Plus de 736 candidatures ont été reçues pour le concours #InnovateAFRICA, qui vise à développer des solutions concrètes aux difficultés auxquelles sont confrontés les médias africains.

IRIN a besoin de votre soutien pour atteindre l’ultime phase de sélection, à l’issue de laquelle les gagnants seront annoncés le 31 janvier. Découvrez notre projet présenté ci-dessous et partagez cette page sur les réseaux sociaux en utilisant le mot-clé #InnovateAFRICA. Dites-nous quels reportages multimédias (des vidéos 360° à la réalité virtuelle en passant par les vidéos réalisées par les drones) vous souhaiteriez voir en priorité ! Le jury se réunira le 15 janvier, alors aidez-nous à relayer l’information.

Notre projet

Construire une unité de journalisme immersif à la hauteur de l’excellente couverture médiatique des crises africaines offerte par IRIN, en proposant des reportages interactifs, multimédias et multiplateformes capables de toucher une plus large audience.

Pourquoi est-il important ?

Les technologies de pointe sont souvent utilisées pour mettre en valeur d’autres secteurs de l’information, des vedettes olympiques aux efforts de conservation, mais elles sont visiblement absentes des moments les plus importants de notre existence : la vie et la mort. Les graves crises humanitaires qui se jouent en Afrique exigent le meilleur journalisme sur les interfaces les plus attrayantes.

 

Le défi que nous voulons relever

Les journalistes se plaignent souvent du manque de couverture médiatique de l’Afrique. Chaque semaine, IRIN propose des reportages originaux, des informations rigoureusement vérifiées et approfondies sur la situation sur le continent chaque semaine. Mais des informations négligées, bien qu’importantes peinent à faire la Une des journaux et à recevoir la couverture qu’elles méritent. A une époque de saturation de l’information, il faut faire preuve de créativité, disposer de ressources et proposer un traitement minutieux des informations pour intéresser l’opinion mondiale aux crises complexes qui se jouent en Afrique. Notre unité de journalisme immersif permettra d’atteindre un plus vaste public et de renforcer sa participation grâce au développement de contenus qui le font rentrer dans les récits.

A quoi ressemblera le succès ?

Traversée du Sahel en réalité virtuelle dans le pick-up d’un passeur de migrants ; images prises par des drones et montrant une communauté lacustre autrefois prospère et qui vit aujourd’hui dans le dénuement, appauvrie par le changement climatique et la désertification ; vidéo à 360° qui transporte le lecteur dans une mine à l’épicentre du conflit en République démocratique du Congo. A l’heure de l’élection de M. Trump et du Brexit, il est impératif que nous sortions de notre bulle et que nous tissions des liens les uns avec les autres. La lecture d’un texte ne suffit pas pour développer l’empathie. Si nous étions dotés des moyens nécessaires pour assurer qualité, présentation et diffusion, notre travail aurait une efficacité considérable : drones immersifs, vidéos à 360° et contenus multimédias de longue durée permettent de toucher un public plus large et de favoriser sa participation.

Comment nous y prendrons-nous ?

IRIN est en première ligne des crises, ce qui lui permet d’offrir des reportages uniques, crédibles et indépendants et d’ainsi inspirer et produire une réponse humanitaire plus efficace.

Créée à Nairobi en 1995, l’équipe d’IRIN se concentre sur la situation de l’Afrique. Le projet sera mené par Obi Anyadike, rédacteur pour l’Afrique, et Miranda Grant, productrice du contenu multimédia, tous deux basés au Kenya. Notre réseau de correspondants locaux présents dans 29 pays d’Afrique participera au contenu éditorial. La directrice d’IRIN, la canado-égyptienne Heba Aly, jouera un rôle de supervision. Ce projet fera appel aux ressources et aux innovations déjà créées par Code pour l’Afrique, et profitera du savoir organisationnel de l’agence Bliss, qui est spécialisée dans la création de sites Internet et qui a développé notre plateforme actuelle. Nos partenaires de diffusion de contenus, tels AllAfrica.com, amplifieront notre message.

Nos lecteurs sont des personnes influentes et averties, mais pauvres en temps. Nous appliquerons les principes du « design-thinking » et proposerons des analyses pour nous assurer que nos contenus éditoriaux captent l’attention des lecteurs facilement, offrant nos articles dans les formats souhaités par nos lecteurs, sur les plateformes qu’ils utilisent.
Phase 1 : Etude de marché pour mieux comprendre les préférences des lecteurs.
Phase 2 : Processus complet de création, permettant d’identifier les outils les plus adaptés pour bâtir notre infrastructure numérique.
Phase 3 : Test en temps réel des innovations existantes, et développement Internet et mobile approfondi. 
Phase 4 : Informations en retour des utilisateurs et adaptation. En rendant nos travaux plus attrayants et en améliorant leur diffusion, nous pouvons en étendre la portée de manière considérable.

Les perspectives à long terme

Nous ne voyons pas ce concours comme un exercice amusant et ponctuel de visualisation des données qui fera parler pendant quelques jours avant de disparaître dans le fatras d’informations disponibles sur Internet. Nous souhaitons concevoir et bâtir l’infrastructure numérique d’IRIN de manière méthodologique pour reproduire et multiplier les projets de fond, les projets engagés, et expérimenter de nouvelles techniques narratives pour partager les reportages les plus marquants et inspirants sur l’Afrique d’aujourd’hui. 

Montrez votre soutien

Aidez-nous à faire de ce projet une réalité en nous envoyant vos commentaires et vos suggestions sur les réseaux sociaux. Aimez, tweetez ou partagez cet article en utilisant le mot-clé #innovateAFRICA.

(PHOTO DE COUVERTURE : Des soldats de l’Armée de libération du peuple soudanais-Nord (SPLA-N) se déplacent dans les montagnes, au Sud-Kordofan, au Soudan, le 25 avril 2012.)