La représentante spéciale de l’ONU achève sa mission au Burundi

La lutte contre la pauvreté, la reconstruction post-conflit et les négociations de paix avec le dernier mouvement rebelle en activité sont les principaux défis auxquels le pays doit faire face, a déclaré mardi Carolyn McAskie, la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies au Burundi et chef de l’Opération de l’ONU au Burundi, au terme de sa mission dans le pays.

« Le dialogue permanent et la seule solution pour parvenir à la paix au Burundi », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse organisée à Bujumbura, la capitale. Selon Mme McAskie, le peuple burundais devrait continuer à faire confiance à la solide équipe onusienne qu’elle laisse en place. « Une personne s’en va, mais l’ONU est toujours présente dans le pays », a-t-elle ajouté, à un moment où elle se prépare à rejoindre son pays, le Canada.

Mme McAskie a été nommée à la tête de l’Opération des Nations unies pour le Burundi (ONUB) dès la création de cette mission en 2004. Nureldin Satti, son adjoint, assurera son intérim jusqu’en décembre.

A la conférence de presse qui s’est tenue le 22 mars au siège de l’ONUB, Mme McAskie a souligné qu’il était encore difficile de faire respecter pleinement les droits de l’homme dans des pays comme le Burundi. Toutefois, elle a exprimé sa satisfaction de voir les progrès accomplis par le pays en révélant toute la vérité sur son histoire, et indiqué que le Burundi était un modèle de paix pour la région des Grands Lacs, puisqu’il a choisi la voie de la démocratie en organisant des élections générales en 2005. Mme McAskie a également fait savoir qu’elle continuerait de plaider auprès de la Communauté internationale pour qu’elle apporte un soutien financier et politique au Burundi.

D’ici fin avril, l’ONUB aura procédé au retrait de 40 pour cent de ses effectifs militaires basés dans le pays. La plupart des conseillers en matière de police auront quitté le pays d’ici mai, a-t-elle indiqué. « A la demande du gouvernement, un important service chargé de la défense des droits de l’homme sera mis sur pied, et l’ONU apportera également son appui à la mise en place de mécanismes juridiques », souligne l’ONUB.

Mme McAskie a occupé les fonctions d’ambassadeur du Canada au Sri Lanka. Avant d’être nommée à la tête de l’ONUB, elle était Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence et Sous-secrétaire générale aux Affaires humanitaires.