<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" version="2.0"><channel><title>IRIN - Kenya</title><link>http://www.irinnews.org/</link><description>Updated everyday</description><language>en-gb</language><lastBuildDate>Mon, 10 Jun 2013 07:30:48 GMT</lastBuildDate><item><title>KENYA: Appel de fonds des organisations humanitaires lors de la formation du nouveau gouvernement</title><pubDate>Tue, 15 Apr 2008 00:00:00 GMT</pubDate><description><![CDATA[<img src="http://www.irinnews.org/images/2008/200803123t.jpg" />]]>NAIROBI 15 April 2008 (IRIN) - Les organisations humanitaires ont besoin de 189 millions de dollars américains pour venir en aide aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) et aux autres victimes des violences post-électorales qui ont secoué le Kenya en janvier et février, mais aussi aux populations des régions touchées par la sécheresse.</description><body><![CDATA[NAIROBI 15 April 2008 (IRIN) - Les organisations humanitaires ont besoin de 189 millions de dollars américains pour venir en aide aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) et aux autres victimes des violences post-électorales qui ont secoué le Kenya en janvier et février, mais aussi aux populations des régions touchées par la sécheresse. 

Le Kenya Emergency Humanitarian Response Plan est une version révisée de l’appel de fonds, d’un montant de 41,9 millions de dollars, lancé en janvier par les agences des Nations Unies, la Société de la Croix-Rouge kényane et diverses organisations non-gouvernementales (ONG). 

« L’appel révisé comprend les projets de 13 agences des Nations Unies et ceux de 37 ONG internationales et locales », a indiqué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). « En résumé, il s’agit de projets allant de la prise en charge des PDIP jusqu’à la réinstallation et au rétablissement des moyens de subsistance de ces personnes ». 

Plus de 1 500 Kényans sont morts et quelque 350 000 autres ont été déplacés pendant les violences qui ont secoué certaines régions du pays, des violences déclenchées par les résultats contestés de l’élection présidentielle du 27 décembre. Depuis, des milliers de personnes sont retournées dans leurs villages, mais début avril, environ 202 470 PDIP vivaient encore dans 235 camps. 

Selon les estimations des organisations humanitaires, environ 840 000 personnes risquent de souffrir de la sècheresse dans les régions nord du pays, en plus des quelque 500 000 personnes affectées par les perturbations de la période post-conflit dans l’ensemble du pays. 

L’appel a été lancé au moment où le parti au pouvoir et l’opposition acceptaient de former un gouvernement de coalition, composé de 40 ministres et 50 secrétaires d’Etat. Cet accord fait suite à une médiation menée par Kofi Annan, l’ancien secrétaire général des Nations Unies. 

En annonçant la formation du nouveau gouvernement, le président Mwai Kibaki a déclaré que son gouvernement s’attaquerait en priorité à la situation des PDIP. « Le nouveau gouvernement s’attaquera en priorité à la réinstallation des personnes déplacées afin qu’elles reprennent une vie normale », a indiqué M. Kibaki. 

Javier Solana, Haut Représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, s’est félicité de la formation du nouveau gouvernement. 

« Le retour à la normale est vital non seulement pour le peuple kényan, qui aspire à la paix et à la prospérité, mais aussi pour toute la région – du Soudan à la Somalie, en passant par les pays de la région des Grands Lacs – qui n’a pu échapper à l’impact des événements qui se sont produits au Kenya », a indiqué M. Solana dans un communiqué. 

