Les grandes lignes du programme de vaccination

A la conférence qui s’est tenue dernièrement à Londres pour prendre des engagements fermes sur le financement des cinq prochaines années, l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI) a réussi à obtenir 4,3 milliards de dollars des gouvernements et des donateurs privés, davantage que les 3,7 milliards qu’elle demandait.

 

L’Alliance GAVI est présentée comme un partenariat entre les donateurs, les fabricants de vaccins et les pays bénéficiaires. L’un des participants était le ministre de la Santé sénégalais, Modou Diagne Fada. A la fin de la réunion, IRIN lui a posé des questions sur le programme de vaccination de son pays.

 

Q: D’où en est aujourd’hui le Sénégal de son programme de vaccination ? Combien avez-vous d’enfants vaccinés ?



A: Nous avons à présent une couverture vaccinale de 86 pour cent. Le niveau était de 60 pour cent en 2002 et a atteint 86 pour cent en 2009.



Q: Et quel a été le rôle de GAVI dans tout cela ?



A: Essentiellement GAVI est à la base de cette évolution, mais l’Alliance nous a aussi permis de rendre la vaccination beaucoup plus sûre. Elle nous a permis d’introduire des seringues autobloquantes [conçues de façon à ne pas pouvoir être ré-utilisées] et a fourni des incinérateurs à tous nos districts de santé, de façon à pouvoir se débarrasser de celles-ci sans danger. Et bien sûr, elle nous a aidés à introduire de nouveaux vaccins, en particulier contre l’hépatite B.



Q: Qu’en est-il du rotavirus [qui cause des diarrhées sévères chez l’enfant] ?



A: Nous allons demander à GAVI de nous aider à introduire la vaccination contre le rotavirus dans notre programme d’aujourd’hui à 2015, ainsi que les vaccins contre la pneumonie et la méningite A.



Q: Quelles sont les maladies qui provoquent les plus gros problèmes sanitaires au Sénégal ?



A: En fait de nos jours, ce n’est plus le paludisme qui cause le plus de décès. Aujourd’hui les causes majeures de décès sont les maladies chroniques et les maladies non-transmissibles, le cancer surtout. Parmi les cancers, il y en a un qui est particulièrement mortel, le cancer du col de l’utérus et je pense que l’introduction du vaccin contre le Papillomavirus humain devrait nous aider à réduire le nombre de femmes qui meurent de cette maladie dans notre pays.



Q: Avez-vous déjà démarré ces vaccinations ?



A: Non, tout cela fait partie de notre programme pour les cinq prochaines années. Je pense que les promesses que GAVI a reçues aujourd’hui signifient que l’Alliance sera en mesure de nous aider à introduire les vaccins contre le rotavirus, le pneumocoque et le méningocoque, ainsi que celui contre le Papillomavirus humain.



eb/cb –og/amz