La police pourchasse les 'fauteurs de troubles'

Le chef de la police en République du Congo, Gilbert Mokoki, a annoncé
samedi une campagne de trois mois visant à réprimer les fauteurs de
troubles, à la suite de deux nuits d'agitations et de violence dans les
quartiers sud de la capitale, Brazzaville.

L'opération, "Espoir", est destinée à "traquer tous ceux qui détiennent
illégalement les armes de guerre, les auteurs d'actes de braquage, de
pillage, de vols à main armée et des consommateurs de la drogue", a
affirmé le commandant de la gendarmerie nationale, le général de brigade Gilbert Mokoki, en lançant l'opération.

Il a par ailleurs ajouté, que l'opération, menée par des unités de la police, de la gendarmerie et de l'armée ne devrait engendrer aucun tracas ou inquiétude pour le grand public.

Une panique s'est déclenchée au cours des nuits du 15 au 16 et du 17 au 18
décembre dans les quartiers de Bacongo et de Makelekele en raison d'éléments des forces de sécurité qualifiés par Mokoki "d'éléments incontrôlés", incluant l'armée, la police et d'anciens miliciens. Certains membres des forces de sécurité impliqués dans les troubles ont été identifiés, a-t-il dit. D'autres courent encore, ils seront "sévèrement punis", lorsqu'ils
seront attrapés, a encore ajouté le chef de la police.

Les anciens miliciens, affiliés aux 'Cobras' ou aux 'Ninjas', bien que
démobilisés n'ont pas encore remis leurs armes aux autorités militaires, a affirmé le gouvernement.

Jusqu'au mois de mars, le département du Pool était le théâtre d'affrontements entre les forces gouvernementales et les Ninjas, fidèles au pasteur Frédéric Bitsangou, alias Ntoumi. Malgré la signature d'un accord de paix le 17 mars 2003, la région demeure instable.