js/eo/mw/ads/nh/ail 
]]></body><link>http://www.irinnews.org/Report/77785/KENYA-Appel-de-fonds-des-organisations-humanitaires-lors-de-la-formation-du-nouveau-gouvernement</link><content:encoded><![CDATA[<table cellpadding="3"><tr><td valign="top"><img src="http://www.irinnews.org/images/2008/200803123t.jpg"/></td><td valign="top">NAIROBI 15 April 2008 (IRIN) - Les organisations humanitaires ont besoin de 189 millions de dollars américains pour venir en aide aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) et aux autres victimes des violences post-électorales qui ont secoué le Kenya en janvier et février, mais aussi aux populations des régions touchées par la sécheresse.</td></tr></table>]]></content:encoded></item><item><title>KENYA: Les camps, faible protection contre les viols</title><pubDate>Tue, 29 Jan 2008 00:00:00 GMT</pubDate><description><![CDATA[<img src="http://www.irinnews.org/images/2008/200801283t.jpg" />]]>NAKURU 29 January 2008 (IRIN) - Depuis que des flambées de violence ont éclaté, à la suite du scrutin national controversé de décembre 2007, au moins 250 000 Kényans ont trouvé refuge dans des camps pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) ; pourtant, de nombreuses femmes se disent tout aussi exposées aux agressions sexuelles dans ces camps qu’ailleurs.</description><body><![CDATA[NAKURU 29 January 2008 (IRIN) - Depuis que des flambées de violence ont éclaté, à la suite du scrutin national controversé de décembre 2007, au moins 250 000 Kényans ont trouvé refuge dans des camps pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) ; pourtant, de nombreuses femmes se disent tout aussi exposées aux agressions sexuelles dans ces camps qu’ailleurs. 

« La nuit dernière, lorsque des violences ont éclaté en ville, nous n’avions que six agents de police pour protéger les plus de 5 000 PDIP qui vivent ici », a expliqué Jesse Njoroge, coordinateur du plus grand camp de PDIP de Nakuru, une ville située à quelque 120 kilomètres au nord-ouest de Nairobi, la capitale, où plus de 60 personnes ont été tuées, ces derniers jours, au cours des violences. 

Les PDIP sont logés dans d’énormes tentes montées dans le champ de foire de Nakuru, où sont organisés divers événements, et notamment des foires. « Nous avons reçu des menaces des jeunes de la région, qui viennent armés d’arcs et de flèches ; alors nous avons rassemblé 400 jeunes du camp, que nous avons postés tout autour de la clôture du champ de foire, pour protéger les résidents ». 

Les renforts envoyés par la police au cours du week-end n’ont pas pu empêcher des centaines de jeunes d’envahir le camp samedi matin ; le groupe a été repoussé par les sentinelles locales, mais cette attaque n’a fait que souligner la nécessité d’assurer une meilleure protection aux PDIP. En effet, tandis que les hommes jeunes se précipitaient pour combattre les envahisseurs, les enfants, les femmes et les filles restaient sur place, sans protection. 

Des attaques semblables ont été signalées à North Narok, dans la vallée du Rift (sud) ; au moins un PDIP a été tué par un tir de flèche au cours d’une de ces attaques, menée par des guerriers locaux contre un camp situé dans le complexe du commissaire du district, juste à côté du commissariat de police. 

Selon M. Njoroge, au moins quatre femmes ont déclaré avoir été violées dans le camp de Nakuru, depuis que celui-ci a été monté, le 30 décembre. « L’une de ces jeunes femmes travaillait dans mon bureau d’information et se montrait extrêmement récalcitrante et peu expansive. Cela commençait vraiment à m’agacer ; jusqu’à ce qu’une de ses amies me révèle qu’elle avait en fait été violée quelques jours auparavant. De toute évidence, elle était profondément traumatisée ». 

Ces femmes se souvenaient de leur agresseur et pouvaient même l’identifier ; pourtant, aucune d’entre elles n’était allée voir un médecin ou demander réparation devant la justice pour les crimes dont elles avaient été victimes. 

« Toutes ont laissé passer la période de 72 heures au cours de laquelle elles auraient pu suivre un traitement préventif contre le VIH et les maladies sexuellement transmissibles, et demander que l’on recueille les preuves médicales [des viols] pour engager des poursuites judiciaires à l’encontre des violeurs », a indiqué M. Njoroge. 
Selon les bénévoles qui travaillent au camp, le nombre de femmes victimes d’agressions sexuelles est sans doute plus élevé que ne l’indiquent les registres car il n’est guère de coutume de déclarer les cas de viol, même en temps de paix. 

« Généralement, les femmes ne viennent pas déclarer un viol car elles-mêmes sont souvent victimisées et traitées comme des criminelles », a déploré Kefa Magenyi, coordinateur PDIP pour le Conseil national des églises du Kenya, sis à Nakuru. « Si elles le font, elles risquent d’être reniées par leur famille et leur mari, et de finir dans la misère ». 

