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samedi 25 mai 2013
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GUINÉE: Entre le bébé et le lait maternel
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Nancy Palus/IRIN
De moins en moins de femmes nourrissent leurs nouveau-nés exclusivement avec du lait maternel pendant les six premiers mois
CONAKRY, 4 septembre 2012 (IRIN) - Un nombre incalculable de nouveau-nés guinéens doivent encore attendre des heures avant d’être nourris au sein – le temps qu’il faut pour qu’un membre de la famille apporte de l’eau utilisée pour rincer des versets du Coran gravés sur une tablette de bois. Ce liquide symbolique, le premier à être ingéré par de nombreux bébés, n’est qu’un exemple de coutume censé protéger les enfants, mais qui peut mettre plutôt leur santé en péril.
En Guinée, l’allaitement est pratiqué par la grande majorité des mères. Selon les experts, le problème est qu’il est rarement commencé directement à la naissance et exclusif, contrairement aux recommandations pour un état de santé optimal. Selon une enquête sur la santé et la nutrition réalisée en Guinée en 2011-2012 par le ministère de la Santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), 18,5 pour cent des femmes nourrissent leur bébé exclusivement au sein pendant les six premiers mois. Le taux était de 32,9 pour cent en 2008 et varie selon les régions.
L’Organisation mondiale de la santé
(OMS) et l’UNICEF recommandent que le nourrisson soit allaité dans l’heure qui suit la naissance et ne consomme que du lait maternel pendant ses six premiers mois.
La période allant de la naissance à deux ans est considérée comme un moment critique pour favoriser la croissance, la santé et le développement comportemental et cognitif de l’enfant. L’enquête a démontré que cinq pour cent des enfants guinéens de cinq ans et moins souffraient de malnutrition aiguë et 34,5 pour cent de malnutrition chronique.
Dans un dispensaire du quartier de Petit Simbaya, à Conakry, la capitale du pays, Fatimata Camara était assise avec son fils d’un mois, Aboubacar, après l’avoir fait peser. À la naissance d’Aboubacar, a-t-elle expliqué, le frère cadet de son mari est venu avec le talisman : l’eau qui avait rincé les versets du Coran et qui allait être le premier liquide consommé par le bébé.
Dans de nombreuses régions d’Afrique de l’Ouest, il est courant de donner cette eau de rinçage à un malade ou une personne supposément frappée par un mauvais sort. Dans de nombreuses communautés guinéennes, on croit également qu’elle protège les nouveau-nés. Environ 85 pour cent de la population guinéenne est musulmane, mais tous ne pratiquent pas ce traitement avec les nouveau-nés.
« Le bébé a reçu ce médicament avant d’être allaité », a dit Mme Camara. Elle dit avoir nourri son bébé exclusivement au sein depuis.
Aboubacar pesait 1,8 kg à la naissance, et pesait ce jour-là 3 kg. Le rituel ne semble pas lui avoir causé de problème, mais selon les professionnels de santé, c’est une pratique dangereuse, car elle peut entraîner des infections.
Cela s’applique également à l’eau pure, à l’eau mélangée avec du beurre de karité et au kinkéliba (une plante locale donnée en infusion), qui sont souvent donnés aux bébés avant ou en association avec le lait maternel.
« De nombreuses personnes ont du mal à croire que les bébés peuvent se passer d’eau, car elles en ont elles-mêmes besoin pour survivre », a expliqué Mamady Kaba, responsable du département de nutrition et de santé maternelle et infantile pour l’organisation non gouvernementale internationale Terre des Hommes Lausanne en Guinée.
Selon ses dires, si un bébé de quelques semaines décède, les membres de la famille rejettent généralement la faute sur le lait maternel, même si l’enfant n’a pas été exclusivement allaité.
« Ils disent que le lait est mauvais », a dit M. Kaba. « Ensuite, les membres de la famille dissuadent généralement [la mère] d’allaiter ses autres bébés. Parfois, la femme est considérée avec mépris ». Selon lui, certaines personnes utilisent toujours un « test » très ancien : ils versent du lait maternel sur une fourmi. Si la fourmi meurt, les gens disent que cela prouve que le lait est mauvais.
Une affaire de famille
M. Kaba a été confronté à ce problème au sein de son propre foyer et la lutte qu’il a dû mener illustre les difficultés rencontrées par ceux qui cherchent à améliorer la santé et la nutrition des bébés.
Lorsque sa femme a accouché, il s’est disputé avec sa mère, sa belle-mère et d’autres membres de sa famille qui voulaient donner au nourrisson de l’eau, du kinkéliba et d’autres produits communément donnés aux bébés.
