English
|
عربي
|
Mobile
|
A propos d’IRIN
vendredi 24 mai 2013
Recherche avancée
nouvelles et analyses humanitaires
Un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies
- Tous les pays -
Afrique du Sud
Afghanistan
Angola
Bangladesh
Bénin
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cameroun
Cap vert
Colombie
Comores
Congo
Côte d'Ivoire
Djibouti
Egypte
Erythrée
Ethiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Haïti
Indonésie
Irak
Iran
Israël
Jordanie
Kenya
Kirghizistan
Laos
Lesotho
Liban
Liberia
Libye
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Maurice
Mozambique
Myanmar
Namibie
Népal
Niger
Nigeria
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
RDC
République Centrafricaine
Rwanda
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Soudan
Soudan du Sud
Sri Lanka
Swaziland
Syrie
Tadjikistan
Tanzanie
Tchad
Thaïlande
Timor-Leste
Togo
TPO
Turkménistan
Vietnam
Yémen
Zambie
Zimbabwe
Inscrivez-vous à nos alertes email
|
Connexion
Analyses
Monde
Afrique
PAGE D’ACCUEIL - AFRIQUE
AFRIQUE DE L'EST
Kenya
Soudan du Sud
Soudan
Tanzanie
Ouganda
GRANDS LACS
Burundi
République Centrafricaine
Congo
RDC
Rwanda
CORNE DE L'AFRIQUE
Djibouti
Erythrée
Ethiopie
Somalie
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud
Angola
Botswana
Comores
Lesotho
Madagascar
Malawi
Maurice
Mozambique
Namibie
Seychelles
Swaziland
Zambie
Zimbabwe
AFRIQUE DE L'OUEST
Bénin
Burkina Faso
Cameroun
Cap vert
Côte d'Ivoire
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Liberia
Mali
Mauritanie
Niger
Nigeria
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Sierra Leone
Tchad
Togo
Film:
Sables mouvants
Fux RSS - Afrique
Asie
PAGE D’ACCUEIL - ASIE
Afghanistan
Bangladesh
Cambodge
Indonésie
Iran
Kirghizistan
Laos
Myanmar
Népal
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
Sri Lanka
Tadjikistan
Thaïlande
Timor-Leste
Turkménistan
Vietnam
Film:
Guerre civile au Népal
Flux RSS - Asie
Moyen-Orient
PAGE D’ACCUEIL - MOYEN ORIENT
Egypte
Irak
Israël
Jordanie
Liban
Libye
OPT
Syrie
Yémen
L'Echo de la guerre
Flux RSS - Moyen Orient
PlusNews
Dossiers
L’Irak 10 ans après - Aperçu de la situation humanitaire
Renforcer la résilience
L’Humanitaire dans un monde qui s’urbanise
Nos Vies - Guide de survie
Film
Photo
Hebdo
Thèmes
Catastrophes naturelles
Démocratie et gouvernance
Droits de l'homme
Eau et Assainissement
Economie
Education
Egalité entre les sexes
Enfant
Environnement
Paix et sécurité
Politique
Réduction des risques de catastrophes
Réfugiés et déplacés
Santé et nutrition
Sécurité alimentaire
Sécurité
Urbanisation
VIH/SIDA
Lire l'article en:
English
Briefing: Crise humanitaire dans les monts Nouba
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Salma Elwardany/IRIN
Le conflit a détruit de nombreux foyers et entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes (photo d’archives)
MONTS NOUBA/NAIROBI, 18 février 2013 (IRIN) - Le conflit qui perdure dans les États soudanais du Sud-Kordofan et du Nil Bleu continue de présenter un défi important pour les organisations d’aide humanitaire qui oeuvrent dans la région. Celles-ci affirment que l’accès doit leur être accordé de toute urgence pour qu’elles puissent répondre aux besoins humanitaires de centaines de milliers de personnes.
IRIN propose ci-dessous un aperçu de la situation humanitaire et des perspectives de paix dans la région.
Qui sont les parties au conflit ?
Les affrontements, qui ont commencé en
juin 2011
dans les monts Nouba, une région du Sud-Kordofan, opposent l’armée soudanaise et les rebelles du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (MPLS-N).