Les employés de l’hôpital général provincial de Nakuru ont expliqué qu’ils n’avaient pas traité un seul cas d’agression sexuelle ou de viol depuis le début des violences. 

Bien que les jeunes mères et leurs nourrissons soient logés séparément au champ de foire de Nakuru, les dispositions souples, prises en vue de séparer les PDIP hommes et femmes ne sont pas strictement appliquées. Des dispositions semblables ont été prises pour les toilettes, mais en se rendant sur place, le correspondant d’IRIN a découvert que femmes et hommes partageaient également ces installations. 

« De gros efforts de sensibilisation sont nécessaires pour que les gens qui montent les camps comprennent que des zones de sûreté doivent être aménagées pour que les femmes et les filles puissent y dormir, et des mécanismes de déclaration des agressions sexuelles doivent être mis en place et portés à la connaissance [des intéressés] », a estimé Florence Gachanja, responsable des programmes nationaux du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Kenya. 

Apprentissage sur le tas 

« L’ennui, c’est que c’est la première fois que les camps kényans accueillent un si grand nombre de PDIP ; alors, il faudra sans doute du temps pour mettre toutes ces mesures en application », a commenté Mme Gachanja. « De plus, les populations des camps sont très suspicieuses et méfiantes, alors il sera sans doute difficile de les inciter à déclarer [les cas d’agression sexuelle] ». Pour Mme Gachanja, les camps doivent être bien éclairés et les femmes doivent être protégées lorsqu’elles vont chercher du bois ou de l’eau. 

Selon M. Njoroge, au moins un des quatre viols déclarés au champ de foire de Nakuru a été perpétré par un travailleur humanitaire, membre d’une ONG. 
« Dans la situation d’urgence à laquelle nous sommes confrontés, il s’avère difficile d’enquêter sur tout le personnel, et nous avons également beaucoup de bénévoles ». 

Autre évolution inquiétante : la tendance des femmes PDIP à se livrer au commerce du sexe. « Nous avons remarqué que certaines filles avaient des rapports sexuels en échange d’une somme d’argent et d’unga [farine de maïs] ou d’autres produits », a rapporté M. Njoroge. « Nous essayons de filtrer les gens qui entrent dans le camp ; bon nombre d’entre eux sont vraiment là pour nous soutenir en apportant des dons, mais d’autres ont des motivations bien différentes ». 

Le ministère de la Santé distribue des préservatifs gratuits au camp et a également ouvert un centre de santé où les résidents peuvent recevoir des traitements prophylactiques post-exposition ; M. Njoroge a néanmoins noté que l’enlèvement des préservatifs laissait à désirer, les résidents les laissant par terre aux quatre coins du camp, au lieu de les jeter dans les latrines ou dans les poubelles. 

Plusieurs conseillers psychosociaux de la Société de la Croix-Rouge kényane (SCRK) se tiennent prêts à apporter leur soutien aux victimes d’agressions sexuelles, et l’organisation a commencé à donner des cours de « compétences pour la vie » aux PDIP, afin de décourager le commerce du sexe et de promouvoir les rapports sexuels protégés entre partenaires unis au sein d’une relation saine. 

Les Nations Unies, la SCRK ainsi que d’autres organisations contribuant à assurer la protection des PDIP encouragent l’application des directives du Comité permanent inter-organisations, qui définissent les bonnes pratiques en matière de prévention et de gestion de la violence sexiste. Le Comité permanent inter-organisations est un mécanisme qui permet de coordonner l’aide humanitaire apportée par les principales agences des Nations Unies et organisations humanitaires. 

kr/he/nh/ads]]></body><link>http://www.irinnews.org/Report/76486/KENYA-Les-camps-faible-protection-contre-les-viols</link><content:encoded><![CDATA[<table cellpadding="3"><tr><td valign="top"><img src="http://www.irinnews.org/images/2008/200801283t.jpg"/></td><td valign="top">NAKURU 29 January 2008 (IRIN) - Depuis que des flambées de violence ont éclaté, à la suite du scrutin national controversé de décembre 2007, au moins 250 000 Kényans ont trouvé refuge dans des camps pour personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) ; pourtant, de nombreuses femmes se disent tout aussi exposées aux agressions sexuelles dans ces camps qu’ailleurs.</td></tr></table>]]></content:encoded></item></channel></rss>