English
|
عربي
|
Mobile
|
A propos d’IRIN
mercredi 19 juin 2013
Recherche avancée
nouvelles et analyses humanitaires
Un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies
- Tous les pays -
Afrique du Sud
Afghanistan
Angola
Bangladesh
Bénin
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cameroun
Cap vert
Colombie
Comores
Congo
Côte d'Ivoire
Djibouti
Egypte
Erythrée
Ethiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Haïti
Indonésie
Irak
Iran
Israël
Jordanie
Kenya
Kirghizistan
Laos
Lesotho
Liban
Liberia
Libye
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Maurice
Mozambique
Myanmar
Namibie
Népal
Niger
Nigeria
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
RDC
République Centrafricaine
Rwanda
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Soudan
Soudan du Sud
Sri Lanka
Swaziland
Syrie
Tadjikistan
Tanzanie
Tchad
Thaïlande
Timor-Leste
Togo
TPO
Turkménistan
Vietnam
Yémen
Zambie
Zimbabwe
Inscrivez-vous à nos alertes email
|
Connexion
Analyses
Monde
Afrique
PAGE D’ACCUEIL - AFRIQUE
AFRIQUE DE L'EST
Kenya
Soudan du Sud
Soudan
Tanzanie
Ouganda
GRANDS LACS
Burundi
République Centrafricaine
Congo
RDC
Rwanda
CORNE DE L'AFRIQUE
Djibouti
Erythrée
Ethiopie
Somalie
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud
Angola
Botswana
Comores
Lesotho
Madagascar
Malawi
Maurice
Mozambique
Namibie
Seychelles
Swaziland
Zambie
Zimbabwe
AFRIQUE DE L'OUEST
Bénin
Burkina Faso
Cameroun
Cap vert
Côte d'Ivoire
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Liberia
Mali
Mauritanie
Niger
Nigeria
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Sierra Leone
Tchad
Togo
Film:
Sables mouvants
Fux RSS - Afrique
Asie
PAGE D’ACCUEIL - ASIE
Afghanistan
Bangladesh
Cambodge
Indonésie
Iran
Kirghizistan
Laos
Myanmar
Népal
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
Sri Lanka
Tadjikistan
Thaïlande
Timor-Leste
Turkménistan
Vietnam
Film:
Guerre civile au Népal
Flux RSS - Asie
Moyen-Orient
PAGE D’ACCUEIL - MOYEN ORIENT
Egypte
Irak
Israël
Jordanie
Liban
Libye
OPT
Syrie
Yémen
L'Echo de la guerre
Flux RSS - Moyen Orient
PlusNews
Dossiers
L'Echo de la guerre
L’Irak 10 ans après - Aperçu de la situation humanitaire
Renforcer la résilience
L’Humanitaire dans un monde qui s’urbanise
Nos Vies - Guide de survie
Film
Photo
Hebdo
Thèmes
Catastrophes naturelles
Démocratie et gouvernance
Droits de l'homme
Eau et Assainissement
Economie
Education
Egalité entre les sexes
Enfant
Environnement
Paix et sécurité
Politique
Réduction des risques de catastrophes
Réfugiés et déplacés
Santé et nutrition
Sécurité alimentaire
Sécurité
Urbanisation
VIH/SIDA
Lire l'article en:
English
Le Mali, « signal d’alarme » sur le narcotrafic
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Brahima Ouedraogo/IRIN
Le nord du Mali a longtemps été une plaque tournante du trafic (photo d’archives)
ACCRA, 8 février 2013 (IRIN) - Lors du lancement de la nouvelle Commission sur l’impact du trafic de drogue sur la gouvernance, la sécurité et le développement en Afrique de l’Ouest, basée au Ghana, son président, Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigéria, a dit que la situation au Mali devrait faire office de « signal d’alarme » sur les risques d’un développement incontrôlé du crime organisé.
