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mercredi 19 juin 2013
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Décision unilatérale d’un retour des déplacés tawergha de Libye
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John James/IRIN
Une fillette tawergha dans un camp de PDIP à Tripoli
TRIPOLI, 21 février 2013 (IRIN) - Deux ans après le début de la révolution libyenne, il reste à résoudre un problème humanitaire majeur : le déplacement interne d’environ 60 000 Libyens accusés d’avoir entretenu des liens étroits avec le régime de Mouanmar Kadhafi et d’avoir commis des exactions lors des neuf mois de guerre civile.
Selon l’Agence libyenne de secours et d’aide humanitaire (LibAid), près de la moitié des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) sont de l’ethnie tawergha et ont dû fuir leur ville d’origine du même nom située à l’est de Tripoli.
Aujourd’hui, les dirigeants de la communauté tawergha affirment qu’ils ne peuvent plus supporter d’attendre le début de la réconciliation et ils annoncent qu’ils vont quitter la vingtaine de camps, principalement à Tripoli et à Benghazi, pour retourner chez eux en juin cette année
« La vie que nous vivons actuellement n’a rien à envier à la mort et nous préférons mourir chez nous », a déclaré à IRIN Abdelrahman Mahmoud, qui dirige le conseil local des Tawergha à Tripoli.
« C’est notre décision finale. Nous avons essayé de tous les côtés. Nous sommes faibles, que pouvons-nous faire ? Quelle menace sommes-nous pour quiconque ? Nous sommes des gens normaux et nous voulons vivre nos vies ».
Campements de fortune
Au camp de PDIP Felallah à Tripoli, environ 1 000 Tawergha vivent dans des abris provisoires près d’un grand chantier de construction où ils s’entassent dans des dortoirs et sont approvisionnés en nourriture par LibAid avec le soutien et sous la surveillance du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
L’expulsion de sites semblables et de dortoirs d’étudiants est une menace fréquente.
« Si les camps sont vidés, cela va provoquer une crise importante, il sera très difficile de les reloger », a déclaré Mohamed Al Sweii, conseiller de coopération et de coordination internationale auprès de LibAid.
Avec la reprise de l’économie libyenne et le retour des entreprises internationales, les campements de fortune des personnes déplacées sont menacés de destruction.
LibAid, le bras humanitaire du gouvernement créé en 2006 et sous la responsabilité du vice-premier ministre, essaie de négocier avec les entreprises quand c’est possible et assure une coordination avec les organisations internationales et des organisations non gouvernementales (ONG) locales pour leur fournir un soutien matériel.
Les Nations Unies ont apporté une aide humanitaire, notamment l’an dernier afin d’aider LibAid à créer une base de données de suivi des PDIP pour les Tawergha mais également pour les autres minorités ethniques comme les Mshashiya et les Qawalish.
« Il y a eu des améliorations… mais encore aujourd’hui, les conditions dans lesquelles elles vivent ne sont pas vraiment acceptables », a déclaré Georg Charpentier, coordonnateur des affaires humanitaires des Nations Unies en Libye.
« D’un point de vue humanitaire, il n’est pas normal qu’un pays aux ressources abondantes comme la Libye ait une partie de ses citoyens vivant dans ces conditions ».
Que s’est-il passé ?
La ville de Tawergha et sa population de près de 35 000 personnes ont été attaquées par des brigades anti-Kadhafi lors du conflit de 2011, notamment dans la ville voisine de Misrata, à 40 km au nord.
Selon le HCR, quelque 550 000 personnes ont été déplacées par les combats en Libye même si la plupart d’entre elles sont rentrées.
Mais les Tawergha sont toujours déplacés. Ils vivent dans des camps et dans des familles d’accueil, même si certains sont emprisonnés, encore souvent sous l’autorité des milices locales.
Environ 1 300 personnes originaires de Tawergha sont emprisonnées, portées disparues ou décédées, selon
Human Rights Watch
qui a déclaré ce mois-ci que les crimes commis contre les Tagwergha « pouvaient constituer des crimes contre l’humanité et être susceptibles de poursuites par la CPI ».
Les Tawergha, qui ont généralement la peau foncée, ont été accusés par les brigades de s’être rangés dans le camp de Kadhafi et d’avoir tué et violé des habitants de Misrata pendant la révolution.
« La vie que nous vivons actuellement n’a rien à envier à la mort et nous préférons mourir chez nous » Abdelrahman Mahmoud, dirigeant tawergha
Parmi les disparus tawergha, il y a le mari d’Aicha*, une PDIP qui vit dans le camp Felallah. Cette mère de trois enfants n’a pas eu de nouvelles de son mari depuis 18 mois après son enlèvement par des hommes en voiture dans le centre-ville de Tripoli.