Le Sud-Kordofan a été un terrain de bataille crucial pendant la guerre civile qui a déchiré le Soudan entre 1983 et 2005. De nombreux habitants des monts Nouba soutenaient les rebelles de l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS) qui est devenue, depuis, l’armée officielle du Soudan du Sud.
Le Soudan du Sud a pu tenir un
référendum
sur son indépendance, mais le MPLS-N dit qu’il est toujours marginalisé par Khartoum. Les rebelles du MPLS-N ont également exprimé leur frustration face aux « consultations populaires » auxquelles ont eu droit les habitants des États du Sud-Kordofan et du Nil Bleu pour déterminer ce qu’ils souhaitent pour l’avenir. Ils estiment que ce processus n’a pas permis de garantir les droits de leur communauté. Ils ont ainsi refusé de remettre leurs armes aux forces gouvernementales, qu’ils considèrent comme hostiles.
Le Soudan a accusé le Soudan du Sud de soutenir le MPLS-N, ce que le gouvernement de Juba et les rebelles ont nié.
Quelle est la situation humanitaire ?
Selon les Nations Unies, plus de 200 000 habitants des États du Sud-Kordofan et du Nil Bleu
ont fui
au Soudan du Sud et en Éthiopie. On s’inquiète surtout des accusations de
bombardements aériens « indiscriminés »
par la Force aérienne soudanaise et les
tirs d’obus
par les deux camps dans les deux États soudanais.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), les affrontements ont déplacé ou gravement affecté quelque 275 000 personnes dans les régions du Sud-Kordofan et du Nil Bleu, contrôlées par le gouvernement, et 420 000 autres dans les zones occupées par les rebelles. « Les forces gouvernementales ont attaqué des villages, pillé et incendié des biens appartenant à des civils, détenu arbitrairement des civils et agressé et violé des filles et des femmes », indique un rapport publié en décembre 2012 par
Human Rights Watch
(HRW).
D’après le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), environ 300 réfugiés soudanais du Sud-Kordofan traversent chaque jour la frontière pour se rendre au Soudan du Sud. La plupart d’entre eux se dirigent vers Yida, le plus important camp de réfugiés de l’État sud-soudanais d’Unité, qui accueille environ 61 000 réfugiés soudanais.
Les infrastructures des
camps
de l’État d’Unité sont soumises à de fortes pressions en raison de l’afflux croissant de réfugiés. Le
HCR
a récemment annoncé qu’il ouvrirait un nouveau camp en mars afin de faire face à l’arrivée potentielle de quelque 60 000 réfugiés pendant la première moitié de 2013. Selon l’organisation, le camp de Yida sera probablement confronté à certains problèmes pendant la prochaine saison des pluies, qui s’étend sur une période de six mois. En 2012, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a dû avoir recours à de coûteux largages d’aide alimentaire après que les pluies eurent rendu les routes impraticables.
Depuis le siège des Nations Unies, à New York, le directeur de la Division réponse et coordination de l’OCHA John Ging a dit, en janvier, que de nombreux habitants du Sud-Kordofan et du Nil Bleu étaient contraints de se nourrir de racines et de feuilles en raison de l’absence d’aide humanitaire. Selon l’OCHA, l’ONG Save the Children Suède a examiné 81 062 enfants de moins de cinq ans depuis janvier 2012. L’organisation a identifié 3 490 cas de malnutrition aiguë sévère et 10 287 cas de malnutrition aiguë modérée.
Qui empêche l’accès des acteurs humanitaires ?
M. Ging a dit que la situation était « épouvantable » et que le manque de volonté politique du gouvernement soudanais et des rebelles était à l’origine des souffrances des civils et des problèmes d’accès des travailleurs humanitaires. Il a ajouté qu’il y aurait d’autres victimes et d’autres déplacés si les opérations des organisations d’aide humanitaire continuaient d’être entravées.