M. Obasanjo a qualifié le nord du pays de « repaire de narcotrafiquants, d’extrémistes et de criminels ».
Plusieurs groupes de recherche ont révélé des liens entre les trafiquants et les mouvements extrémistes du Sahel, qui utilisent les profits réalisés pour acheter des armes et financer des activités de terrorisme. Selon un
rapport
publié en 2012 par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) finance depuis une dizaine d’années une partie de ses activités au Nord-Mali grâce au trafic de drogue et de cigarettes et à des prises d’otage pour rançon.
Les analystes estiment qu’environ 60 tonnes de cocaïne passent chaque année par l’Afrique de l’Ouest. Selon les chiffres de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), 400 kg d’héroïne auraient transité par la région en 2011. D’après l’agence, ce
commerce
rapporterait environ 900 millions de dollars par an aux réseaux criminels.
Toujours selon l’UNODC, environ 15 pour cent des cigarettes fumées dans la région sont achetées sur le marché noir et transitent par l’Afrique de l’Ouest. AQMI et, dans une certaine mesure, le groupe dissident Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) taxent les trafiquants en échange de protection lors de leur passage.
« Les réseaux de crime organisé sont profondément impliqués dans le trafic. L’expérience d’autres régions du monde tend à démontrer que ces groupes essayent généralement d’infiltrer les institutions politiques, sécuritaires et financières pour protéger leurs profits », a dit l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, lors de la cérémonie d’ouverture de la Commission dans la capitale ghanéenne la semaine dernière.
Au cours des dix dernières années, de nombreux États d’Afrique de l’Ouest ont fait des progrès en faveur de la paix et de la croissance économique. La région est prête à combler 25 pour cent des besoins en pétrole des États-Unis en 2015. Mais ces progrès sont menacés par le trafic de stupéfiants, a averti M. Annan.
La majeure partie de la cocaïne est transportée d’Afrique du Sud en Europe par voie aérienne ou maritime, tandis que les opiacés proviennent généralement du Pakistan ou d’Afghanistan.
Une quantité croissante de drogue est pourtant fabriquée dans la région. Selon l’UNODC, les services de police ont récemment découvert des
laboratoires
de méthamphétamine au Nigéria.
Toxicomanie en hausse
Le rapport de l’UNODC pour 2012 compte 2,3 millions de consommateurs de cocaïne en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale et signale une hausse de la consommation de méthamphétamine et d’héroïne. « Les faits démontrent un problème croissant de dépendance dans notre région qui nécessite une attention urgente », a dit M. Obasanjo.
« Auparavant, l’Afrique de l’Ouest était considérée comme un lieu de transit, mais aucun pays ne reste un lieu de transit bien longtemps. La population finit toujours par consommer », a signalé M. Annan.
Photo:
Manoocher Deghati/IRIN
Un port en Guinée-Bissau (photo d’archives)
Composée de dix membres, la Commission a pour objectif de mieux faire connaître les conséquences du trafic de drogue, de conseiller les dirigeants et de mettre au point des recommandations stratégiques afin d’aider les gouvernements à lutter contre ce commerce.
Avec ses frontières vastes et perméables, ses institutions faibles et facilement corruptibles et ses réseaux criminels déjà bien établis, l’Afrique de l’Ouest est un environnement idéal pour les narcotrafiquants. Il est facile, dans ces pays pauvres, de soudoyer des fonctionnaires et des agents de sécurité mal payés et désabusés. « Les policiers sont corrompus. Actuellement, dans un pays africain relativement pauvre, 100 dollars représentent beaucoup d’argent pour un agent de police. Tout ce qu’il a à faire, c’est détourner le regard », a dit M. Obasanjo.
Il a ajouté que les réseaux criminels pouvaient facilement faire passer des marchandises clandestinement dans la région en soudoyant les fonctionnaires et les agents de sécurité aux frontières lorsqu’ils traversent des régions reculées du Sahel et du Sahara.
Des réseaux insaisissables
Les réseaux de trafiquants sont internationaux et très mobiles, a expliqué l’UNODC, il est donc difficile de lutte contre eux. Selon un
rapport conjoint
publié en avril 2012 par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Centre pour la coopération internationale, la Fondation Kofi Annan et le Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix, les réseaux criminels locaux et étrangers qui ont accès à d’importantes ressources collaborent pour transporter la drogue à travers la région et adaptent leurs opérations en fonction des mesures de répression.
