Infections VIH en hausse

Le Conseil National sur le sida a estimé à 82 700 le nombre de Zambiens qui seront contaminés par le VIH en 2009, un chiffre en hausse par rapport aux 70 000 contaminations de 2007.



L’analyse en 2009 des modes de transmission et de prévention contre le VIH en Zambie a montré que le pourcentage des nouvelles infections dues au VIH s’était stabilisé, mais que, en valeur absolue, le nombre des nouvelles contaminations s’était accru du fait de l’augmentation de la population.



71% des nouvelles contaminations résultent d’un rapport sexuel avec un partenaire occasionnel, alors que les personnes déclarant avoir un seul partenaire sexuel représentent 21% des nouvelles infections.



« Ceci montre l’importance du risque d’être contaminé par le VIH même pour ceux qui sont fidèles. Le pays se trouve face à de nouveaux défis pour réduire le taux de contamination parce que la maladie déstabilise les familles et les couples » précise le rapport.



Le faible taux de circoncisions, dans la plupart du pays, et une mauvaise utilisation du préservatif, en particulier chez les couples discordants (dont l’un seulement des partenaires est séropositif) constituent d’autres facteurs de développement de l’épidémie en Zambie.



Bien que la Zambie ait enregistré des succès dans la prévention de la transmission mère – enfant (PMTCT), assurant un approvisionnement sanguin sain, et au travers de campagnes de communication sur les changements de comportements, les auteurs recommandent fortement de concentrer les prochains efforts de prévention sur l’abandon de pratiques courantes telles que celles d’avoir des partenaires multiples et de manière concomitante, ou d’avoir des relations sexuelles transactionnelles et intergénérationnelles.



« Avoir des partenaires multiples et simultanés constitue la cause principale d’infection au VIH en Zambie. Dans ces relations, l’utilisation appropriée et régulière du préservatif reste désespérément insuffisante en dépit d’une mise à disposition des préservatifs facilitée, et la plupart du temps gratuite. » a rappelé le Président Rupiah Banda lors de l’ouverture de la Convention Nationale de Prévention du VIH, la semaine dernière à Lusaka, et a appelé à davantage d’efforts concertés pour juguler les nouvelles contaminations.



Toutefois, le rapport précise que les besoins annuels sont estimés à 200 millions de préservatifs masculins et à 2 millions de préservatifs féminins alors que seulement 96 millions de préservatifs masculins et 500 000 préservatifs féminins sont actuellement disponibles.



Le Vice-Président George Kunda, quant à lui, tient la médiocre capacité des services de lutte contre le VIH/sida et la réticence à modifier les comportements à risques pour responsables du nombre élevé des nouvelles contaminations.



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