Photo:
Hannah McNeish/IRIN
L’afflux de réfugiés dans l’État sud-soudanais d’Unité pèse lourdement sur les services existants (photo d’archives)
En août 2012, le gouvernement de Khartoum et le MPLS-N ont signé un mémorandum de compréhension avec un groupe de médiation tripartite regroupant l’Union africaine, la Ligue des États arabes et les Nations Unies. Les acteurs humanitaires ont cependant dit que le délai de trois mois accordé pour la mise en oeuvre de l’accord avait expiré sans que le MPLS-N ou le gouvernement soudanais autorise l’accès ou la distribution d’une aide d’urgence dans les États du Sud-Kordofan et du Nil Bleu.
Le gouvernement et ses partenaires humanitaires ont réussi, notamment grâce à l’intervention de la Société du Croissant-Rouge soudanais, à fournir aux habitants des semences, des outils, des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement et des soins de santé. Ils ont, entre autres choses, vacciné des centaines de milliers de personnes dans les régions du Sud-Kordofan et du Nil Bleu contrôlées par le gouvernement. Les habitants des zones occupées par les rebelles ont cependant reçu une aide très limitée. Selon les informations transmises récemment par les médias, les populations de ces régions souffrent en effet de pénuries importantes de nourriture, d’eau et de
médicaments
.
Dans une
lettre
adressée aux leaders de la communauté internationale et datée de novembre 2012, les leaders du peuple nubien ont écrit : « Nous n’avons aucun moyen d’obtenir des vivres, des médicaments ou d’autres produits de première nécessité et nous n’avons pas accès aux services de santé. Nous regardons autour de nous ce qui reste de nos foyers et nous voyons la faim et la maladie affaiblir nos parents et amis. Partout où nous regardons, nous voyons des enfants, des personnes âgées et d’autres personnes vulnérables étendues par terre, impuissantes. »
« Il est très difficile de répondre à nos enfants lorsqu’ils nous demandent : ‘Le reste du monde est-il au courant de ce que nous endurons ? Pourquoi n’y a-t-il personne qui se soucie de notre sort ?’ »
Quelques ONG ont réussi à mettre sur pied des opérations d’aide transfrontalières en passant par le Soudan du Sud. Si ces opérations ont permis d’apporter aux habitants de ces régions une aide dont ils ont grand besoin, les Nations Unies estiment toutefois qu’elles ne sont pas idéales, car elles placent le personnel des ONG en situation de risque et ne permettent pas la fourniture transparente d’une aide basée sur l’évaluation des besoins.
Le 10 février, Mashood Adebayo Baderin, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Soudan, a
exhorté
le gouvernement soudanais à « lui permettre d’accéder à l’ensemble du territoire, en particulier au Darfour, au Sud-Kordofan et au Nil Bleu » afin d’évaluer la situation des droits de l’homme dans ces États.
En novembre 2012, un haut fonctionnaire du gouvernement soudanais a reconnu l’existence de besoins humanitaires dans les deux États, notamment en matière d’approvisionnement en eau et de services de santé, mais a nié la réalité de la crise qui ébranle la région.
Quelle est la voie à suivre ?
En janvier, une coalition de plus de 350 organisations de la société civile a exhorté les leaders du Soudan et du Soudan du Sud à agir pour améliorer la situation humanitaire dans les États du Sud-Kordofan et du Nil Bleu et à trouver une solution à long terme au conflit.
« La situation est désormais trop critique pour laisser les civils être les otages d’une intransigeance politique encore plus marquée », indique la déclaration présentée au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. « Seule une pression politique unifiée, continue et de haut niveau permettra de sortir de l’impasse. »
Le
Panel de haut niveau de l’Union africaine pour le Soudan
, dirigé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, a récemment publié un rapport exhortant le gouvernement soudanais et le MPLS-N à « entamer des négociations directes afin de chercher une solution politique au conflit ». Il a également appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies à réitérer ses appels en faveur d’une aide humanitaire immédiate et inconditionnelle pour les communautés affectées du Sud-Kordofan et du Nil Bleu.
Le rapport indique par ailleurs que « si l’une des deux parties persiste à entraver la fourniture d’une telle aide, le Conseil [de sécurité] ne pourra pas décourager la mise en oeuvre d’opérations d’aide humanitaire qui ne respectent pas nécessairement de manière rigoureuse les principes d’impartialité et de transparence ».