« Quand j’ai dit non, que mon enfant ne serait nourri qu’au sein, ma mère et ma belle-mère l’ont pris comme un affront », a raconté M. Kaba à IRIN. « Elles ont dit “nous ne laisserons pas cet enfant tomber malade sous nos yeux à cause de tes règles”. Elles ont comploté avec ma femme : “nous pouvons donner d’autres choses au bébé quand il n’est pas là”. Ma mère a cessé de me parler pendant un moment. J’ai même été appelé au village pour m’expliquer devant les aînés ».
C’était une lutte de longue haleine, mais sa femme et lui ont tenu bon. Lorsqu’ils emmenaient le bébé chez le médecin et qu’ils le pesaient, ils montraient toujours à leur famille les résultats prouvant qu’il grandissait correctement. « C’était une preuve tangible. Ils ne pouvaient rien dire contre ça. »
Photo:
Nancy Palus/IRIN
Les croyances traditionnelles contre l’allaitement peuvent être dangereuses pour la santé des bébés
Au dispensaire de Conakry se trouvaient également Kadiatou Diallo et son fils unique âgé de deux mois. Elle a dit que son bébé, qui prenait régulièrement du poids depuis la naissance, n’avait consommé que du lait maternel. Cette étudiante de 20 ans vit avec son mari, qui a reçu un certain niveau d’instruction, son frère aîné et la femme de ce dernier.
« Ils connaissent tous l’importance de l’allaitement », a expliqué Mme Diallo. « Ma belle-sœur m’a parlé de ça quand j’étais enceinte et après que j’ai accouché. »
Selon Sylla Nima, qui sensibilise les femmes à la nutrition des bébés et des enfants à l’hôpital Donka, à Conakry, faire participer les membres de la famille, notamment le mari et sa mère, est en effet indispensable pour promouvoir l’allaitement exclusif.
« Nous invitons les maris et d’autres membres de la famille », a-t-elle expliqué. « Surtout les belles-mères », a ajouté un autre professionnel de santé. Mme Nima parle aux familles des dangers potentiels de certaines coutumes et explique que le lait maternel contient tout ce dont le bébé a besoin. Elle enseigne également aux femmes les techniques d’allaitement et l’importance de l’hygiène.
Une femme présente à l’atelier de nutrition de Donka pour la première fois ce jour-là tenait son enfant malade sur les genoux. Le bébé, âgé de cinq mois, pesait presque le même poids qu’à la naissance.
La femme a dit qu’elle avait récemment commencé à donner au bébé des produits laitiers achetés en magasin, car elle ne produisait pas assez de lait.
« Les femmes nous disent souvent cela », a dit Mme Nima. « Mais c’est généralement dû à une mauvaise compréhension du fonctionnement de la production de lait maternel. La plupart des femmes ont bien assez de lait pour nourrir un nouveau-né. Nous leur enseignons différentes techniques pour maintenir la lactation. »
Ce que la femme n’avait peut-être pas compris, c’est que la période pendant laquelle elle donnait du lait artificiel à son enfant a probablement contribué à ce qu’elle a cru être une faible lactation, a expliqué Ibrahima Sory Diallo, médecin à l’hôpital Donka.
Selon l’UNICEF, l’utilisation de produits laitiers, liquides ou en poudre, achetés en magasin a probablement contribué à la baisse des taux d’allaitement exclusif en Guinée, comme l’indiquent les enquêtes de 2008 et de 2011-2012. Selon l’agence, cette baisse est sans doute due à trois facteurs. Premièrement, les campagnes publicitaires agressives de ces produits laitiers ont incité certaines femmes à les ajouter au régime alimentaire de leur bébé. Deuxièmement, l’étude de 2008 avait peut-être surestimé le taux d’allaitement exclusif. Enfin, l’instabilité sociopolitique en Guinée a porté un coup aux activités d’éducation nutritionnelle dans les communautés.
Motivation par l’exemple
Selon Mme Nima, de l’hôpital Donka, les femmes qui viennent aux ateliers partagent leurs expériences et étudient le rythme de croissance des enfants. Elles découvrent ainsi par elles-mêmes les bénéfices de l’allaitement exclusif.
Selon une étude menée dans le district de Matoto, à Conakry, par l’organisation humanitaire Action contre la faim Espagne, être témoin des expériences positives d’autres femmes et de leurs bébés est une source de motivation efficace pour changer sa façon d’alimenter ses enfants. L’étude a révélé que les croyances allant à l’encontre de l’allaitement, notamment l’idée que les relations sexuelles pouvaient rendre le lait maternel dangereux pour les bébés, étaient profondément ancrées et étaient appliquées par 50 pour cent des habitants de Matoto.
