English
|
عربي
|
Mobile
|
A propos d’IRIN
dimanche 26 mai 2013
Recherche avancée
nouvelles et analyses humanitaires
Un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies
- Tous les pays -
Afrique du Sud
Afghanistan
Angola
Bangladesh
Bénin
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cameroun
Cap vert
Colombie
Comores
Congo
Côte d'Ivoire
Djibouti
Egypte
Erythrée
Ethiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Haïti
Indonésie
Irak
Iran
Israël
Jordanie
Kenya
Kirghizistan
Laos
Lesotho
Liban
Liberia
Libye
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Maurice
Mozambique
Myanmar
Namibie
Népal
Niger
Nigeria
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
RDC
République Centrafricaine
Rwanda
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Soudan
Soudan du Sud
Sri Lanka
Swaziland
Syrie
Tadjikistan
Tanzanie
Tchad
Thaïlande
Timor-Leste
Togo
TPO
Turkménistan
Vietnam
Yémen
Zambie
Zimbabwe
Inscrivez-vous à nos alertes email
|
Connexion
Analyses
Monde
Afrique
PAGE D’ACCUEIL - AFRIQUE
AFRIQUE DE L'EST
Kenya
Soudan du Sud
Soudan
Tanzanie
Ouganda
GRANDS LACS
Burundi
République Centrafricaine
Congo
RDC
Rwanda
CORNE DE L'AFRIQUE
Djibouti
Erythrée
Ethiopie
Somalie
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud
Angola
Botswana
Comores
Lesotho
Madagascar
Malawi
Maurice
Mozambique
Namibie
Seychelles
Swaziland
Zambie
Zimbabwe
AFRIQUE DE L'OUEST
Bénin
Burkina Faso
Cameroun
Cap vert
Côte d'Ivoire
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Liberia
Mali
Mauritanie
Niger
Nigeria
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Sierra Leone
Tchad
Togo
Film:
Sables mouvants
Fux RSS - Afrique
Asie
PAGE D’ACCUEIL - ASIE
Afghanistan
Bangladesh
Cambodge
Indonésie
Iran
Kirghizistan
Laos
Myanmar
Népal
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
Sri Lanka
Tadjikistan
Thaïlande
Timor-Leste
Turkménistan
Vietnam
Film:
Guerre civile au Népal
Flux RSS - Asie
Moyen-Orient
PAGE D’ACCUEIL - MOYEN ORIENT
Egypte
Irak
Israël
Jordanie
Liban
Libye
OPT
Syrie
Yémen
L'Echo de la guerre
Flux RSS - Moyen Orient
PlusNews
Dossiers
L’Irak 10 ans après - Aperçu de la situation humanitaire
Renforcer la résilience
L’Humanitaire dans un monde qui s’urbanise
Nos Vies - Guide de survie
Film
Photo
Hebdo
Thèmes
Catastrophes naturelles
Démocratie et gouvernance
Droits de l'homme
Eau et Assainissement
Economie
Education
Egalité entre les sexes
Enfant
Environnement
Paix et sécurité
Politique
Réduction des risques de catastrophes
Réfugiés et déplacés
Santé et nutrition
Sécurité alimentaire
Sécurité
Urbanisation
VIH/SIDA
Lire l'article en:
English
Briser les chaînes des personnes souffrant de troubles mentaux en Indonésie
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Jefri Aries/IRIN
Enchaîné, pas soigné
DJAKARTA, 19 février 2013 (IRIN) - L’Indonésie s’efforce d’améliorer les services de santé mentale communautaires pour mettre fin à l’isolement des milliers de personnes souffrant de troubles mentaux et les libérer de leurs chaînes.
« La pratique qui consiste à enchaîner les personnes souffrant de troubles mentaux est toujours en vigueur et l’une de nos priorités pour 2013 est de mettre fin à cette pratique », a dit à IRIN Diah Setia Utami, directeur du programme de santé mentale au sein du ministère de la Santé, notant que le « grave » manque de personnel de santé mentale qualifié constituait un obstacle majeur.