« Je ne demande rien au gouvernement, je veux juste mon mari et la chance de pouvoir entendre sa voix », a-t-elle déclaré à IRIN. « Ils ont dit qu’il avait de faux papiers d’identité mais c’était juste un prétexte. Je n’ai plus de nouvelles depuis ».
Les histoires de ce type sont courantes dans les camps.
Améliorations
Malgré l’absence de résolution du problème des PDIP en Libye, quelques améliorations sont apparues au cours des 12 derniers mois, notamment une diminution des incursions d’hommes armés dans les camps.
« Aujourd’hui, la situation est beaucoup plus favorable au dialogue et au processus de réconciliation qu’il y a, disons, un an. C’est assez normal. Les émotions s’apaisent et les gens perçoivent les choses d’une manière plus rationnelle qu’émotionnelle », a déclaré à IRIN M. Charpentier.
Le problème des Tawergha est désormais abordé beaucoup plus librement en Libye, y compris dans les médias locaux.
« Au début, il y avait beaucoup de mensonges à propos des Tawergha, les gens avaient une fausse image de nous et de ce que nous avions fait pendant la guerre. Maintenant les gens sont beaucoup mieux informés », a affirmé M. Mahmoud.
Mais ces changements doivent encore se traduire par une solution à long terme viable, même si l’accès des PDIP aux services publics s’est amélioré.
« La situation est moins désespérée qu’avant mais ce sont des arrangements assez temporaires. Plus les gens restent, plus l’impact psychologique est grand, de même que l’impact sur leur bien-être, car leurs enfants ne vivent pas dans de véritables maisons ni de véritables villages », a déclaré Emmanuel Gignac, directeur du HCR en Libye.
Le projet d’un retour
Si le nombre de PDIP est assez stable et si le gouvernement possède des fonds suffisants pour les aider, le retour des PDIP est étroitement lié au succès de tout processus de réconciliation.
« La question cruciale n’est pas tellement de répondre à leurs besoins humanitaires pour toujours, la question cruciale est d’encourager et de provoquer un dialogue et un processus de réconciliation susceptibles de leur proposer une solution durable », a déclaré M. Charpentier.
Les responsables des Nations Unies se réunissent régulièrement avec les hommes politiques ainsi que les conseils locaux et militaires à Misrata afin de définir la marche à suivre.
Dans le cadre d’une feuille de route pour un retour, les dirigeants de la communauté tawergha ont présenté des excuses officielles aux habitants de Misrata et à la nation en février 2012 et ont affirmé qu’ils livreraient toute personne accusée d’avoir commis des exactions et qu’ils étaient disposés à coopérer avec les autorités judiciaires.
Les responsables de LibAid affirment qu’ils pensent pouvoir organiser la conférence tant attendue sur les PDIP mi-mars, même s’il reste une part d’incertitude sur le fait de savoir qui du gouvernement ou du Congrès national général doit conduire les efforts de réconciliation.
« Il y a des négociations en cours en ce moment concernant leur retour, mais rien de concret, il semble y avoir un manque d’intérêt », a déclaré M. Mahmoud et la communauté a maintenant décidé unilatéralement de rentrer chez elle le 1er juin.
Ils affirment que les hommes politiques n’évoqueront jamais ouvertement la question des PDIP par crainte de perdre leurs soutiens avant les débats constitutionnels.
« C’est bien, c’est la bonne approche mais je pense que juin est un peu prématuré. Mais encore une fois, c’est de bonne guerre de l’employer comme un moyen de pression pour ne pas avoir à attendre indéfiniment que le processus soit lancé », a déclaré M. Gignac.
« Plus vous attendez pour résoudre des problèmes difficiles qui exigent une réconciliation, plus c’est difficile. Le message n’est pas de régler le problème aussi vite que possible ; le message est qu’il faut commencer à le régler aussi vite que possible, car il faudra peut-être plusieurs années avant de le régler, voire des décennies ».
L’idée d’un retour en juin a multiplié les discussions sur un retour éventuel, mais une telle action risque d’échouer sans le soutien nécessaire à la reconstruction d’une ville complètement saccagée.
« J’espère que la situation des PDIP pourra être résolue en 2013, mais ils vivent toujours dans les camps depuis presque deux ans. La plupart d’entre eux n’ont rien fait pendant la révolution, ce sont des femmes et des enfants », a déclaré à IRIN M. Al Sweii de LibAid.
« Il faut que toute la Libye célèbre la révolution et son anniversaire. Nous ne voulons pas que les personnes dans les camps haïssent la révolution. Mais c’est très difficile si certains fêtent la révolution tandis que d’autres vivent dans des camps et sont malheureux ».