S’il n’y a eu aucun pourparler direct jusqu’à présent, les
informations transmises récemment par les médias
indiquent que Khartoum et certaines factions du MPLS-N pourraient être disposés à engager des négociations.
kr/pm/rz –gd/amz
Theme (s)
:
Paix et sécurité
,
Réfugiés et déplacés
,
Sécurité
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
Partager l’article
Commentaire
votre commentaire
Do not fill this textbox.
FeedBackSuccess
Dernières Nouvelles
Offensive anti-Boko Haram au Nigeria
Des réformes pour réduire les inégalités
Trouver la sécurité en ville
Élections aux Philippines
Les conflits fonciers au Liberia
Le fardeau du paludisme en RDC
La réalisation de Hyogo 2
Partager l’article
Articles associés
Analyse: La situation difficile des demandeurs d’asile et des réfugiés LGBTI
Mary Venerato Laki, rapatriée du Soudan du Sud : « Nous voulons retourner dans notre propre pays »
Le conflit et les rapatriés menacent la sécurité alimentaire au Soudan du Sud
La reprise des combats aggrave la crise au Darfour
Au Tchad, l’insécurité régionale accroît les besoins humanitaires
PLUS SUR SECURITY
Travail humanitaire dans les bidonvilles
Le coût de la peur
« On ne peut pas toujours appliquer les règles » – Rebelles syriens et DHI
Briefing: Vers des solutions internes à la crise en RDC
La fréquentation scolaire souffre des attaques de Boko Haram dans l’État de Borno
DIAPORAMA
Trois ans après : Larmes vives et volonté de fer
FILM
A la recherche de la stabilité
Dernières Analyses
Les Nigérians fuient les affrontements entre l’armée et Boko Haram
La réalisation du traité de prévention des catastrophes Hyogo 2
« On ne peut pas toujours appliquer les règles » – Rebelles syriens et DHI
Analyse: Aider les travailleurs humanitaires locaux à se bâtir une carrière intéressante
Briefing: La mission intégrée des Nations Unies en Somalie
Analyse: Inciter les gouvernements à financer la RRC
Les Plus Lus
Les Nigérians fuient les affrontements entre l’armée et Boko Haram
L'évolution des conflits fonciers au Liberia
Premiers pas des rebelles musulmans philippins vers le pouvoir
Trouver la sécurité en ville
Un rapport réclame des réformes radicales pour réduire les inégalités
Lire l'article en:
Français
Briefing: Crise humanitaire dans les monts Nouba
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Salma Elwardany/IRIN
Le conflit a détruit de nombreux foyers et entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes (photo d’archives)
MONTS NOUBA/NAIROBI, 18 février 2013 (IRIN) - Le conflit qui perdure dans les États soudanais du Sud-Kordofan et du Nil Bleu continue de présenter un défi important pour les organisations d’aide humanitaire qui oeuvrent dans la région. Celles-ci affirment que l’accès doit leur être accordé de toute urgence pour qu’elles puissent répondre aux besoins humanitaires de centaines de milliers de personnes.
IRIN propose ci-dessous un aperçu de la situation humanitaire et des perspectives de paix dans la région.
Qui sont les parties au conflit ?
Les affrontements, qui ont commencé en
juin 2011
dans les monts Nouba, une région du Sud-Kordofan, opposent l’armée soudanaise et les rebelles du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (MPLS-N).
Le Sud-Kordofan a été un terrain de bataille crucial pendant la guerre civile qui a déchiré le Soudan entre 1983 et 2005. De nombreux habitants des monts Nouba soutenaient les rebelles de l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS) qui est devenue, depuis, l’armée officielle du Soudan du Sud.
Le Soudan du Sud a pu tenir un
référendum
sur son indépendance, mais le MPLS-N dit qu’il est toujours marginalisé par Khartoum. Les rebelles du MPLS-N ont également exprimé leur frustration face aux « consultations populaires » auxquelles ont eu droit les habitants des États du Sud-Kordofan et du Nil Bleu pour déterminer ce qu’ils souhaitent pour l’avenir. Ils estiment que ce processus n’a pas permis de garantir les droits de leur communauté. Ils ont ainsi refusé de remettre leurs armes aux forces gouvernementales, qu’ils considèrent comme hostiles.
