Le « wikipedia de l’eau » cherche des partenaires pour devenir multilingue

Akvo, un portail web libre sur l’eau et l’assainissement, recherche des partenaires et des personnes ou des organismes prêts à le soutenir pour l’aider à publier son contenu dans plusieurs langues.



« Akvo cible un grand nombre de petits projets d’approvisionnement en eau potable et en systèmes d’assainissement, menés dans les pays en voie de développement, pour recueillir des informations sur les technologies peu coûteuses employées dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, dans ces pays. Nous diffusons ces informations en ligne, sur un site web baptisé akvopedia, » a expliqué à IRIN Peter van der Linde, cofondateur et directeur des partenariats d’Akvo.org, à Istanbul, lors du cinquième Forum mondial sur l’eau (FME).



Akvo (« eau », en esperanto), a été créée il y a six mois dans le but d’aider les bailleurs et les activistes à financer des milliers de nouveaux projets menés dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. La société gère en outre Akvopedia, une plateforme qui permet aux utilisateurs d’uploader et de réviser des informations sur l’eau et l’assainissement.



« Voyez-le comme un Wikipedia : sa force, c’est que tout le monde peut y contribuer, » a noté le cofondateur d’Akvo.



Il s’agissait, selon M. Van der Linde, de permettre aux acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement de faire partager leurs expériences pertinentes, bonnes ou mauvaises, afin que la base de connaissances sur le sujet ne cesse de se développer et de s’améliorer. Toutefois, à l’heure actuelle, le contenu d’Akvo et d’Akvopedia n’est publié qu’en anglais, une limite à laquelle la société s’efforce de remédier, d’après M. van der Linde.



La barrière des langues



« Nous recherchons des organismes de soutien et des personnes qui souhaiteraient nous aider bénévolement … Nous nous associons avec des partenaires d’autres pays, tels que l’Inde, où nous avons un partenaire solide ; ils nous ont bien aidés à diffuser une partie de notre contenu là-bas, dans plusieurs langues. Nous avons besoin de ces types de partenaires pour nous aider à développer davantage notre contenu, » a-t-il indiqué.



Akvo compte parmi ses partenaires Margiet Samwel, coordinatrice Eau et assainissement pour Women in Europe for a Common Future (WECF), un réseau de 100 organisations de femmes et organismes environnementaux basés dans 40 pays d’Europe, de la région du Caucase et d’Asie centrale. Mme Samwel travaille avec des partenaires de mise en œuvre, en particulier dans certaines régions de l’ancienne Union soviétique ; selon son expérience, a-t-elle déclaré à IRIN au cours du FME, la question de la langue est cruciale.



« Certains de nos agents sur le terrain parlent l’anglais et le russe, mais peu de gens parlent anglais dans les ONG ?organisations non-gouvernementales et le grand public; donc, si une information importante n’est publiée en ligne qu’en anglais, ils ne peuvent pas vraiment l’utiliser. Ce serait vraiment bien de publier le contenu d’Akvopedia dans d’autres langues, » a-t-elle estimé.



A titre de mesure provisoire, Mme Samwel a suggéré aux utilisateurs potentiels d’essayer le service de traduction gratuit de Google, qui s’avère assez efficace et juste, a-t-elle dit.



at/ed