*un nom d’emprunt
jj/cb-fc/amz
Theme (s)
:
Paix et sécurité
,
Réfugiés et déplacés
,
Sécurité
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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MONDE: IRIN Service français - Bulletin hebdomadaire humanitaire 675 14 juin 2013
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Une fillette tawergha dans un camp de PDIP à Tripoli
TRIPOLI, 21 février 2013 (IRIN) - Deux ans après le début de la révolution libyenne, il reste à résoudre un problème humanitaire majeur : le déplacement interne d’environ 60 000 Libyens accusés d’avoir entretenu des liens étroits avec le régime de Mouanmar Kadhafi et d’avoir commis des exactions lors des neuf mois de guerre civile.
Selon l’Agence libyenne de secours et d’aide humanitaire (LibAid), près de la moitié des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) sont de l’ethnie tawergha et ont dû fuir leur ville d’origine du même nom située à l’est de Tripoli.
Aujourd’hui, les dirigeants de la communauté tawergha affirment qu’ils ne peuvent plus supporter d’attendre le début de la réconciliation et ils annoncent qu’ils vont quitter la vingtaine de camps, principalement à Tripoli et à Benghazi, pour retourner chez eux en juin cette année
« La vie que nous vivons actuellement n’a rien à envier à la mort et nous préférons mourir chez nous », a déclaré à IRIN Abdelrahman Mahmoud, qui dirige le conseil local des Tawergha à Tripoli.
« C’est notre décision finale. Nous avons essayé de tous les côtés. Nous sommes faibles, que pouvons-nous faire ? Quelle menace sommes-nous pour quiconque ? Nous sommes des gens normaux et nous voulons vivre nos vies ».
Campements de fortune
Au camp de PDIP Felallah à Tripoli, environ 1 000 Tawergha vivent dans des abris provisoires près d’un grand chantier de construction où ils s’entassent dans des dortoirs et sont approvisionnés en nourriture par LibAid avec le soutien et sous la surveillance du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
L’expulsion de sites semblables et de dortoirs d’étudiants est une menace fréquente.
« Si les camps sont vidés, cela va provoquer une crise importante, il sera très difficile de les reloger », a déclaré Mohamed Al Sweii, conseiller de coopération et de coordination internationale auprès de LibAid.
Avec la reprise de l’économie libyenne et le retour des entreprises internationales, les campements de fortune des personnes déplacées sont menacés de destruction.
LibAid, le bras humanitaire du gouvernement créé en 2006 et sous la responsabilité du vice-premier ministre, essaie de négocier avec les entreprises quand c’est possible et assure une coordination avec les organisations internationales et des organisations non gouvernementales (ONG) locales pour leur fournir un soutien matériel.
Les Nations Unies ont apporté une aide humanitaire, notamment l’an dernier afin d’aider LibAid à créer une base de données de suivi des PDIP pour les Tawergha mais également pour les autres minorités ethniques comme les Mshashiya et les Qawalish.
« Il y a eu des améliorations… mais encore aujourd’hui, les conditions dans lesquelles elles vivent ne sont pas vraiment acceptables », a déclaré Georg Charpentier, coordonnateur des affaires humanitaires des Nations Unies en Libye.
« D’un point de vue humanitaire, il n’est pas normal qu’un pays aux ressources abondantes comme la Libye ait une partie de ses citoyens vivant dans ces conditions ».
Que s’est-il passé ?
La ville de Tawergha et sa population de près de 35 000 personnes ont été attaquées par des brigades anti-Kadhafi lors du conflit de 2011, notamment dans la ville voisine de Misrata, à 40 km au nord.
Selon le HCR, quelque 550 000 personnes ont été déplacées par les combats en Libye même si la plupart d’entre elles sont rentrées.
Mais les Tawergha sont toujours déplacés. Ils vivent dans des camps et dans des familles d’accueil, même si certains sont emprisonnés, encore souvent sous l’autorité des milices locales.
Environ 1 300 personnes originaires de Tawergha sont emprisonnées, portées disparues ou décédées, selon
Human Rights Watch
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Les Tawergha, qui ont généralement la peau foncée, ont été accusés par les brigades de s’être rangés dans le camp de Kadhafi et d’avoir tué et violé des habitants de Misrata pendant la révolution.
« La vie que nous vivons actuellement n’a rien à envier à la mort et nous préférons mourir chez nous » Abdelrahman Mahmoud, dirigeant tawergha
Parmi les disparus tawergha, il y a le mari d’Aicha*, une PDIP qui vit dans le camp Felallah. Cette mère de trois enfants n’a pas eu de nouvelles de son mari depuis 18 mois après son enlèvement par des hommes en voiture dans le centre-ville de Tripoli.
