Une meilleure préparation aux catastrophes après Meari

Ces derniers jours, tandis qu’une nouvelle tempête tropicale balayait une partie du territoire de l’île de Luzon, aux Philippines, faisant des milliers de déplacés, le gouvernement a formé un Groupe de travail technique (TWG) dans le but d’améliorer la préparation du pays aux catastrophes naturelles et d’origine humaine, y compris aux conflits.



« Ce sera dorénavant le groupe national auquel s’adresser en cas de catastrophe naturelle, de tous types », a indiqué à IRIN Benito Ramos, haut responsable de la réduction des risques de catastrophes et directeur exécutif du Centre national de gestion et de réduction des risques de catastrophes (NDRRMC).



Aujourd’hui, des milliers de personnes rentrent chez elles après le passage de la tempête tropicale Meari, qui a provoqué de graves inondations dans des dizaines de villes de l’île de Luzon, notamment à Metro Manila, les 25 et 26 juin.



Sur plus d’un million de personnes touchées, près de 40 000 se trouvaient encore dans 126 centres d’évacuation le 27 juin, selon les informations communiquées par le NDRRMC.



Composé du NDRRMC et de l’équipe humanitaire nationale (HCT), le TWG s’intéressera avant tout aux typhons, dont une vingtaine balaient le pays chaque année.



La plupart des typhons surviennent entre juin et décembre. En 2009, le pays a été frappé par plusieurs typhons violents, dont Ketsana, Parma et Mirinae. Selon les experts scientifiques, les tempêtes ont gagné en intensité ces dernières années en raison des effets de La Niña.



« Une véritable percée »



« La création de ce groupe est une véritable percée », s’est félicité David Carden, du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et co-président du TWG aux côtés de M. Ramos.



« Cela démontre, une fois de plus, que le nouveau gouvernement du président Benigno Aquino est tout à fait déterminé à a gir pour répondre aux besoins du pays en termes de préparation aux catastrophes ».
























Lire Aussi
Le Philippines réexamine ses plans d’urgence
Accélération du programme de logement pour les PDIP au Philippines
Les 10 cyclones les plus meurtriers en Asie
Mieux vaut prévenir les catastrophes que les guérir
Le risque de glissement de terrain s'accroît

Ce mois-ci, le NDRRMC a annoncé que le comité compterait parmi ses membres sept organismes publics : le Bureau de la défense civile, le ministère des Sciences et des Technologies, le ministère de la Santé, le ministère des Affaires sociales et du Développement, le ministère de l’Intérieur et du Développement local, ainsi que les Forces armées philippines et la police.



La HCT et OCHA se composent quant à eux du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), d’Oxfam, de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, du Programme alimentaire mondial et de l’Organisation internationale pour les migrations.



« Le comité nous permettra de travailler de manière plus coordonnée avec nos partenaires internationaux en vue de mieux répondre aux besoins humanitaires des personnes touchées », a indiqué M. Ramos.



Les Philippines ont déjà été frappées par six typhons cette année, et 15 autres sont attendus : entre juillet et les 7-10 septembre ; et entre octobre et les 3-6 novembre, selon les autorités.



« C’est plus que d’habitude », a noté M. Carden.



Selon l’Administration des services atmosphériques, géophysiques et astronomiques des Philippines, Luzon, la plus grande île, mais aussi la plus importante d’un point de vue économique, est particulièrement sujette aux typhons, avec une moyenne de 3,7 typhons par an, suivie de Visayas (2,1), de Bicol et Samar/Leyti (1,9), de Palawan (1,1) et du nord de Mindanao (0,6).



Le TWG, qui s’est réuni pour la première fois le 10 juin, prévoit une deuxième réunion le 6 juillet ; il devrait se réunir tous les mois. Selon les informations communiquées par le bureau d’OCHA à Manille, la réunion du TWG n’avait pas trait à Meari.



ds/cb- nh/amz