CARTE : Quels sont les pays qui contribuent equitablement a l'effort humanitaire pour la syrie ?

En amont de la conférence des bailleurs de fonds organisée à Koweit City pour mobiliser le soutien financier requis pour répondre à la crise syrienne qui a débuté il y a quatre ans, une organisation non gouvernementale (ONG) a posé la question suivante : quels sont les pays riches qui ont apporté une contribution équitable pour l'intervention humanitaire ?

Lundi, Oxfam a publié un rapport sur le niveau de financement que chaque pays aurait dû mettre à disposition pour la réponse humanitaire à la crise syrienne en 2014 par rapport à son poids économique. L'organisation parle de « contribution équitable » au financement des 7,7 milliards de dollars sollicités pour porter assistance au plus de trois millions de réfugiés installés dans les pays voisins de la Syrie et aux millions de personnes qui, à l'intérieur du pays, ont besoin d'une assistance humanitaire.

Le rapport présente également le nombre de réfugiés que chaque pays aurait dû accueillir – là aussi en rapport avec l'économie du pays - pour atteindre les 196 000 places de réinstallations proposées à travers le monde, en conformité avec les recommandations d'Oxfam. Cela ne représenterait que cinq pour cent de la population réfugiée enregistrée dans les pays voisins de la Syrie, c'est-à-dire le Liban, la Jordanie et la Turquie (ces trois pays n'étaient pas inclus dans l'étude) qui connaissent eux aussi des difficultés.

Le Koweit figure en tête de la liste des bailleurs de fonds – avec 300 millions de dollars de dons, alors que sa contribution équitable aurait été de 27 millions de dollars – mais il n'a accueilli aucun réfugié syrien.

Les pays scandinaves ont eux aussi été particulièrement généreux - la Norvège s'est engagée à apporter une contribution deux fois plus élevée que sa part et a proposé la réinstallation à un nombre presque deux fois plus élevé de réfugiés que sa contribution équitable à l'accueil de réfugiés.
La Russie ne sort pas grandie de l'étude. En 2014, le pays s'est engagé à verser un montant correspondant à seulement 7 pour cent de sa contribution financière équitable et n'a pas accueilli de réfugiés.

Plusieurs pays « à revenu intermédiaire » importants – comme le Brésil, la Chine et l'Inde - n'ont pas été inclus dans l'étude d'Oxfam.

 

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