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PHILIPPINES: Préparation aux catastrophes naturelles dans les écoles
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David Swanson/IRIN
Le gouvernement exige que tous les enfants soient préparés
MANILLE, 29 novembre 2012 (IRIN) - Les Philippines enregistrent des progrès dans l’intégration de la préparation aux catastrophes naturelles dans les programmes d’enseignement primaire et secondaire, indiquent des fonctionnaires.
« Cela a un impact sur la capacité des enfants à se protéger et à protéger les autres en cas de catastrophes naturelles », a dit à IRIN Benito Ramos, chef de l’Office de la protection civile à Manille. « L’objectif ultime est d’éviter les morts en rendant les enfants moins vulnérables à de telles situations ».
Depuis le lancement du programme en 2010, le ministère de l’Éducation, en collaboration avec le Conseil national de réduction des risques et de gestion des catastrophes (National Disaster Risk Reduction and Management Council, NDRRMC), a développé des modules qui permettent aux enseignants de sensibiliser les élèves à différents risques et de leur donner les outils pour y répondre.
Des bénévoles du NDRRMC et des milliers d’enseignants à travers le pays travaillent en étroite collaboration pour aborder différentes questions, comme les marches à suivre en cas d’urgence, les mesures de sécurité, la préparation de sacs d’urgence (comprenant des vêtements, des médicaments et des fournitures d’urgence) et l’organisation des évacuations au moment opportun, a-t-il dit.
Les enfants apprennent également à entreposer les dossiers scolaires, les manuels, les livres et les équipements électroniques dans des endroits sûrs et en hauteur en cas d’inondations.
« Nous voulons apprendre aux enfants à réagir rapidement, car, aux Philippines, il est souvent difficile de convaincre les parents et les adultes de quitter leur logement même si les eaux montent rapidement », a-t-il dit.
M. Ramos a indiqué que la
Loi de 2010 relative à la gestion et à la réduction des risques de catastrophe
impose aux établissements d’enseignement de procéder régulièrement à des simulations d’inondation, de typhon et de tremblement de terre.
Raymond Palatino, un membre de la Chambre des Représentants en charge de la jeunesse, a toutefois indiqué que bon nombre d’administrateurs manquaient de rigueur dans l’organisation des simulations dans leur établissement, principalement en raison d’un manque de fonds et de ressources.
Les parents préfèrent également donner la priorité à l’apprentissage scolaire plutôt qu’aux simulations de catastrophes.
Il a indiqué que les écoles organisaient des simulations tous les trois mois, bien que les Philippines soient vulnérables aux tremblements de terre et comptent plusieurs volcans actifs. Plus de 20 typhons s’abattent sur le pays chaque année, provoquant des inondations de grande ampleur et faisant bon nombre de victimes.
Photo:
Jason Gutierrez/IRIN
Les Philippines sont très vulnérables aux catastrophes naturelles
« Étant donné la tendance actuelle, il est crucial d’intégrer l’enseignement de la gestion des catastrophes dans les programmes scolaires », a dit M. Palatino.
Prendre exemple sur le Japon ?
Il a proposé que le pays suive l’exemple de la préfecture d’Iwate au Japon : les enfants font des exercices d’évacuation d’urgence, et des spécialistes de la gestion des catastrophes se déplacent régulièrement dans les écoles. Les enseignants disposeraient également de « cartes de risques » afin de prévoir des chemins d’évacuation, ce qui aurait permis de sauver de nombreuses vies lorsque le
tsunami
a frappé le Japon en mars 2011.
Selon M. Ramos, le gouvernement a décidé de consolider les écoles mal construites et de mettre en place des systèmes et des mécanismes d’alerte précoce.
« Les écoles sont très importantes, car elles sont utilisées comme centres d’évacuation dans plusieurs régions des Philippines, mais elles ne sont pas toutes conçues pour résister aux catastrophes », a-t-il dit.
En 2011, 19 cyclones se sont abattus sur les Philippines. Dix de ces cyclones ont entraîné des destructions, fait 1 541 victimes et affecté près de 10 millions de personnes dans ce pays qui compte 100 millions d’habitants, a indiqué le NDRRMC.