« Les réseaux de crime organisé d’Afrique de l’Ouest ont des cellules partout dans le monde pour faciliter leur approvisionnement. Les communautés issues de la diaspora (la diaspora nigériane au Brésil, par exemple) jouent un rôle important. Comme les mouvements criminels partout ailleurs, ils infiltrent ou menacent les élites politiques et des fonctionnaires démotivés pour protéger et étendre leur trafic », est-il écrit dans le rapport.
Comme l’illustre la myriade de sites de construction abandonnés dans de nombreux États d’Afrique de l’Ouest, les trafiquants créent des sociétés-écrans dans le domaine de la construction, de l’extraction minière ou de la location de voitures pour blanchir les profits de leurs activités illicites.
Les réseaux de narcotrafiquants ont déjà pris le contrôle du gouvernement et des forces de sécurité de Guinée-Bissau, ce qui vaut à ce pays le nom de
« narco-État »
.
Selon un
rapport
publié en 2010 par le groupe de recherche français Sahel Intelligence, des membres d’AQMI auraient rencontré des barons de la drogue colombiens en Guinée-Bissau. Selon M. Annan, le trafic continue à se développer dans le pays et les narcotrafiquants progressent de plus en plus le long de la côte et à l’intérieur des terres à travers le Sahel. « Nous n’avons pas agi assez rapidement lorsque le problème a commencé en Guinée-Bissau. C’était le point d’entrée et le trafic s’étend maintenant à toute la côte et à travers le Sahel jusqu’en Europe par bateau et par avion, » a dit M. Annan aux journalistes. D’autres initiatives sont en cours pour tenter de limiter les impacts du trafic de drogue dans la région. La CEDEAO a notamment mis sur pied un plan visant à trouver une solution à ce problème. »
L’UNODC a récemment fait équipe avec l’Organisation mondiale des douanes afin d’améliorer la communication entre les services de police et les aéroports.
La Commission devrait publier un rapport et proposer des recommandations stratégiques aux dirigeants de la région avant fin 2013.
lb/aj/cb – ld/amz
Theme (s)
:
Démocratie et gouvernance
,
Paix et sécurité
,
Sécurité
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
Partager l’article
Commentaire
votre commentaire
Do not fill this textbox.
FeedBackSuccess
Dernières Nouvelles
PI : nouveau répit pour les pays pauvres
Initiative ougandaise de santé mobile
Des stratégies d'adaptation au climat
Les agriculteurs libanais en péril
Miser sur l’or pour échapper à la famine
Interruption des traitements ARV en RCA
Baisse du nombre de réfugiés syriens
Partager l’article
Articles associés
Au Nigeria, la coupure des réseaux téléphoniques perturbe le commerce
Guinée-Bissau -une plaque tournante du trafic de drogue
Analyse: Les dangers d’une élection précipitée au Mali
Les déplacées maliennes se tournent vers le commerce du sexe pour survivre
L’augmentation du vol de pétrole dans le delta du Niger menace la sécurité
PLUS SUR SECURITY
Gros plan sur le programme de réintégration afghan
Au-delà des besoins d’urgence en RDC
Protéger les civils : Plus d’actions et moins de paroles
Le Sénégal, plus vulnérable à l’extrémisme et à l’instabilité
Le ralentissement du commerce céréalier nigérian menace la sécurité alimentaire au Sahel
DIAPORAMA
Trois ans après : Larmes vives et volonté de fer
FILM
A la recherche de la stabilité
Dernières Analyses
Ralentissement de l'afflux de réfugiés syriens : politique ou hasard ?
Analyse: Les dangers d’une élection précipitée au Mali
Analyse: Quelles technologies utiliser dans la gestion des catastrophes naturelles ?
