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jeudi 20 juin 2013
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MONDE: La pénurie des travailleurs de la santé entrave la lutte contre le VIH/SIDA
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Phuong Tran/IRIN
Les travailleurs de la santé ne sont pas assez nombreux pour répondre à la demande
BANGKOK, 3 février 2011 (IRIN) - Avec le nombre actuel de travailleurs de la santé dans le monde, la plupart des pays en développement ne parviendront pas à atteindre
l’Objectif du Millénaire n°6
relatif à l’accès universel au traitement du VIH/SIDA d’ici 2015. C’est ce qu’a conclu un rapport de 2011 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui examine les progrès accomplis dans cinq pays.
Fin 2009, seulement 36 pour cent des 14,5 millions de personnes séropositives dans les pays à faible et moyen revenus qui nécessitaient un traitement antirétroviral (ARV) l’avaient reçu. Selon les Nations Unies, cela s’explique en grande partie par
la pénurie de travailleurs de la santé
.
Les nouvelles lignes directrices pour le traitement du VIH publiées à la fin 2009 ont fait grimper le nombre de personnes nécessitant un traitement.
En 2006, l’OMS estimait à 4,3 millions le nombre de travailleurs de la santé manquants dans le monde – dont 1,5 million en Afrique subsaharienne seulement. Selon le rapport de 2011 de l’OMS, les besoins sont appelés à augmenter avec l’accroissement de la population et la hausse des infections au VIH.
Lorsqu’on examine les résultats des programmes de lutte contre le VIH au cours des dix dernières années en Côte d’Ivoire, en Éthiopie, au Mozambique, en Thaïlande et en Zambie, on s’aperçoit que seule la Thaïlande – où la pénurie de travailleurs de la santé est moins grave que dans les autres pays – a réussi à offrir un accès quasi universel aux médicaments contre le VIH (78 pour cent).
La prévalence du VIH dans les cinq pays oscille entre 15,2 pour cent en Zambie et 1,4 pour cent en Thaïlande.
Agents de santé communautaires
« Nous devons commencer quelque part », a dit Maxensia Nakibuuka, une agente de santé communautaire séropositive qui vit en Ouganda. Depuis 2005, Mme Nakibuuka offre des soins VIH gratuits dans le cadre d’une organisation non gouvernementale (ONG) qu’elle a fondée et installée dans sa propre maison. Elle estime à quelque 12 000 le nombre de personnes qui ont bénéficié des soins de l’ONG au cours des cinq dernières années.
Lors de la rencontre organisée à Bangkok le 31 janvier à l’occasion de la publication du rapport, elle a dit : « [En Ouganda,] aucune politique nationale ne tient compte de nous [les agents de santé communautaires] dans la planification ou le soutien budgétaire ».
Elle a ajouté que 18 agents de santé communautaires de sa région, y compris elle-même, se présentaient comme députés dans le but d’influencer les politiques nationales en matière de lutte contre le VIH et d’améliorer les soins de santé.
Afin de gérer les pénuries de personnel de santé, les pays se tournent de plus en plus vers les agents de santé communautaires bénévoles dans le cadre notamment d’un processus officiel de délégation des tâches ou de la réattribution de responsabilités en matière de soins VIH qui incombent généralement aux médecins.
« Il n’y a pas de solution rapide et facile [à la pénurie de personnel de santé], seulement des mesures qui exigent des investissements soutenus à long terme », a dit Mark Stirling, coordinateur de l’ONUSIDA pour la Chine et ancien directeur régional de l’ONUSIDA pour l’Afrique australe et de l’Est.
Recommandations
En plus d’encourager les agents de santé communautaires à prendre en charge les soins et la prévention du VIH, le rapport recommande :
- De ne pas négliger les programmes de prévention du VIH
au détriment d’investissements dans des ressources humaines qui pourraient permettre d’augmenter les interventions contre le VIH. Le rapport cite l’exemple de la Thaïlande, qui a réussi à réduire le nombre d’infections au VIH en menant une campagne agressive en faveur de l’utilisation du préservatif auprès des travailleurs du sexe et des propriétaires de bordels.
- D’assurer la présence de travailleurs de la santé dans les régions isolées
. Avant que l’insécurité n’entraîne la fuite de milliers d’Ivoiriens et la suspension des services essentiels, et notamment des soins de santé, le pays avait mis en œuvre un projet qui accordait aux travailleurs de la santé du nord du pays des bonus trimestriels liés à leur performance en matière de soins VIH/SIDA.
- De déterminer le nombre de travailleurs de la santé nécessaires pour atteindre l’accès universel
en élaborant des plans de ressources humaines qui tiennent comptent des objectifs en matière de lutte contre le VIH et des estimations de coûts. Parmi les cinq cas examinés, seules la Côte d’Ivoire et l’Éthiopie l’ont fait ou sont en train de le faire.