Selon l’étude, des améliorations significatives ne pourront pas être observées avant un certain temps. « Cependant, les personnes ayant bénéficié de programmes d’éducation nutritionnelle par le passé et qui ont changé leurs pratiques peuvent participer efficacement à la sensibilisation des autres membres de leur communauté. »
np/ob/cb-gd/amz
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Santé et nutrition
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[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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De moins en moins de femmes nourrissent leurs nouveau-nés exclusivement avec du lait maternel pendant les six premiers mois
CONAKRY, 4 septembre 2012 (IRIN) - Un nombre incalculable de nouveau-nés guinéens doivent encore attendre des heures avant d’être nourris au sein – le temps qu’il faut pour qu’un membre de la famille apporte de l’eau utilisée pour rincer des versets du Coran gravés sur une tablette de bois. Ce liquide symbolique, le premier à être ingéré par de nombreux bébés, n’est qu’un exemple de coutume censé protéger les enfants, mais qui peut mettre plutôt leur santé en péril.
En Guinée, l’allaitement est pratiqué par la grande majorité des mères. Selon les experts, le problème est qu’il est rarement commencé directement à la naissance et exclusif, contrairement aux recommandations pour un état de santé optimal. Selon une enquête sur la santé et la nutrition réalisée en Guinée en 2011-2012 par le ministère de la Santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), 18,5 pour cent des femmes nourrissent leur bébé exclusivement au sein pendant les six premiers mois. Le taux était de 32,9 pour cent en 2008 et varie selon les régions.
L’Organisation mondiale de la santé
(OMS) et l’UNICEF recommandent que le nourrisson soit allaité dans l’heure qui suit la naissance et ne consomme que du lait maternel pendant ses six premiers mois.
La période allant de la naissance à deux ans est considérée comme un moment critique pour favoriser la croissance, la santé et le développement comportemental et cognitif de l’enfant. L’enquête a démontré que cinq pour cent des enfants guinéens de cinq ans et moins souffraient de malnutrition aiguë et 34,5 pour cent de malnutrition chronique.
Dans un dispensaire du quartier de Petit Simbaya, à Conakry, la capitale du pays, Fatimata Camara était assise avec son fils d’un mois, Aboubacar, après l’avoir fait peser. À la naissance d’Aboubacar, a-t-elle expliqué, le frère cadet de son mari est venu avec le talisman : l’eau qui avait rincé les versets du Coran et qui allait être le premier liquide consommé par le bébé.
Dans de nombreuses régions d’Afrique de l’Ouest, il est courant de donner cette eau de rinçage à un malade ou une personne supposément frappée par un mauvais sort. Dans de nombreuses communautés guinéennes, on croit également qu’elle protège les nouveau-nés. Environ 85 pour cent de la population guinéenne est musulmane, mais tous ne pratiquent pas ce traitement avec les nouveau-nés.
« Le bébé a reçu ce médicament avant d’être allaité », a dit Mme Camara. Elle dit avoir nourri son bébé exclusivement au sein depuis.
Aboubacar pesait 1,8 kg à la naissance, et pesait ce jour-là 3 kg. Le rituel ne semble pas lui avoir causé de problème, mais selon les professionnels de santé, c’est une pratique dangereuse, car elle peut entraîner des infections.
Cela s’applique également à l’eau pure, à l’eau mélangée avec du beurre de karité et au kinkéliba (une plante locale donnée en infusion), qui sont souvent donnés aux bébés avant ou en association avec le lait maternel.
« De nombreuses personnes ont du mal à croire que les bébés peuvent se passer d’eau, car elles en ont elles-mêmes besoin pour survivre », a expliqué Mamady Kaba, responsable du département de nutrition et de santé maternelle et infantile pour l’organisation non gouvernementale internationale Terre des Hommes Lausanne en Guinée.
Selon ses dires, si un bébé de quelques semaines décède, les membres de la famille rejettent généralement la faute sur le lait maternel, même si l’enfant n’a pas été exclusivement allaité.
« Ils disent que le lait est mauvais », a dit M. Kaba. « Ensuite, les membres de la famille dissuadent généralement [la mère] d’allaiter ses autres bébés. Parfois, la femme est considérée avec mépris ». Selon lui, certaines personnes utilisent toujours un « test » très ancien : ils versent du lait maternel sur une fourmi. Si la fourmi meurt, les gens disent que cela prouve que le lait est mauvais.
Une affaire de famille
M. Kaba a été confronté à ce problème au sein de son propre foyer et la lutte qu’il a dû mener illustre les difficultés rencontrées par ceux qui cherchent à améliorer la santé et la nutrition des bébés.
Lorsque sa femme a accouché, il s’est disputé avec sa mère, sa belle-mère et d’autres membres de sa famille qui voulaient donner au nourrisson de l’eau, du kinkéliba et d’autres produits communément donnés aux bébés.