Le gouvernement prévoit de fournir du personnel chargé de prodiguer des soins de santé mentale de base à 30 pour cent des 9 000 cliniques de santé communautaires et des 1 700 centres hospitaliers du pays avant fin 2014, selon M. Utami.
Le ministère de la Santé estime que 19 millions d’Indonésiens souffrent de troubles mentaux, tels que l’anxiété et la dépression, et qu’un million de personnes ont des troubles psychotiques sévères.
Le pays compte 33 hôpitaux psychiatriques et 600 psychiatres dispensent des soins de santé mentale. « Les hôpitaux disposent des équipements nécessaires pour soigner les patients souffrant de troubles mentaux, mais ceux-ci seront bientôt incités à se faire soigner chez eux par leur famille et par le personnel soignant de la communauté », a ajouté M. Utami.
Selon le ministère de la Santé, quelque 18 000 personnes souffrant de troubles mentaux - la plupart vivant en zone rurale et n’ayant pas accès aux services de santé mentale - subissent encore la pratique du «
pasung
» (ou enchaînement), qui vise à les empêcher de s’attaquer à leur entourage. Dans les villages, les personnes souffrant de troubles mentaux sont en général enchaînées derrière leur maison ; dans les villes, les malades sont le plus souvent confinés dans des petites pièces en raison du manque de place et de la stigmatisation.
De plus en plus de voix s’élèvent contre cette pratique et les médias locaux font état de personnes – parfois non diagnostiquées – qui dépérissent après avoir été entravées avec des chaînes pendant plusieurs années.
« Auparavant, les gens disaient que cet endroit était une prison, mais aujourd’hui c’est comme un hôtel – un hôtel une étoile au moins »
M. Yusuf a indiqué que les gens ont toujours recours au « pasung » - une pratique interdite depuis 1977 – car ils n’ont pas les moyens de couvrir les frais des soins de santé et ils veulent échapper à la stigmatisation associée aux maladies mentales.
Une consultation psychiatrique coûte en moyenne 25 dollars, médicaments non inclus. Le gouvernement prévoit de mettre en place une couverture de santé universelle en 2014 ; elle devrait prendre en charge la plupart des frais des soins de santé mentale.
Initiative gouvernementale
En 2011, le ministre de la Santé a lancé le programme « Menuju Indonesia Bebas Pasung » (Vers une Indonésie sans chaîne), mais le manque de personnel de santé qualifié et le manque de fonds ont entravé les avancées, indiquent des responsables.
Nova Rianti Yusuf, membre d’une commission parlementaire sur la santé, a noté un manque de données et d’études disponibles sur la pratique du « pasung », à l’exception de deux études récentes : portant sur 48 patients souffrant de troubles mentaux et entravés par des chaînes, ces études ont conclu que 90 pour cent des sujets étaient atteints de schizophrénie et que 70 pour cent ne bénéficiaient pas d’un traitement adapté.
Diaporama : Les soins de santé Mentale en Indonésie
Janvier 2013 - Le centre de réadaptation de la fondation Galuh, situé à une heure de route de la capitale indonésienne Djakarta, offre des soins traditionnels à quelque 250 patients atteints de troubles mentaux dans un pays qui propose peu d’options de traitement médical. Le manque de personnel de santé qualifié, le manque d’options de traitement et les idées fausses sur la maladie mentale en Indonésie seraient la cause de mauvais traitements. On compte un lit d’hôpital pour les patients souffrant de troubles mentaux pour 31 000 habitants, ce qui est loin de répondre aux besoins, a mis en garde le ministère de la Santé. Mais il est difficile d’évaluer les besoins lorsque les malades et désespérés se tournent vers la magie noire plutôt que vers les centres de santé, ne laissant derrière eux aucun dossier médical et peu de preuves de l’échec de traitement.
Voir le diaporama
Le déséquilibre relevé en matière de soins de santé mentale dans les 34 provinces du pays est lié à la décentralisation du système de soins de santé, selon M. Utami. « Certains gouvernements régionaux accordent peu ou pas d’attention du tout aux troubles mentaux et allouent ainsi peu ou pas de fonds ».