- D’améliorer la gestion globale des ressources humaines
, qui, selon le rapport, était faible et beaucoup trop bureaucratique dans tous les pays étudiés à l’exception de la Thaïlande.
pt/cb – gd/amz
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VIH/SIDA (PlusNews)
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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MONDE: IRIN Service français - Bulletin hebdomadaire humanitaire 675 14 juin 2013
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Les travailleurs de la santé ne sont pas assez nombreux pour répondre à la demande
BANGKOK, 3 février 2011 (IRIN) - Avec le nombre actuel de travailleurs de la santé dans le monde, la plupart des pays en développement ne parviendront pas à atteindre
l’Objectif du Millénaire n°6
relatif à l’accès universel au traitement du VIH/SIDA d’ici 2015. C’est ce qu’a conclu un rapport de 2011 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui examine les progrès accomplis dans cinq pays.
Fin 2009, seulement 36 pour cent des 14,5 millions de personnes séropositives dans les pays à faible et moyen revenus qui nécessitaient un traitement antirétroviral (ARV) l’avaient reçu. Selon les Nations Unies, cela s’explique en grande partie par
la pénurie de travailleurs de la santé
.
Les nouvelles lignes directrices pour le traitement du VIH publiées à la fin 2009 ont fait grimper le nombre de personnes nécessitant un traitement.
En 2006, l’OMS estimait à 4,3 millions le nombre de travailleurs de la santé manquants dans le monde – dont 1,5 million en Afrique subsaharienne seulement. Selon le rapport de 2011 de l’OMS, les besoins sont appelés à augmenter avec l’accroissement de la population et la hausse des infections au VIH.
Lorsqu’on examine les résultats des programmes de lutte contre le VIH au cours des dix dernières années en Côte d’Ivoire, en Éthiopie, au Mozambique, en Thaïlande et en Zambie, on s’aperçoit que seule la Thaïlande – où la pénurie de travailleurs de la santé est moins grave que dans les autres pays – a réussi à offrir un accès quasi universel aux médicaments contre le VIH (78 pour cent).
La prévalence du VIH dans les cinq pays oscille entre 15,2 pour cent en Zambie et 1,4 pour cent en Thaïlande.
Agents de santé communautaires
« Nous devons commencer quelque part », a dit Maxensia Nakibuuka, une agente de santé communautaire séropositive qui vit en Ouganda. Depuis 2005, Mme Nakibuuka offre des soins VIH gratuits dans le cadre d’une organisation non gouvernementale (ONG) qu’elle a fondée et installée dans sa propre maison. Elle estime à quelque 12 000 le nombre de personnes qui ont bénéficié des soins de l’ONG au cours des cinq dernières années.
Lors de la rencontre organisée à Bangkok le 31 janvier à l’occasion de la publication du rapport, elle a dit : « [En Ouganda,] aucune politique nationale ne tient compte de nous [les agents de santé communautaires] dans la planification ou le soutien budgétaire ».
Elle a ajouté que 18 agents de santé communautaires de sa région, y compris elle-même, se présentaient comme députés dans le but d’influencer les politiques nationales en matière de lutte contre le VIH et d’améliorer les soins de santé.
Afin de gérer les pénuries de personnel de santé, les pays se tournent de plus en plus vers les agents de santé communautaires bénévoles dans le cadre notamment d’un processus officiel de délégation des tâches ou de la réattribution de responsabilités en matière de soins VIH qui incombent généralement aux médecins.
« Il n’y a pas de solution rapide et facile [à la pénurie de personnel de santé], seulement des mesures qui exigent des investissements soutenus à long terme », a dit Mark Stirling, coordinateur de l’ONUSIDA pour la Chine et ancien directeur régional de l’ONUSIDA pour l’Afrique australe et de l’Est.
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- D’assurer la présence de travailleurs de la santé dans les régions isolées
. Avant que l’insécurité n’entraîne la fuite de milliers d’Ivoiriens et la suspension des services essentiels, et notamment des soins de santé, le pays avait mis en œuvre un projet qui accordait aux travailleurs de la santé du nord du pays des bonus trimestriels liés à leur performance en matière de soins VIH/SIDA.
- De déterminer le nombre de travailleurs de la santé nécessaires pour atteindre l’accès universel
en élaborant des plans de ressources humaines qui tiennent comptent des objectifs en matière de lutte contre le VIH et des estimations de coûts. Parmi les cinq cas examinés, seules la Côte d’Ivoire et l’Éthiopie l’ont fait ou sont en train de le faire.
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