Selon le
Global Climate Risk Index (CRI) 2013
, rendu publique le 27 novembre, les Philippines étaient classées au cinquième rang des pays les plus touchés par les phénomènes climatiques extrêmes – après la Thaïlande, le Cambodge, le Pakistan et le Salvador (le pays occupait le 14ème rang en 2010).
aaj/ds/cb-mg/amz
Theme (s)
:
Education
,
Catastrophes naturelles
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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PHILIPPINES: Préparation aux catastrophes naturelles dans les écoles
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Le gouvernement exige que tous les enfants soient préparés
MANILLE, 29 novembre 2012 (IRIN) - Les Philippines enregistrent des progrès dans l’intégration de la préparation aux catastrophes naturelles dans les programmes d’enseignement primaire et secondaire, indiquent des fonctionnaires.
« Cela a un impact sur la capacité des enfants à se protéger et à protéger les autres en cas de catastrophes naturelles », a dit à IRIN Benito Ramos, chef de l’Office de la protection civile à Manille. « L’objectif ultime est d’éviter les morts en rendant les enfants moins vulnérables à de telles situations ».
Depuis le lancement du programme en 2010, le ministère de l’Éducation, en collaboration avec le Conseil national de réduction des risques et de gestion des catastrophes (National Disaster Risk Reduction and Management Council, NDRRMC), a développé des modules qui permettent aux enseignants de sensibiliser les élèves à différents risques et de leur donner les outils pour y répondre.
Des bénévoles du NDRRMC et des milliers d’enseignants à travers le pays travaillent en étroite collaboration pour aborder différentes questions, comme les marches à suivre en cas d’urgence, les mesures de sécurité, la préparation de sacs d’urgence (comprenant des vêtements, des médicaments et des fournitures d’urgence) et l’organisation des évacuations au moment opportun, a-t-il dit.
Les enfants apprennent également à entreposer les dossiers scolaires, les manuels, les livres et les équipements électroniques dans des endroits sûrs et en hauteur en cas d’inondations.
« Nous voulons apprendre aux enfants à réagir rapidement, car, aux Philippines, il est souvent difficile de convaincre les parents et les adultes de quitter leur logement même si les eaux montent rapidement », a-t-il dit.
M. Ramos a indiqué que la
Loi de 2010 relative à la gestion et à la réduction des risques de catastrophe
impose aux établissements d’enseignement de procéder régulièrement à des simulations d’inondation, de typhon et de tremblement de terre.
Raymond Palatino, un membre de la Chambre des Représentants en charge de la jeunesse, a toutefois indiqué que bon nombre d’administrateurs manquaient de rigueur dans l’organisation des simulations dans leur établissement, principalement en raison d’un manque de fonds et de ressources.
Les parents préfèrent également donner la priorité à l’apprentissage scolaire plutôt qu’aux simulations de catastrophes.
Il a indiqué que les écoles organisaient des simulations tous les trois mois, bien que les Philippines soient vulnérables aux tremblements de terre et comptent plusieurs volcans actifs. Plus de 20 typhons s’abattent sur le pays chaque année, provoquant des inondations de grande ampleur et faisant bon nombre de victimes.
Photo:
Jason Gutierrez/IRIN
Les Philippines sont très vulnérables aux catastrophes naturelles
« Étant donné la tendance actuelle, il est crucial d’intégrer l’enseignement de la gestion des catastrophes dans les programmes scolaires », a dit M. Palatino.
Prendre exemple sur le Japon ?
Il a proposé que le pays suive l’exemple de la préfecture d’Iwate au Japon : les enfants font des exercices d’évacuation d’urgence, et des spécialistes de la gestion des catastrophes se déplacent régulièrement dans les écoles. Les enseignants disposeraient également de « cartes de risques » afin de prévoir des chemins d’évacuation, ce qui aurait permis de sauver de nombreuses vies lorsque le
tsunami
a frappé le Japon en mars 2011.
Selon M. Ramos, le gouvernement a décidé de consolider les écoles mal construites et de mettre en place des systèmes et des mécanismes d’alerte précoce.
« Les écoles sont très importantes, car elles sont utilisées comme centres d’évacuation dans plusieurs régions des Philippines, mais elles ne sont pas toutes conçues pour résister aux catastrophes », a-t-il dit.
En 2011, 19 cyclones se sont abattus sur les Philippines. Dix de ces cyclones ont entraîné des destructions, fait 1 541 victimes et affecté près de 10 millions de personnes dans ce pays qui compte 100 millions d’habitants, a indiqué le NDRRMC.
Selon le
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