Des signes d’amélioration ont toutefois été enregistrés dans certaines régions.
M. Asmarahadi, psychiatre à l’hôpital psychiatrique public Soeharto Heerdjan de Djakarta a fait part d’une amélioration sensible des soins de santé mentale dans l’établissement au cours de ces dix dernières années. « Auparavant, les gens disaient que cet endroit était une prison, mais aujourd’hui c’est comme un hôtel – un hôtel une étoile au moins ».
L’hôpital accueille 150 patients par jour et il a pour politique de ne refuser personne, même pas les patients qui sont dans l’incapacité de payer, a-t-il dit.
À Djakarta et dans ses environs, les gens sont de plus en plus conscients des pathologies mentales », a-t-il dit. « Les soins de santé mentale ne sont pas coûteux et, chose atypique, les médicaments antipsychotiques de troisième génération sont disponibles à des prix abordables », a-t-il dit.
« Le non-respect du traitement par le patient et le manque de soutien familial sont les principales raisons de l’échec de traitement », a-t-il dit.
Encore faut-il que le patient ait cherché à suivre un traitement médical officiel. Une large partie de la population croit encore que les troubles mentaux sont causés par un sort et les familles se tournent vers les guérisseurs et les chefs religieux pour trouver un traitement.
Programme de l’OMS
Dans le cadre du
plan d’action mondial sur la santé mentale 2013-2020
de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 80 pour cent des pays membres devront mettre à jour leurs politiques et lois de santé mentale avant fin 2016 tout en consacrant au moins 5 pour cent de leurs dépenses de santé à la santé mentale avant fin 2020.
Le plan prévoit également une réduction du nombre de lits utilisés pour les séjours de longue durée dans les hôpitaux psychiatriques (les études médicales les associent aux résultats sanitaires médiocres et aux violations des droits de l’homme) de 20 pour cent avant fin 2020, et une augmentation du nombre de places disponibles au niveau communautaire dans les établissements résidentiels de soins et les hébergements subventionnés.
« Le gouvernement a la responsabilité d’offrir des soins de santé mentale aux pauvres et il devrait le faire en impliquant les communautés locales », a dit M. Yusuf.
Le plan de l’OMS recommande également de multiplier par deux le nombre de patients soignés pour des troubles mentaux sévères. Jusqu’à 85 pour cent des sujets atteints de troubles mentaux sévères ne bénéficient d’aucun traitement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, selon l’OMS.
ap/pt/cb-mg/amz
Theme (s)
:
Santé et nutrition
,
Droits de l'homme
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
Partager l’article
Commentaire
votre commentaire
Do not fill this textbox.
FeedBackSuccess
Dernières Nouvelles
Offensive anti-Boko Haram au Nigeria
Des réformes pour réduire les inégalités
Trouver la sécurité en ville
Élections aux Philippines
Les conflits fonciers au Liberia
Le fardeau du paludisme en RDC
La réalisation de Hyogo 2
Partager l’article
Articles associés
Risques de catastrophes naturelles en Indonésie ; dépenses à la hausse
L’Asie se prépare à une propagation de la nouvelle souche de grippe aviaire
En Indonésie, la protection de l’enfance passe au second plan
La longue attente des déplacés chiites en Indonésie
De l’importance de l’enregistrement des faits d’état civil en Asie
PLUS SUR HUMAN RIGHTS
« On ne peut pas toujours appliquer les règles » – Rebelles syriens et DHI
Briefing: Vers des solutions internes à la crise en RDC
La fréquentation scolaire souffre des attaques de Boko Haram dans l’État de Borno
Analyse: La situation difficile des demandeurs d’asile et des réfugiés LGBTI
Aide limitée et justice absente pour les victimes de viol au Mali
DIAPORAMA
Trois ans après : Larmes vives et volonté de fer
FILM
A la recherche de la stabilité
Dernières Analyses
Les Nigérians fuient les affrontements entre l’armée et Boko Haram
La réalisation du traité de prévention des catastrophes Hyogo 2
« On ne peut pas toujours appliquer les règles » – Rebelles syriens et DHI
Analyse: Aider les travailleurs humanitaires locaux à se bâtir une carrière intéressante
Briefing: La mission intégrée des Nations Unies en Somalie
Analyse: Inciter les gouvernements à financer la RRC
Les Plus Lus
Les Nigérians fuient les affrontements entre l’armée et Boko Haram
L'évolution des conflits fonciers au Liberia
Premiers pas des rebelles musulmans philippins vers le pouvoir
Un rapport réclame des réformes radicales pour réduire les inégalités
Trouver la sécurité en ville
Lire l'article en:
Français
Briser les chaînes des personnes souffrant de troubles mentaux en Indonésie
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Jefri Aries/IRIN
Enchaîné, pas soigné
DJAKARTA, 19 février 2013 (IRIN) - L’Indonésie s’efforce d’améliorer les services de santé mentale communautaires pour mettre fin à l’isolement des milliers de personnes souffrant de troubles mentaux et les libérer de leurs chaînes.
