De l’eau potable pour 25 000 personnes

Pour tenter de mettre fin au manque d’eau, problème persistant des habitants pauvres des régions rurales de Djibouti, le gouvernement et une agence des Nations Unies financent un projet qui devrait fournir de l’eau potable à environ 25 000 personnes.

Djibouti, un Etat semi-désertique de la corne de l’Afrique, traverse fréquemment des périodes de disette et la majorité de son eau lui vient de sources souterraines auxquelles la plupart des communautés rurales ont du mal à avoir accès.

Le nouveau projet, qui devrait s’achever en 2008, est financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le ministère de l’Agriculture de Djibouti.

Il va augmenter la capacité des 62 pompes à injection diesel, qui tombent en panne régulièrement, grâce à des nouvelles pompes à énergie solaire, selon Ahmedou Ould Sidi, un spécialiste de l’eau et de l’assainissement pour l’UNICEF à Djibouti.

« L’avantage de l’énergie solaire par rapport à l’énergie thermale est qu’elle est beaucoup moins chère et qu’elle nécessite moins d’entretien », a dit Omar Habib, spécialiste de la communication pour l’UNICEF.

Les communautés seront chargées de gérer et d’entretenir le projet hydraulique, a dit M. Habib.

« Nous voulons que les gens participent et s’approprient ces stations de pompage. Le rôle du gouvernement sur le long terme doit être aussi restreint que possible », a-t-il ajouté.

Le projet devrait profiter aux habitants de 45 villages et à leurs 40 000 têtes de bétail.

« Le programme d’approvisionnement en eau va aider à améliorer les conditions de vie de beaucoup d’enfants et de femmes et permettre d’atteindre les indicateurs prioritaires conformément aux objectifs du millénaire pour le développement en matière d’eau et d’assainissement », a noté Aloys Kamuragiye, représentant de l’UNICEF à Djibouti dans un communiqué.

Selon les estimations de l’UNICEF, 1,5 million d’enfants meurent chaque année de maladies liées au manque d’accès à l’eau potable, aux conditions sanitaires insatisfaisantes et à une mauvaise hygiène.

En juin, une agence de prévention des crises alimentaires a rapporté que les bergers dans les régions intérieures trouvaient de plus en plus difficile de s’alimenter et que les conditions d’élevage du bétail se détérioraient à cause de l’arrivée tardive des pluies, qui ont normalement lieu entre mars et mai.

Ces pluies courtes ont commencé à tomber à l’intérieur du pays avec six semaines de retard, et les pluies de mi-avril étaient faibles.

En temps normal les pluies constituent un répit après la saison sèche qui dure d’octobre à février, surtout dans le nord-ouest du pays et près de la frontière du sud-est, des zones qui dépendent des pâturages pour survivre, a dit le réseau de prévention des crises alimentaires.

A cause de la sécheresse prolongée, les pâturages et l’eau disponibles sont en dessous de la normale, le bétail montre des signes de détresse et la production de lait s’est effondrée en dessous des niveaux normaux.

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