Analyse: L’UA prépare ses troupes de choc
Protéger les civils : Plus d’actions et moins de paroles
L’égalité sur le devant de la scène
Les Plus Lus
Propriété intellectuelle : un sursis pour les pays pauvres
Les agriculteurs libanais menacés par la crise syrienne
L’initiative ougandaise de santé mobile augmente la ‘promiscuité sexuelle’
Appel à l’élaboration de stratégies « sans regret » dans le cadre de l’adaptation au climat
MONDE: IRIN Service français - Bulletin hebdomadaire humanitaire 675 14 juin 2013
Lire l'article en:
Français
Le Mali, « signal d’alarme » sur le narcotrafic
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Brahima Ouedraogo/IRIN
Le nord du Mali a longtemps été une plaque tournante du trafic (photo d’archives)
ACCRA, 8 février 2013 (IRIN) - Lors du lancement de la nouvelle Commission sur l’impact du trafic de drogue sur la gouvernance, la sécurité et le développement en Afrique de l’Ouest, basée au Ghana, son président, Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigéria, a dit que la situation au Mali devrait faire office de « signal d’alarme » sur les risques d’un développement incontrôlé du crime organisé.
M. Obasanjo a qualifié le nord du pays de « repaire de narcotrafiquants, d’extrémistes et de criminels ».
Plusieurs groupes de recherche ont révélé des liens entre les trafiquants et les mouvements extrémistes du Sahel, qui utilisent les profits réalisés pour acheter des armes et financer des activités de terrorisme. Selon un
rapport
publié en 2012 par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) finance depuis une dizaine d’années une partie de ses activités au Nord-Mali grâce au trafic de drogue et de cigarettes et à des prises d’otage pour rançon.
Les analystes estiment qu’environ 60 tonnes de cocaïne passent chaque année par l’Afrique de l’Ouest. Selon les chiffres de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), 400 kg d’héroïne auraient transité par la région en 2011. D’après l’agence, ce
commerce
rapporterait environ 900 millions de dollars par an aux réseaux criminels.
Toujours selon l’UNODC, environ 15 pour cent des cigarettes fumées dans la région sont achetées sur le marché noir et transitent par l’Afrique de l’Ouest. AQMI et, dans une certaine mesure, le groupe dissident Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) taxent les trafiquants en échange de protection lors de leur passage.
« Les réseaux de crime organisé sont profondément impliqués dans le trafic. L’expérience d’autres régions du monde tend à démontrer que ces groupes essayent généralement d’infiltrer les institutions politiques, sécuritaires et financières pour protéger leurs profits », a dit l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, lors de la cérémonie d’ouverture de la Commission dans la capitale ghanéenne la semaine dernière.
Au cours des dix dernières années, de nombreux États d’Afrique de l’Ouest ont fait des progrès en faveur de la paix et de la croissance économique. La région est prête à combler 25 pour cent des besoins en pétrole des États-Unis en 2015. Mais ces progrès sont menacés par le trafic de stupéfiants, a averti M. Annan.
La majeure partie de la cocaïne est transportée d’Afrique du Sud en Europe par voie aérienne ou maritime, tandis que les opiacés proviennent généralement du Pakistan ou d’Afghanistan.
Une quantité croissante de drogue est pourtant fabriquée dans la région. Selon l’UNODC, les services de police ont récemment découvert des
laboratoires
de méthamphétamine au Nigéria.
Toxicomanie en hausse
Le rapport de l’UNODC pour 2012 compte 2,3 millions de consommateurs de cocaïne en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale et signale une hausse de la consommation de méthamphétamine et d’héroïne. « Les faits démontrent un problème croissant de dépendance dans notre région qui nécessite une attention urgente », a dit M. Obasanjo.
« Auparavant, l’Afrique de l’Ouest était considérée comme un lieu de transit, mais aucun pays ne reste un lieu de transit bien longtemps. La population finit toujours par consommer », a signalé M. Annan.
Photo:
Manoocher Deghati/IRIN
Un port en Guinée-Bissau (photo d’archives)
Composée de dix membres, la Commission a pour objectif de mieux faire connaître les conséquences du trafic de drogue, de conseiller les dirigeants et de mettre au point des recommandations stratégiques afin d’aider les gouvernements à lutter contre ce commerce.
