Le président sortant revendique la victoire aux élections présidentielles

Le président sortant, Pedro Pires, a annoncé lundi sa victoire aux élections présidentielles et sa réélection à la tête du Cap Vert, un petit Etat insulaire d’Afrique de l’ouest de moins de 500 000 habitants, situé dans l’océan Atlantique, à environ 450 km des côtes sénégalaises.

Le scrutin s’est déroulé dimanche dans cette ancienne colonie portugaise et les résultats provisoires annoncés lundi donnent le président sortant vainqueur avec 51,1 pour cent de votes.

Dans la déclaration prononcée pour célébrer sa victoire, M. Pires a promis de respecter tous ses engagements électoraux, notamment sa détermination à résoudre le problème de la pauvreté et du chômage.

« Je voudrais réaffirmer ici l’engagement pris devant les hommes et les femmes du Cap Vert, ma détermination à honorer toutes les promesses que j’ai faites pendant la campagne électorale et à réunir toutes les conditions pour que le Cap Vert soit stable et gagne toujours. Le Cap Vert doit toujours gagner ! », a déclaré M. Pires sur les ondes de la télévision portugaise.

Mais en attendant la proclamation des résultats définitifs, son principal adversaire, Carlos Veiga, ne s’avoue pas encore vaincu.

Lors des précédentes élections présidentielles de 2001, M. Veiga, la cinquantaine, fondateur du Mouvement pour la démocratie (MPD), avait été battu par M. Pires de 17 voix seulement.

Quelque 325 000 citoyens cap verdiens s’étaient inscrits sur les listes électorales, vingt pour cent d’entre eux vivant au Portugal et aux Etats-Unis.

M. Pires, ex-combattant du mouvement de libération de la tutelle portugaise, avait occupé les fonctions de Premier ministre, après l’accession de son pays à l’indépendance en 1975 jusqu’en 1991, année où son parti, le Parti Africain pour l’indépendance du Cap Vert, perdait pour la première fois les élections législatives.

Le Cap Vert est un pays pauvre en ressources naturelles, très dépendant de l’aide internationale et des importants de denrées alimentaires. Dans les années 1990, une succession de sécheresses avait causé la mort de milliers de personnes et contraint de nombreux habitants à émigrer.

Aujourd’hui, le nombre de cap verdiens vivant à l’étranger est supérieur à celui des habitants vivant sur l’ensemble des îles volcaniques qui composent l’archipel du Cap Vert.