« La pratique qui consiste à enchaîner les personnes souffrant de troubles mentaux est toujours en vigueur et l’une de nos priorités pour 2013 est de mettre fin à cette pratique », a dit à IRIN Diah Setia Utami, directeur du programme de santé mentale au sein du ministère de la Santé, notant que le « grave » manque de personnel de santé mentale qualifié constituait un obstacle majeur.
Le gouvernement prévoit de fournir du personnel chargé de prodiguer des soins de santé mentale de base à 30 pour cent des 9 000 cliniques de santé communautaires et des 1 700 centres hospitaliers du pays avant fin 2014, selon M. Utami.
Le ministère de la Santé estime que 19 millions d’Indonésiens souffrent de troubles mentaux, tels que l’anxiété et la dépression, et qu’un million de personnes ont des troubles psychotiques sévères.
Le pays compte 33 hôpitaux psychiatriques et 600 psychiatres dispensent des soins de santé mentale. « Les hôpitaux disposent des équipements nécessaires pour soigner les patients souffrant de troubles mentaux, mais ceux-ci seront bientôt incités à se faire soigner chez eux par leur famille et par le personnel soignant de la communauté », a ajouté M. Utami.
Selon le ministère de la Santé, quelque 18 000 personnes souffrant de troubles mentaux - la plupart vivant en zone rurale et n’ayant pas accès aux services de santé mentale - subissent encore la pratique du «
pasung
» (ou enchaînement), qui vise à les empêcher de s’attaquer à leur entourage. Dans les villages, les personnes souffrant de troubles mentaux sont en général enchaînées derrière leur maison ; dans les villes, les malades sont le plus souvent confinés dans des petites pièces en raison du manque de place et de la stigmatisation.
De plus en plus de voix s’élèvent contre cette pratique et les médias locaux font état de personnes – parfois non diagnostiquées – qui dépérissent après avoir été entravées avec des chaînes pendant plusieurs années.
« Auparavant, les gens disaient que cet endroit était une prison, mais aujourd’hui c’est comme un hôtel – un hôtel une étoile au moins »
M. Yusuf a indiqué que les gens ont toujours recours au « pasung » - une pratique interdite depuis 1977 – car ils n’ont pas les moyens de couvrir les frais des soins de santé et ils veulent échapper à la stigmatisation associée aux maladies mentales.
Une consultation psychiatrique coûte en moyenne 25 dollars, médicaments non inclus. Le gouvernement prévoit de mettre en place une couverture de santé universelle en 2014 ; elle devrait prendre en charge la plupart des frais des soins de santé mentale.
Initiative gouvernementale
En 2011, le ministre de la Santé a lancé le programme « Menuju Indonesia Bebas Pasung » (Vers une Indonésie sans chaîne), mais le manque de personnel de santé qualifié et le manque de fonds ont entravé les avancées, indiquent des responsables.