« Je ne demande rien au gouvernement, je veux juste mon mari et la chance de pouvoir entendre sa voix », a-t-elle déclaré à IRIN. « Ils ont dit qu’il avait de faux papiers d’identité mais c’était juste un prétexte. Je n’ai plus de nouvelles depuis ».
Les histoires de ce type sont courantes dans les camps.
Améliorations
Malgré l’absence de résolution du problème des PDIP en Libye, quelques améliorations sont apparues au cours des 12 derniers mois, notamment une diminution des incursions d’hommes armés dans les camps.
« Aujourd’hui, la situation est beaucoup plus favorable au dialogue et au processus de réconciliation qu’il y a, disons, un an. C’est assez normal. Les émotions s’apaisent et les gens perçoivent les choses d’une manière plus rationnelle qu’émotionnelle », a déclaré à IRIN M. Charpentier.
Le problème des Tawergha est désormais abordé beaucoup plus librement en Libye, y compris dans les médias locaux.
« Au début, il y avait beaucoup de mensonges à propos des Tawergha, les gens avaient une fausse image de nous et de ce que nous avions fait pendant la guerre. Maintenant les gens sont beaucoup mieux informés », a affirmé M. Mahmoud.
Mais ces changements doivent encore se traduire par une solution à long terme viable, même si l’accès des PDIP aux services publics s’est amélioré.
« La situation est moins désespérée qu’avant mais ce sont des arrangements assez temporaires. Plus les gens restent, plus l’impact psychologique est grand, de même que l’impact sur leur bien-être, car leurs enfants ne vivent pas dans de véritables maisons ni de véritables villages », a déclaré Emmanuel Gignac, directeur du HCR en Libye.
Le projet d’un retour
Si le nombre de PDIP est assez stable et si le gouvernement possède des fonds suffisants pour les aider, le retour des PDIP est étroitement lié au succès de tout processus de réconciliation.
« La question cruciale n’est pas tellement de répondre à leurs besoins humanitaires pour toujours, la question cruciale est d’encourager et de provoquer un dialogue et un processus de réconciliation susceptibles de leur proposer une solution durable », a déclaré M. Charpentier.
Les responsables des Nations Unies se réunissent régulièrement avec les hommes politiques ainsi que les conseils locaux et militaires à Misrata afin de définir la marche à suivre.
Dans le cadre d’une feuille de route pour un retour, les dirigeants de la communauté tawergha ont présenté des excuses officielles aux habitants de Misrata et à la nation en février 2012 et ont affirmé qu’ils livreraient toute personne accusée d’avoir commis des exactions et qu’ils étaient disposés à coopérer avec les autorités judiciaires.
Les responsables de LibAid affirment qu’ils pensent pouvoir organiser la conférence tant attendue sur les PDIP mi-mars, même s’il reste une part d’incertitude sur le fait de savoir qui du gouvernement ou du Congrès national général doit conduire les efforts de réconciliation.
« Il y a des négociations en cours en ce moment concernant leur retour, mais rien de concret, il semble y avoir un manque d’intérêt », a déclaré M. Mahmoud et la communauté a maintenant décidé unilatéralement de rentrer chez elle le 1er juin.
Ils affirment que les hommes politiques n’évoqueront jamais ouvertement la question des PDIP par crainte de perdre leurs soutiens avant les débats constitutionnels.
« C’est bien, c’est la bonne approche mais je pense que juin est un peu prématuré. Mais encore une fois, c’est de bonne guerre de l’employer comme un moyen de pression pour ne pas avoir à attendre indéfiniment que le processus soit lancé », a déclaré M. Gignac.
« Plus vous attendez pour résoudre des problèmes difficiles qui exigent une réconciliation, plus c’est difficile. Le message n’est pas de régler le problème aussi vite que possible ; le message est qu’il faut commencer à le régler aussi vite que possible, car il faudra peut-être plusieurs années avant de le régler, voire des décennies ».
L’idée d’un retour en juin a multiplié les discussions sur un retour éventuel, mais une telle action risque d’échouer sans le soutien nécessaire à la reconstruction d’une ville complètement saccagée.
« J’espère que la situation des PDIP pourra être résolue en 2013, mais ils vivent toujours dans les camps depuis presque deux ans. La plupart d’entre eux n’ont rien fait pendant la révolution, ce sont des femmes et des enfants », a déclaré à IRIN M. Al Sweii de LibAid.
« Il faut que toute la Libye célèbre la révolution et son anniversaire. Nous ne voulons pas que les personnes dans les camps haïssent la révolution. Mais c’est très difficile si certains fêtent la révolution tandis que d’autres vivent dans des camps et sont malheureux ».
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