Plus de 70 000 déplacés suite aux violences en Equateur

Plus de 70 000 personnes ont été déplacées par des affrontements intercommunautaires dans la province de l’Equateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), d’après l’organisation médicale internationale Médecins sans frontières (MSF).



Environ la moitié des déplacés sont restés en RDC, trouvant provisoirement refuge dans des localités comme Kungu, Bokonzi, Bomboma et Bonzene, d’après la branche belge de MSF, qui a mené une mission d’évaluation dans la province.



L’équipe a « découvert des personnes qui ont fait jusqu'à quatre jours de marche pour sauver leurs vies. Au terme de leur périple, ces déplacés se retrouvent démunis, sans rien, vivant à même le sol, dans des abris de fortune, des écoles, des églises, ou des familles d'accueil. Les blessés ne peuvent être pris en charge car les soins sont trop chers et ils ont fui sans rien emporter avec eux », a dit MSF dans un communiqué.



Les autres déplacés ont traversé le fleuve Oubangui pour se réfugier en République du Congo, pays voisin, où bon nombre d’entre eux sont éparpillés le long du cours d’eau, à des endroits accessibles seulement par pirogue.



Ces réfugiés sont plus de 44 000, d’après Samba Ndalla, coordinateur de terrain de Médecins d’Afrique, une ONG (organisation non gouvernementale) qui travaille avec le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) en République du Congo.



« C’est le chiffre de dimanche [29 novembre]. Mais il y a une autre vague de réfugiés qui sont arrivés dans la zone d’Impfondo et qui n’ont pas encore été enregistrés », a-t-il dit.



« La situation est catastrophique… la plupart des gens ont seulement des abris pour se protéger de la pluie et du soleil », a dit M. Ndalla.



« Les besoins sont énormes. Bien que nous n’ayons pas encore assisté à une épidémie en tant que telle, il y a eu une augmentation du nombre de cas de paludisme, ainsi que des cas de diarrhées, d’infections respiratoires et de dermatites chez les enfants », a-t-il dit.



D’après M. Ndalla, la dernière vague d’arrivées a été provoquée par une attaque menée samedi soir contre le village de Buburu, en RDC.



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