t-il dit.