Brigade militaire conjointe

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont convenus de créer une brigade conjointe pour contrôler le mouvement des armes à feu légères dans leurs pays, pour garantir la sûreté des personnes et des biens aux points frontaliers, et pour fournir une aide humanitaire aux personnes dans le besoin, a annoncé ce mardi à IRIN Abdoulaye Coulibaly, le directeur du service de presse militaire du Mali.

"La première mission sera d'ordre humanitaire », a précisé le lieutenant colonel Coulibaly.

Une compagnie sise au quartier général de la brigade (avec des unités de logistique, de santé et de communication) exécutera la mission humanitaire en fournissant des services alimentaires, sanitaires et des secours aux populations dans le besoin dans les trois pays, a expliqué M. Coulibaly. Trois autres compagnies de combat appuieront la compagnie humanitaire, selon les besoins, et assureront la sécurité au poste frontalier de Luptako Le Gourma, qui est partagé par les trois pays. « Les peuples de cette région sont des éleveurs de bétail et ont besoin d'être en sécurité », a-t-il ajouté.

Les chefs militaires des trois pays se sont rencontrés lundi et mardi pour discuter des opérations de la nouvelle brigade. Réunis dans la capitale malienne, Bamako, les chefs étaient censés définir la mission et les ordres opérationnels de la brigade de 500 membres, dont les unités seront basées à Labbezanga, au Mali; à Maretei, au Burkina Faso; et à Yatakala, au Niger, a poursuivi M. Coulibaly.

Radio Mali a rapporté lundi que l'unité aura un état major conjoint avec un commandant général de chacun des trois pays à tour de rôle. Citant le ministre malien de la Défense, il a indiqué que la création de la brigade est le témoignage de la détermination des trois pays à convertir leurs frontières communes en un havre de paix, et à la coopération entre les armées.

"Le ministre Soumeylou Boubeye Maiga a ensuite exprimé le vœu que cette initiative fasse des émules dans d'autres parties du continent », a rapporté Radio Mali.