« Quand j’ai dit non, que mon enfant ne serait nourri qu’au sein, ma mère et ma belle-mère l’ont pris comme un affront », a raconté M. Kaba à IRIN. « Elles ont dit “nous ne laisserons pas cet enfant tomber malade sous nos yeux à cause de tes règles”. Elles ont comploté avec ma femme : “nous pouvons donner d’autres choses au bébé quand il n’est pas là”. Ma mère a cessé de me parler pendant un moment. J’ai même été appelé au village pour m’expliquer devant les aînés ».
C’était une lutte de longue haleine, mais sa femme et lui ont tenu bon. Lorsqu’ils emmenaient le bébé chez le médecin et qu’ils le pesaient, ils montraient toujours à leur famille les résultats prouvant qu’il grandissait correctement. « C’était une preuve tangible. Ils ne pouvaient rien dire contre ça. »
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Les croyances traditionnelles contre l’allaitement peuvent être dangereuses pour la santé des bébés
Au dispensaire de Conakry se trouvaient également Kadiatou Diallo et son fils unique âgé de deux mois. Elle a dit que son bébé, qui prenait régulièrement du poids depuis la naissance, n’avait consommé que du lait maternel. Cette étudiante de 20 ans vit avec son mari, qui a reçu un certain niveau d’instruction, son frère aîné et la femme de ce dernier.
« Ils connaissent tous l’importance de l’allaitement », a expliqué Mme Diallo. « Ma belle-sœur m’a parlé de ça quand j’étais enceinte et après que j’ai accouché. »
Selon Sylla Nima, qui sensibilise les femmes à la nutrition des bébés et des enfants à l’hôpital Donka, à Conakry, faire participer les membres de la famille, notamment le mari et sa mère, est en effet indispensable pour promouvoir l’allaitement exclusif.
« Nous invitons les maris et d’autres membres de la famille », a-t-elle expliqué. « Surtout les belles-mères », a ajouté un autre professionnel de santé. Mme Nima parle aux familles des dangers potentiels de certaines coutumes et explique que le lait maternel contient tout ce dont le bébé a besoin. Elle enseigne également aux femmes les techniques d’allaitement et l’importance de l’hygiène.
Une femme présente à l’atelier de nutrition de Donka pour la première fois ce jour-là tenait son enfant malade sur les genoux. Le bébé, âgé de cinq mois, pesait presque le même poids qu’à la naissance.
La femme a dit qu’elle avait récemment commencé à donner au bébé des produits laitiers achetés en magasin, car elle ne produisait pas assez de lait.
« Les femmes nous disent souvent cela », a dit Mme Nima. « Mais c’est généralement dû à une mauvaise compréhension du fonctionnement de la production de lait maternel. La plupart des femmes ont bien assez de lait pour nourrir un nouveau-né. Nous leur enseignons différentes techniques pour maintenir la lactation. »
Ce que la femme n’avait peut-être pas compris, c’est que la période pendant laquelle elle donnait du lait artificiel à son enfant a probablement contribué à ce qu’elle a cru être une faible lactation, a expliqué Ibrahima Sory Diallo, médecin à l’hôpital Donka.
Selon l’UNICEF, l’utilisation de produits laitiers, liquides ou en poudre, achetés en magasin a probablement contribué à la baisse des taux d’allaitement exclusif en Guinée, comme l’indiquent les enquêtes de 2008 et de 2011-2012. Selon l’agence, cette baisse est sans doute due à trois facteurs. Premièrement, les campagnes publicitaires agressives de ces produits laitiers ont incité certaines femmes à les ajouter au régime alimentaire de leur bébé. Deuxièmement, l’étude de 2008 avait peut-être surestimé le taux d’allaitement exclusif. Enfin, l’instabilité sociopolitique en Guinée a porté un coup aux activités d’éducation nutritionnelle dans les communautés.
Motivation par l’exemple
Selon Mme Nima, de l’hôpital Donka, les femmes qui viennent aux ateliers partagent leurs expériences et étudient le rythme de croissance des enfants. Elles découvrent ainsi par elles-mêmes les bénéfices de l’allaitement exclusif.
Selon une étude menée dans le district de Matoto, à Conakry, par l’organisation humanitaire Action contre la faim Espagne, être témoin des expériences positives d’autres femmes et de leurs bébés est une source de motivation efficace pour changer sa façon d’alimenter ses enfants. L’étude a révélé que les croyances allant à l’encontre de l’allaitement, notamment l’idée que les relations sexuelles pouvaient rendre le lait maternel dangereux pour les bébés, étaient profondément ancrées et étaient appliquées par 50 pour cent des habitants de Matoto.
Selon l’étude, des améliorations significatives ne pourront pas être observées avant un certain temps. « Cependant, les personnes ayant bénéficié de programmes d’éducation nutritionnelle par le passé et qui ont changé leurs pratiques peuvent participer efficacement à la sensibilisation des autres membres de leur communauté. »
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