La mortalité infantile reste obstinément élevée

La course contre la montre pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) d’ici 2015 en est déjà à plus de la moitié du parcours, mais selon un nouveau rapport, l’Afrique du Sud ne va probablement pas réussir à réduire le nombre de ses décès d'enfants de moins de cinq ans pour franchir la ligne d’arrivée à temps.



Un rapport rédigé par Countdown to 2015 (Compte à rebours pour 2015), un organisme international de surveillance de la santé maternelle et infantile, a désigné l’Afrique du Sud comme l’un des pays à n’avoir fait quasiment aucun progrès en matière de diminution des décès d'enfants de moins de cinq ans au cours de la dernière décennie.



Bien que la mortalité infantile ait baissé de 20 pour cent depuis 2001, elle reste élevée puisque 47 bébés sur 1 000 décèdent avant d’avoir atteint leur premier anniversaire.



Dans son dernier rapport, l’organisme a dit que si l’Afrique du Sud voulait atteindre l’OMD 4 – une baisse des deux tiers de sa mortalité infantile d’ici 2015 – elle devrait presque diminuer de moitié le nombre de décès d’enfants au cours des cinq années à venir. Jusqu’à maintenant, les décès d’enfants ont baissé de moins d’un pour cent chaque année, 46 pour cent d’entre eux étant causés par des maladies liées au sida.



Des estimations récentes de la Statistics South Africa (Stats SA), une agence gouvernementale, ont révélé que 43 pour cent de l’ensemble des décès dans le pays étaient liés au sida. Le pays affiche une prévalence du VIH d’environ 18 pour cent et se débat depuis longtemps avec une mortalité maternelle et infantile élevée.



Stats SA, qui a peu à peu inclus les chiffres du VIH dans son suivi de la population générale, a également estimé que 410 000 Sud-Africains seraient infectés au VIH en 2010, et que 10 pour cent d’entre eux seraient des enfants.



L’ancienne ministre de la Santé, le docteur Manto Tshabalala-Msimang, avait instauré un contrôle des décès des mères et des nouveau-nés dans les structures de santé publiques, une décision que le rapport de Countdown a salué comme ayant contribué à fournir aux départements nationaux de santé les informations dont ils avaient besoin pour répondre à des problèmes spécifiques.



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