Monrovia subit l’inondation la plus importante de son histoire

Les précipitations abondantes et soutenues qui sont tombées le 20 juillet sur Monrovia, capitale du Liberia, ont provoqué la plus grave inondation de l’histoire de la ville et contraint près de 1 000 personnes à quitter leur domicile, ont expliqué à IRIN des responsables libériens.

Dimanche toute la journée, les résidents des secteurs de l’est de la ville, y compris de Paynesville, Townhalk, King Gray, Fish Market et d’autres communautés, ont pu être aperçus en train de récupérer chez eux leurs effets personnels, tels que des matelas, des vêtements et des casseroles.

À la fin de la journée, l’eau avait bloqué les voies de circulation de la zone, et les sauveteurs dépêchés par le gouvernement circulaient à bord d’embarcations pour évacuer les personnes occupant toujours la zone sinistrée.

« Actuellement, les ministères de la Santé et des Affaires intérieures ainsi que la Croix-Rouge participent à l’évacuation des résidents touchés par l’inondation vers des endroits plus sûrs. Le gouvernement a décidé d’abriter à titre temporaire ces résidents dans les écoles avoisinantes », a indiqué Bernice Dahn, chef du service médical du Liberia, à IRIN le 21 juillet.

« Avec près de 1 000 personnes déplacées, c’est l’inondation la plus importante qu’ait jamais connue la ville », a-t-elle ajouté.

Les météorologues ont annoncé que l’ensemble de la région d’Afrique de l’Ouest subirait probablement des taux de précipitations supérieurs à la moyenne en 2008. Des inondations se sont d’ores et déjà produites cette année dans des pays tels que le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

Jérôme Nyenka, directeur exécutif intérimaire de l’Agence de protection de l’environnement du Liberia (EPA), a toutefois affirmé à IRIN que l’inondation de Monrovia était tout autant attribuable à ce qu’il a appelé « l’empiètement des habitations humaines sur les zones marécageuses » qu’au niveau de précipitations.

« Cette fois-ci, nous avons été en mesure de conclure que les zones sinistrées sont des marécages. Les constructions édifiées sur ces terrains ont empêché l’écoulement de l’eau et provoqué l’inondation », a-t-il dit.

D’après Mme Dahn, le ministère de la Santé a d’ores et déjà pris contact avec plusieurs des organisations d’aide humanitaire ayant des équipes à Monrovia afin de coordonner l’aide apportée aux personnes sinistrées.

ak/nr/db/ail