Le Soudan a accusé le Soudan du Sud de soutenir le MPLS-N, ce que le gouvernement de Juba et les rebelles ont nié.
Quelle est la situation humanitaire ?
Selon les Nations Unies, plus de 200 000 habitants des États du Sud-Kordofan et du Nil Bleu
ont fui
au Soudan du Sud et en Éthiopie. On s’inquiète surtout des accusations de
bombardements aériens « indiscriminés »
par la Force aérienne soudanaise et les
tirs d’obus
par les deux camps dans les deux États soudanais.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), les affrontements ont déplacé ou gravement affecté quelque 275 000 personnes dans les régions du Sud-Kordofan et du Nil Bleu, contrôlées par le gouvernement, et 420 000 autres dans les zones occupées par les rebelles. « Les forces gouvernementales ont attaqué des villages, pillé et incendié des biens appartenant à des civils, détenu arbitrairement des civils et agressé et violé des filles et des femmes », indique un rapport publié en décembre 2012 par
Human Rights Watch
(HRW).
D’après le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), environ 300 réfugiés soudanais du Sud-Kordofan traversent chaque jour la frontière pour se rendre au Soudan du Sud. La plupart d’entre eux se dirigent vers Yida, le plus important camp de réfugiés de l’État sud-soudanais d’Unité, qui accueille environ 61 000 réfugiés soudanais.
Les infrastructures des
camps
de l’État d’Unité sont soumises à de fortes pressions en raison de l’afflux croissant de réfugiés. Le
HCR
a récemment annoncé qu’il ouvrirait un nouveau camp en mars afin de faire face à l’arrivée potentielle de quelque 60 000 réfugiés pendant la première moitié de 2013. Selon l’organisation, le camp de Yida sera probablement confronté à certains problèmes pendant la prochaine saison des pluies, qui s’étend sur une période de six mois. En 2012, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a dû avoir recours à de coûteux largages d’aide alimentaire après que les pluies eurent rendu les routes impraticables.
Depuis le siège des Nations Unies, à New York, le directeur de la Division réponse et coordination de l’OCHA John Ging a dit, en janvier, que de nombreux habitants du Sud-Kordofan et du Nil Bleu étaient contraints de se nourrir de racines et de feuilles en raison de l’absence d’aide humanitaire. Selon l’OCHA, l’ONG Save the Children Suède a examiné 81 062 enfants de moins de cinq ans depuis janvier 2012. L’organisation a identifié 3 490 cas de malnutrition aiguë sévère et 10 287 cas de malnutrition aiguë modérée.
Qui empêche l’accès des acteurs humanitaires ?
M. Ging a dit que la situation était « épouvantable » et que le manque de volonté politique du gouvernement soudanais et des rebelles était à l’origine des souffrances des civils et des problèmes d’accès des travailleurs humanitaires. Il a ajouté qu’il y aurait d’autres victimes et d’autres déplacés si les opérations des organisations d’aide humanitaire continuaient d’être entravées.
Photo:
Hannah McNeish/IRIN
L’afflux de réfugiés dans l’État sud-soudanais d’Unité pèse lourdement sur les services existants (photo d’archives)
En août 2012, le gouvernement de Khartoum et le MPLS-N ont signé un mémorandum de compréhension avec un groupe de médiation tripartite regroupant l’Union africaine, la Ligue des États arabes et les Nations Unies. Les acteurs humanitaires ont cependant dit que le délai de trois mois accordé pour la mise en oeuvre de l’accord avait expiré sans que le MPLS-N ou le gouvernement soudanais autorise l’accès ou la distribution d’une aide d’urgence dans les États du Sud-Kordofan et du Nil Bleu.
Le gouvernement et ses partenaires humanitaires ont réussi, notamment grâce à l’intervention de la Société du Croissant-Rouge soudanais, à fournir aux habitants des semences, des outils, des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement et des soins de santé. Ils ont, entre autres choses, vacciné des centaines de milliers de personnes dans les régions du Sud-Kordofan et du Nil Bleu contrôlées par le gouvernement. Les habitants des zones occupées par les rebelles ont cependant reçu une aide très limitée. Selon les informations transmises récemment par les médias, les populations de ces régions souffrent en effet de pénuries importantes de nourriture, d’eau et de
médicaments
.
