Un nouvel espoir pour 3 000 réfugiés palestiniens

Des réfugiés palestiniens, coincés dans deux camps de fortune à la frontière syro-irakienne, vont peut-être pouvoir rentrer dans les régions où ils s’étaient établis en Irak, et se voir offrir la protection des autorités irakiennes, a indiqué un haut diplomate palestinien, le 28 juillet.

« Le gouvernement irakien et les autorités palestiniennes sont en contact en vue d’assurer le rapatriement de ces réfugiés soit dans leur région d’origine [en Irak], soit dans d’autres régions d’Irak, et de [leur] offrir une protection et une aide humanitaire », a déclaré à IRIN Dalil al-Qasous, chargé d’affaires palestinien à Bagdad.

Selon M. al-Qasous, les deux camps comptent quelque 3 000 réfugiés palestiniens : environ 1 800 dans le camp d’al-Walid, du côté irakien de la frontière, et un millier à al-Tanf, dans un no man’s land situé entre l’Irak et la Syrie.

« Ces réfugiés continuent de vivre dans une situation humanitaire grave et subissent des souffrances quotidiennes, empirées par la chaleur de l’été, les tempêtes de sable et le manque de soins médicaux », a-t-il expliqué.

Selon M. el Qasous, la situation de sécurité s’est améliorée dans certaines régions d’Irak, « c’est pourquoi, nous envisageons de les réinstaller dans des zones sûres [en Irak] ».

Les réfugiés avaient déjà décliné une proposition de réinstallation au Soudan, invoquant des préoccupations de sécurité.

À la recherche d’une solution durable

Dans un communiqué du 15 juillet, l’organisation Refugees International, basée aux Etats-Unis, avait estimé que le relogement des réfugiés palestiniens au Soudan n’était « pas une solution durable », et appelé le gouvernement américain à les réinstaller de toute urgence.

« En relogeant les réfugiés palestiniens au Soudan, on n’offre pas à cette population le choix réel de se bâtir un foyer permanent et stable ; on ne fait que les déplacer d’une situation marginalisée à une autre », a dit Kristele Younès, avocate principale à Refugees International.

« La plupart de ces gens ont peur d’aller au Soudan, surtout maintenant que des plaintes ont été déposées à l’encontre du président soudanais par la Cour pénale internationale », a ajouté Mme Younès.

Quelque 34 000 Palestiniens apatrides vivaient en Irak, avant l’invasion du pays par une coalition menée par les Etats-Unis, en 2003 ; c’est à cette époque que les membres de cette communauté ont commencé à être persécutés par des groupes armés qui les accusaient d’être partisans du régime de Saddam Hussein.

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