Le vaccin contre la fièvre jaune remis sur le devant de la scène

La première campagne multi-pays de vaccination contre la fièvre jaune dans le monde a débuté le 23 novembre, avec 12 millions de personnes ciblées au Bénin, au Liberia et en Sierra Leone. L’initiative intervient au moment où cette maladie, transmise par les moustiques, est en recrudescence dans des pays d’Afrique subsaharienne et où les stocks de vaccins s’amenuisent.



Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 160 millions d’Africains sont exposés au risque de la maladie si des financements supplémentaires ne sont pas assurés, les stocks actuels de vaccins devant s’épuiser en 2010.



Ces trois pays sont les derniers sur les 13 pays présentant le plus de risques – Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Liberia, Mali, Nigeria, République centrafricaine, Sénégal, Sierra Leone et Togo - à effectuer des campagnes préventives. Le partenariat mondial de santé, GAVI Alliance, s’est engagé à financer des campagnes dans les 13 pays.



L’OMS, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, les sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que des organisations non-gouvernementales (ONG) comme Médecins sans frontières soutiennent la campagne actuelle.



Tous les citoyens, à l’exception des enfants de moins de neuf mois et des femmes enceintes, recevront un vaccin qui les protègera pendant 10 ans, a dit à la presse le ministre libérien de la Santé Walter Gwenigale, lors du lancement de la campagne le 21 novembre à Monrovia. Au Liberia, les cas de fièvre jaune ont augmenté tous les ans durant ces neuf dernières années, selon le ministère de la Santé.



La fièvre jaune ne peut pas être traitée et l’OMS dit que la vaccination est tout simplement la mesure la plus importante pour prévenir la maladie. Pour prévenir une épidémie, la couverture vaccinale doit atteindre au moins 60 à 80 pour cent de la population à risque.



Les cas de fièvre jaune ont augmenté ces deux dernières décennies en raison d’une diminution de l’immunité à l’infection, de l’urbanisation, des mouvements de populations et du changement climatique, a dit l’OMS.



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