Des progrès vers l’accès universel, mais la route est encore longue – rapport

Le nombre de personnes vivant avec le VIH et bénéficiant d’un traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible et intermédiaire a été multiplié par 10 en cinq ans, pour atteindre quatre millions fin 2008, une avancée significative mais qui ne doit pas faire oublier que plus de la moitié des patients en attente de ces traitements n'en a toujours pas, selon un nouveau rapport des Nations Unies publié le 30 septembre.



Selon le rapport Towards Universal Access: Scaling up priority HIV/AIDS interventions in the health sector (Vers un accès universel: étendre les interventions prioritaires liées au VIH/SIDA dans le secteur de la santé), co-publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme commun des Nations Unies sur le sida (ONUSIDA), l’accélération de l’accès aux ARV a été particulièrement marquée au cours de l’année 2008 avec une augmentation de 36 pour cent, et s’est accompagnée d’autres progrès, comme l’extension des services de dépistage du VIH et de prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant.



Pourtant, le chemin vers l’accès universel est encore long puisque plus de cinq millions de personnes vivant avec le VIH dans les pays à revenu faible et intermédiaire attendent toujours d’avoir accès à ces traitements vitaux, tandis que les services de prévention restent inaccessibles à de nombreuses personnes. D’autre part, si le prix des ARV de première intention a fortement baissé au cours des dernières années, les médicaments de deuxième génération, dont ont besoin de plus en plus de patients, reste très élevé, selon ce 3ème rapport annuel des progrès internationaux vers l’accès universel au traitement et à la prévention du VIH d’ici 2010, l’un des Objectifs du millénaire pour le développement définis par les Nations Unies.



« Ce rapport montre que d’immenses progrès ont été faits … mais nous ne devons pas nous en tenir là », a dit dans un communiqué le docteur Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, appelant les gouvernements et les partenaires internationaux à « agir plus vite pour parvenir à l’accès universel ».



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