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ERYTHRÉE: De graves violations des droits humains – rapport
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Le président érythréen Isaias Afewerki.
NAIROBI, 25 mars 2008 (IRIN) - La performance du gouvernement érythréen en matière de droits humains est restée peu brillante l’année dernière, tandis que les autorités continuaient de commettre de nombreux abus graves, selon un rapport publié par le Bureau américain pour la démocratie, les droits humains et le travail.
L’Erythrée a néanmoins rejeté les conclusions de ce rapport, motivé, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, « par des considérations politiques et rempli, comme cela a déjà été le cas les années précédentes, de rumeurs sans fondement, de sous-entendus, d’exagérations et d’inventions pures et simples ».
Le rapport, publié le 11 mars, cite parmi les abus commis en 2007 : la réduction du droit des citoyens de changer de gouvernement par un processus démocratique ; les délits d’homicide commis par les forces de sécurité, la torture et les passages à tabac, parfois mortels, infligés aux détenus.
Le rapport fait également état de l’arrestation des individus qui se soustraient au service militaire – dont certains seraient morts en détention des suites de maltraitances - et des tortures qui leur sont infligées, ainsi que de conditions d’emprisonnement déplorables et dangereuses.
Les arrestations et les détentions arbitraires, notamment des familles desdits déserteurs, l’ingérence de l’exécutif dans le judiciaire et l’usage d’un système de tribunaux spéciaux qui limite les jugements en bonne et due forme ; les violations du droit à la vie privée, et le rassemblement de jeunes hommes et de jeunes femmes pour les besoins du service militaire sont autant d’autres violations, citées dans le rapport.
Arrêtés en 2001, sort inconnu
« On ignore toujours où se trouvent 11 hauts [responsables] et membres de l’Assemblée nationale, ainsi que plusieurs journalistes et employés de missions diplomatiques, arrêtés par le gouvernement en 2001 », peut-on lire dans le rapport.
« Des informations non confirmées indiquent qu’une de ces 11 personnes serait morte en détention ces dernières années, et que le reste aurait été placé en isolement cellulaire. Selon d’autres informations non confirmées, Fessahaye « Joshua » Yohannes, un journaliste détenu depuis 2001, serait également mort de cause inconnue, en détention ».
Le rapport fait aussi état de restrictions strictes des libertés civiles élémentaires, notamment de la liberté de la presse, de la liberté d’expression, de réunion, d’association et de religion, en particulier pour les groupes religieux que le gouvernement n’approuve pas ; de restrictions à la liberté de circuler et de voyager des diplomates, du personnel des organisations humanitaires et de développement, et de la Mission des Nations Unies en Erythrée et en Ethiopie ; et de restrictions des activités menées par les organisations non-gouvernementales (ONG).
« Les femmes ont été victimes de maltraitances et de discrimination sociétales ; de mutilations génitales féminines couramment pratiquées ; les membres de l’ethnie des Kunamas ont également fait l’objet de discrimination de la part du gouvernement et de la société ; une discrimination sociétale répandue, fondée sur l’orientation sexuelle, a été observée, et les personnes atteintes de VIH/SIDA auraient également été victimes de discrimination. Quant aux droits des travailleurs, ils ont aussi été limités », indique le rapport.
L’Erythrée, un pays de la Corne de l’Afrique qui compte 3,6 millions d’habitants, a interdit le décollage des hélicoptères des Nations Unies en 2005 et imposé des restrictions de circulation strictes. Ces conditions de travail, de plus en plus difficiles, ont depuis lors contraint les Nations Unies à réinstaller la majeure partie de leurs casques bleus à l’étranger.
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:
Droits de l'homme
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Le président érythréen Isaias Afewerki.
NAIROBI, 25 mars 2008 (IRIN) - La performance du gouvernement érythréen en matière de droits humains est restée peu brillante l’année dernière, tandis que les autorités continuaient de commettre de nombreux abus graves, selon un rapport publié par le Bureau américain pour la démocratie, les droits humains et le travail.
L’Erythrée a néanmoins rejeté les conclusions de ce rapport, motivé, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, « par des considérations politiques et rempli, comme cela a déjà été le cas les années précédentes, de rumeurs sans fondement, de sous-entendus, d’exagérations et d’inventions pures et simples ».
Le rapport, publié le 11 mars, cite parmi les abus commis en 2007 : la réduction du droit des citoyens de changer de gouvernement par un processus démocratique ; les délits d’homicide commis par les forces de sécurité, la torture et les passages à tabac, parfois mortels, infligés aux détenus.
Le rapport fait également état de l’arrestation des individus qui se soustraient au service militaire – dont certains seraient morts en détention des suites de maltraitances - et des tortures qui leur sont infligées, ainsi que de conditions d’emprisonnement déplorables et dangereuses.
Les arrestations et les détentions arbitraires, notamment des familles desdits déserteurs, l’ingérence de l’exécutif dans le judiciaire et l’usage d’un système de tribunaux spéciaux qui limite les jugements en bonne et due forme ; les violations du droit à la vie privée, et le rassemblement de jeunes hommes et de jeunes femmes pour les besoins du service militaire sont autant d’autres violations, citées dans le rapport.
Arrêtés en 2001, sort inconnu
« On ignore toujours où se trouvent 11 hauts [responsables] et membres de l’Assemblée nationale, ainsi que plusieurs journalistes et employés de missions diplomatiques, arrêtés par le gouvernement en 2001 », peut-on lire dans le rapport.
« Des informations non confirmées indiquent qu’une de ces 11 personnes serait morte en détention ces dernières années, et que le reste aurait été placé en isolement cellulaire. Selon d’autres informations non confirmées, Fessahaye « Joshua » Yohannes, un journaliste détenu depuis 2001, serait également mort de cause inconnue, en détention ».
Le rapport fait aussi état de restrictions strictes des libertés civiles élémentaires, notamment de la liberté de la presse, de la liberté d’expression, de réunion, d’association et de religion, en particulier pour les groupes religieux que le gouvernement n’approuve pas ; de restrictions à la liberté de circuler et de voyager des diplomates, du personnel des organisations humanitaires et de développement, et de la Mission des Nations Unies en Erythrée et en Ethiopie ; et de restrictions des activités menées par les organisations non-gouvernementales (ONG).
« Les femmes ont été victimes de maltraitances et de discrimination sociétales ; de mutilations génitales féminines couramment pratiquées ; les membres de l’ethnie des Kunamas ont également fait l’objet de discrimination de la part du gouvernement et de la société ; une discrimination sociétale répandue, fondée sur l’orientation sexuelle, a été observée, et les personnes atteintes de VIH/SIDA auraient également été victimes de discrimination. Quant aux droits des travailleurs, ils ont aussi été limités », indique le rapport.
L’Erythrée, un pays de la Corne de l’Afrique qui compte 3,6 millions d’habitants, a interdit le décollage des hélicoptères des Nations Unies en 2005 et imposé des restrictions de circulation strictes. Ces conditions de travail, de plus en plus difficiles, ont depuis lors contraint les Nations Unies à réinstaller la majeure partie de leurs casques bleus à l’étranger.
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