Avec ses frontières vastes et perméables, ses institutions faibles et facilement corruptibles et ses réseaux criminels déjà bien établis, l’Afrique de l’Ouest est un environnement idéal pour les narcotrafiquants. Il est facile, dans ces pays pauvres, de soudoyer des fonctionnaires et des agents de sécurité mal payés et désabusés. « Les policiers sont corrompus. Actuellement, dans un pays africain relativement pauvre, 100 dollars représentent beaucoup d’argent pour un agent de police. Tout ce qu’il a à faire, c’est détourner le regard », a dit M. Obasanjo.
Il a ajouté que les réseaux criminels pouvaient facilement faire passer des marchandises clandestinement dans la région en soudoyant les fonctionnaires et les agents de sécurité aux frontières lorsqu’ils traversent des régions reculées du Sahel et du Sahara.
Des réseaux insaisissables
Les réseaux de trafiquants sont internationaux et très mobiles, a expliqué l’UNODC, il est donc difficile de lutte contre eux. Selon un
rapport conjoint
publié en avril 2012 par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Centre pour la coopération internationale, la Fondation Kofi Annan et le Centre international Kofi Annan de formation au maintien de la paix, les réseaux criminels locaux et étrangers qui ont accès à d’importantes ressources collaborent pour transporter la drogue à travers la région et adaptent leurs opérations en fonction des mesures de répression.
« Les réseaux de crime organisé d’Afrique de l’Ouest ont des cellules partout dans le monde pour faciliter leur approvisionnement. Les communautés issues de la diaspora (la diaspora nigériane au Brésil, par exemple) jouent un rôle important. Comme les mouvements criminels partout ailleurs, ils infiltrent ou menacent les élites politiques et des fonctionnaires démotivés pour protéger et étendre leur trafic », est-il écrit dans le rapport.
Comme l’illustre la myriade de sites de construction abandonnés dans de nombreux États d’Afrique de l’Ouest, les trafiquants créent des sociétés-écrans dans le domaine de la construction, de l’extraction minière ou de la location de voitures pour blanchir les profits de leurs activités illicites.
Les réseaux de narcotrafiquants ont déjà pris le contrôle du gouvernement et des forces de sécurité de Guinée-Bissau, ce qui vaut à ce pays le nom de
« narco-État »
.
Selon un
rapport
publié en 2010 par le groupe de recherche français Sahel Intelligence, des membres d’AQMI auraient rencontré des barons de la drogue colombiens en Guinée-Bissau. Selon M. Annan, le trafic continue à se développer dans le pays et les narcotrafiquants progressent de plus en plus le long de la côte et à l’intérieur des terres à travers le Sahel. « Nous n’avons pas agi assez rapidement lorsque le problème a commencé en Guinée-Bissau. C’était le point d’entrée et le trafic s’étend maintenant à toute la côte et à travers le Sahel jusqu’en Europe par bateau et par avion, » a dit M. Annan aux journalistes. D’autres initiatives sont en cours pour tenter de limiter les impacts du trafic de drogue dans la région. La CEDEAO a notamment mis sur pied un plan visant à trouver une solution à ce problème. »
L’UNODC a récemment fait équipe avec l’Organisation mondiale des douanes afin d’améliorer la communication entre les services de police et les aéroports.
La Commission devrait publier un rapport et proposer des recommandations stratégiques aux dirigeants de la région avant fin 2013.
lb/aj/cb – ld/amz
{1}
##LOC[OK]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
Conditions d'utilisation
A propos d’IRIN
Emplois
Mobile
Envoyez
Other OCHA Sites
Partenaires
Réseaux sociaux
Copyright © IRIN 2013. Tous droits réservés. Ce matériel vous est parvenu via IRIN, le service des nouvelles et analyses humanitaires du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les avis des Nations Unies ou de ses états membres. Les frontières, les noms et les désignations sur les cartes utilisées par ce site, et les liens électroniques vers des sites externes n'impliquent pas la reconnaissance ou l'acceptation officielle par l'ONU. La republication du matériel d'IRIN est soumise aux termes et conditions d'utilisation disponibles sur :
http://www.irinnews.org/fr/copyrightfr.aspx