La France accorde un million d'euros pour appuyer le désarmement

Le Gouvernement français a accepté, jeudi, de mettre à la disposition du
Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) la somme d'un
million d'euros (1,05 million de dollars des États-Unis) pour appuyer le processus de désarmement et de démobilisation en République démocratique du Congo (RDC).

L'ambassadeur de France en RDC, Georges Serre, et le Représentant résident adjoint du PNUD en RDC, Kwafu Abrefa, ont signé la convention de mise à disposition de ce montant, jeudi, dans la capitale de la RDC, Kinshasa.

La Mission de l'ONU en RDC (MONUC) doit mettre à exécution le processus de désarmement et de démobilisation, qui comprendra notamment le rapatriement et la réintégration des ex-combattants dans la société congolaise. Le porte-parole adjoint de la Mission des Nations Unies, Mounoubayi Madnodje, a expliqué à IRIN que 200 000 euros sont immédiatement disponibles pour le
fonctionnement du centre d'accueil des candidats à la démobilisation. Ce
centre a été ouvert par la MONUC en décembre 2002 à Lubéro, dans la province du Sud-Kivu (est de la RDC).

La Mission estime à près de 13 000 le nombre des combattants étrangers se
trouvant en territoire congolais. "Il faut compter à peu près 12 000
Rwandais. Les Ougandais ne sont pas en nombre important en RDC. Le reste est composé de Burundais", a précisé M. Madnodje.

Les Nations Unies ont déjà rapatrié 750 ex-combattants rwandais depuis le
début du processus de démobilisation. L'Afrique du Sud, qui assure la
vérification de l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda, a rapatrié 35 Rwandais de plus, mardi dernier, dans des villages proches de la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu (est du pays).