Dans une
lettre
adressée aux leaders de la communauté internationale et datée de novembre 2012, les leaders du peuple nubien ont écrit : « Nous n’avons aucun moyen d’obtenir des vivres, des médicaments ou d’autres produits de première nécessité et nous n’avons pas accès aux services de santé. Nous regardons autour de nous ce qui reste de nos foyers et nous voyons la faim et la maladie affaiblir nos parents et amis. Partout où nous regardons, nous voyons des enfants, des personnes âgées et d’autres personnes vulnérables étendues par terre, impuissantes. »
« Il est très difficile de répondre à nos enfants lorsqu’ils nous demandent : ‘Le reste du monde est-il au courant de ce que nous endurons ? Pourquoi n’y a-t-il personne qui se soucie de notre sort ?’ »
Quelques ONG ont réussi à mettre sur pied des opérations d’aide transfrontalières en passant par le Soudan du Sud. Si ces opérations ont permis d’apporter aux habitants de ces régions une aide dont ils ont grand besoin, les Nations Unies estiment toutefois qu’elles ne sont pas idéales, car elles placent le personnel des ONG en situation de risque et ne permettent pas la fourniture transparente d’une aide basée sur l’évaluation des besoins.
Le 10 février, Mashood Adebayo Baderin, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Soudan, a
exhorté
le gouvernement soudanais à « lui permettre d’accéder à l’ensemble du territoire, en particulier au Darfour, au Sud-Kordofan et au Nil Bleu » afin d’évaluer la situation des droits de l’homme dans ces États.
En novembre 2012, un haut fonctionnaire du gouvernement soudanais a reconnu l’existence de besoins humanitaires dans les deux États, notamment en matière d’approvisionnement en eau et de services de santé, mais a nié la réalité de la crise qui ébranle la région.
Quelle est la voie à suivre ?
En janvier, une coalition de plus de 350 organisations de la société civile a exhorté les leaders du Soudan et du Soudan du Sud à agir pour améliorer la situation humanitaire dans les États du Sud-Kordofan et du Nil Bleu et à trouver une solution à long terme au conflit.
« La situation est désormais trop critique pour laisser les civils être les otages d’une intransigeance politique encore plus marquée », indique la déclaration présentée au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. « Seule une pression politique unifiée, continue et de haut niveau permettra de sortir de l’impasse. »
Le
Panel de haut niveau de l’Union africaine pour le Soudan
, dirigé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, a récemment publié un rapport exhortant le gouvernement soudanais et le MPLS-N à « entamer des négociations directes afin de chercher une solution politique au conflit ». Il a également appelé le Conseil de sécurité des Nations Unies à réitérer ses appels en faveur d’une aide humanitaire immédiate et inconditionnelle pour les communautés affectées du Sud-Kordofan et du Nil Bleu.
Le rapport indique par ailleurs que « si l’une des deux parties persiste à entraver la fourniture d’une telle aide, le Conseil [de sécurité] ne pourra pas décourager la mise en oeuvre d’opérations d’aide humanitaire qui ne respectent pas nécessairement de manière rigoureuse les principes d’impartialité et de transparence ».
S’il n’y a eu aucun pourparler direct jusqu’à présent, les
informations transmises récemment par les médias
indiquent que Khartoum et certaines factions du MPLS-N pourraient être disposés à engager des négociations.
kr/pm/rz –gd/amz
{1}
##LOC[OK]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
Conditions d'utilisation
A propos d’IRIN
Emplois
Mobile
Envoyez
Other OCHA Sites
Partenaires
Réseaux sociaux
Copyright © IRIN 2013. Tous droits réservés. Ce matériel vous est parvenu via IRIN, le service des nouvelles et analyses humanitaires du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les avis des Nations Unies ou de ses états membres. Les frontières, les noms et les désignations sur les cartes utilisées par ce site, et les liens électroniques vers des sites externes n'impliquent pas la reconnaissance ou l'acceptation officielle par l'ONU. La republication du matériel d'IRIN est soumise aux termes et conditions d'utilisation disponibles sur :
http://www.irinnews.org/fr/copyrightfr.aspx