La sélection d’IRIN : Apports d’aide, éducation et Corée du Nord

Voici une sélection d’articles de journaux et de recherches au sujet du monde humanitaire qui ont piqué l’intérêt des journalistes d’IRIN cette semaine.

À lire : notre Top 5

Development aid stable in 2014 but flows to poorest countries still falling [L’aide au développement est stable, mais la baisse des apports aux pays les plus pauvres se poursuit en 2014]

Selon les nouvelles données publiées cette semaine par le Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), la somme consacrée à l’aide au développement s’est maintenue en 2014 par rapport à 2013. L’aide accordée aux pays les plus pauvres de la planète a cependant reculé de 16 pour cent. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et le Japon ont été les principaux pays donateurs (en volume) en 2014. Le Danemark, le Luxembourg, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède ont encore une fois dépassé l’objectif des Nations Unies visant à consacrer 0,7 % du revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD). Les Émirats arabes unis (EAU), qui sont récemment devenus membre du CAD, ont obtenu un rapport APD/RNB de 1,17 %. Ils se classent ainsi au premier rang des pays donateurs pour la deuxième année consécutive.

W(h)ither the Humanitarian Code of Conduct? [Du Code de conduite humanitaire]

À quand remonte votre dernière lecture du Code de conduite humanitaire ? Alyoscia D’Onofrio, directeur principal des programmes de gouvernance et de droits pour le Comité international de secours (International Rescue Committee, IRC), admet qu’il ne l’avait pas relu depuis le début de sa carrière. Il s’est cependant retrouvé à réexaminer son contenu et son application à l’approche du Sommet humanitaire mondial. Ce billet explore un vaste éventail de questions : Le code est-il trop « occidental » ? Dans quelles conditions l’implication de l’armée et du secteur privé dans le secteur humanitaire est-elle souhaitable ? Comment le code peut-il devenir un « outil de référence plus mondialement acceptable ? »

Humanitarians should stop neglecting end-of-life care [Les travailleurs humanitaires doivent cesser de négliger les soins de fin de vie]

Dans cet article, l’infirmière Emma Pedley, de Médecins Sans Frontières (MSF), lance un appel passionné aux travailleurs humanitaires afin de les exhorter à déployer davantage d’efforts pour venir en aide aux mourants. « La croyance humanitaire fondamentale selon laquelle chaque vie compte et chaque personne mérite de recevoir des soins ne devrait pas être abandonnée lorsque l’on juge que la vie en question ne peut plus être sauvée. C’est quelque chose que j’ai vu trop souvent lors de mes deux missions à l’étranger », a-t-elle dit. Mme Pedley fait aussi remarquer que les travailleurs humanitaires ont trop souvent tendance à rechercher les situations dramatiques alors que les problèmes concernant les soins palliatifs et la santé mentale sont tout aussi importants.

Girls' education: 'Policymakers are hardwired to look for low-hanging fruit' [Éducation des filles : « De la tendance des décideurs à se donner des objectifs faciles à atteindre »]

Selon Xanthe Ackerman, fondatrice de l’organisation Advancing Girls’ Education in Africa, les bailleurs de fonds et les organisations non gouvernementales (ONG) doivent commencer à se fixer des objectifs plus ambitieux et à investir leur argent là où il aura le plus d’impact. Elle soutient que l’éducation secondaire est souvent négligée par les acteurs du développement parce qu’il est plus facile d’augmenter le nombre d’inscriptions des jeunes enfants que de venir en aide aux enfants plus âgés dont les vies sont compliquées par la puberté et les pressions sociétales associées. Mme Ackerman exhorte également les organismes de bienfaisance à déployer davantage d’efforts pour aider les filles qui vivent dans des zones de conflit à accéder à l’éducation.

Democratic People’s Republic of Korea - 2015: Humanitarian Needs and Priorities [République populaire démocratique de Corée – 2015 : Priorités et besoins humanitaires]

L’essentiel de ce que nous entendons au sujet de la Corée du Nord concerne son jeune leader excentrique Kim Jong-un. Or, au-delà de cet individu particulier se trouve un pays en proie à une profonde crise. Selon ce rapport des Nations Unies, la conjoncture en Corée du Nord peut être décrite comme « une situation humanitaire chronique, sous-financée et dont on ne parle pas ». Dix-huit millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire et d’un manque de diversité alimentaire. Le taux de malnutrition chronique (retard de croissance) atteint 27,9 pour cent chez les enfants de moins de cinq ans. Le rapport indique par ailleurs que les fonds accordés au pays sont passés de 300 millions de dollars en 2004 à moins de 50 millions en 2014, ce qui a entraîné des compressions dans les programmes et un accroissement de la vulnérabilité.

À écouter :

The Why Factor – Refugee Journey [Des raisons qui poussent les réfugiés à entreprendre des voyages risqués]

Cette émission de la BBC se penche sur les raisons qui poussent les réfugiés à courir les risques associés au fait de quitter leur foyer pour se rendre à l’autre bout du monde et sur la façon dont ils s’y prennent. Les journalistes de la BBC interviewent plusieurs réfugiés : Howram, un Kurde qui s’est enfui de l’Irak de Saddam Hussein ; Hatem, un Syrien qui a traversé 14 pays – y compris l’Indonésie – avant d’atteindre la Grande-Bretagne ; et Abo Gabi, un musicien syrien d’origine palestinienne qui a fui les horreurs du camp de réfugiés de Yarmouk, en Syrie, un pays déchiré par la guerre, d’abord pour se rendre à Beyrouth, puis à Paris. L’émission lève également le voile sur le travail des passeurs, qui exploitent la misère des gens contre de l’argent.

À venir :

LSE Africa Summit 2015 [Sommet de la LSE sur l’Afrique]
Vendredi 17 et samedi 18 avril, Londres

 Inscrivez-vous le plus tôt possible pour participer à cette deuxième édition annuelle du sommet de la London School of Economics (LES) sur l’Afrique. Cet événement de deux jours rassemble un éventail varié de conférenciers issus des milieux politique, commercial et universitaire africains. Nous savons tous que l’Afrique est en train d’émerger, mais il y a encore de nombreux défis importants à relever : du chômage des jeunes à l’insécurité en passant par les soins de santé et l’éducation. Le thème du sommet, organisé par le département de développement international de la LSE, est « La gouvernance innovatrice ».

Une publication d’IRIN :

Four reasons the crisis in Yemen is so dire [Quatre raisons qui expliquent la gravité de la crise au Yémen]

Les avertissements au sujet de l’ampleur de la catastrophe humanitaire qui se déroule au Yémen deviennent chaque jour plus sérieux. Dans cet article, nous présentons certains des défis auxquels le pays doit faire face. IRIN a publié d’autres articles sur la crise qui sévit actuellement au Yémen, notamment : La guerre de l’Arabie saoudite contre le Yémen est-elle légale ? ; un article sur les divers acteurs impliqués ; des photos et des récits témoignant de l’impact des bombardements et de la violence sur le terrain ; des informations au sujet du raid aérien contre le camp de déplacés de Mazraq ; un texte sur la situation désespérée des réfugiés et des migrants qui cherchent à fuir ; et un article sur les obstacles rencontrés dans l’acheminement de l’aide humanitaire.

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