Nova Rianti Yusuf, membre d’une commission parlementaire sur la santé, a noté un manque de données et d’études disponibles sur la pratique du « pasung », à l’exception de deux études récentes : portant sur 48 patients souffrant de troubles mentaux et entravés par des chaînes, ces études ont conclu que 90 pour cent des sujets étaient atteints de schizophrénie et que 70 pour cent ne bénéficiaient pas d’un traitement adapté.
Diaporama : Les soins de santé Mentale en Indonésie
Janvier 2013 - Le centre de réadaptation de la fondation Galuh, situé à une heure de route de la capitale indonésienne Djakarta, offre des soins traditionnels à quelque 250 patients atteints de troubles mentaux dans un pays qui propose peu d’options de traitement médical. Le manque de personnel de santé qualifié, le manque d’options de traitement et les idées fausses sur la maladie mentale en Indonésie seraient la cause de mauvais traitements. On compte un lit d’hôpital pour les patients souffrant de troubles mentaux pour 31 000 habitants, ce qui est loin de répondre aux besoins, a mis en garde le ministère de la Santé. Mais il est difficile d’évaluer les besoins lorsque les malades et désespérés se tournent vers la magie noire plutôt que vers les centres de santé, ne laissant derrière eux aucun dossier médical et peu de preuves de l’échec de traitement.
Voir le diaporama
Le déséquilibre relevé en matière de soins de santé mentale dans les 34 provinces du pays est lié à la décentralisation du système de soins de santé, selon M. Utami. « Certains gouvernements régionaux accordent peu ou pas d’attention du tout aux troubles mentaux et allouent ainsi peu ou pas de fonds ».
Des signes d’amélioration ont toutefois été enregistrés dans certaines régions.
M. Asmarahadi, psychiatre à l’hôpital psychiatrique public Soeharto Heerdjan de Djakarta a fait part d’une amélioration sensible des soins de santé mentale dans l’établissement au cours de ces dix dernières années. « Auparavant, les gens disaient que cet endroit était une prison, mais aujourd’hui c’est comme un hôtel – un hôtel une étoile au moins ».
L’hôpital accueille 150 patients par jour et il a pour politique de ne refuser personne, même pas les patients qui sont dans l’incapacité de payer, a-t-il dit.
À Djakarta et dans ses environs, les gens sont de plus en plus conscients des pathologies mentales », a-t-il dit. « Les soins de santé mentale ne sont pas coûteux et, chose atypique, les médicaments antipsychotiques de troisième génération sont disponibles à des prix abordables », a-t-il dit.
« Le non-respect du traitement par le patient et le manque de soutien familial sont les principales raisons de l’échec de traitement », a-t-il dit.
Encore faut-il que le patient ait cherché à suivre un traitement médical officiel. Une large partie de la population croit encore que les troubles mentaux sont causés par un sort et les familles se tournent vers les guérisseurs et les chefs religieux pour trouver un traitement.
Programme de l’OMS
Dans le cadre du
plan d’action mondial sur la santé mentale 2013-2020
de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 80 pour cent des pays membres devront mettre à jour leurs politiques et lois de santé mentale avant fin 2016 tout en consacrant au moins 5 pour cent de leurs dépenses de santé à la santé mentale avant fin 2020.
Le plan prévoit également une réduction du nombre de lits utilisés pour les séjours de longue durée dans les hôpitaux psychiatriques (les études médicales les associent aux résultats sanitaires médiocres et aux violations des droits de l’homme) de 20 pour cent avant fin 2020, et une augmentation du nombre de places disponibles au niveau communautaire dans les établissements résidentiels de soins et les hébergements subventionnés.
« Le gouvernement a la responsabilité d’offrir des soins de santé mentale aux pauvres et il devrait le faire en impliquant les communautés locales », a dit M. Yusuf.
Le plan de l’OMS recommande également de multiplier par deux le nombre de patients soignés pour des troubles mentaux sévères. Jusqu’à 85 pour cent des sujets atteints de troubles mentaux sévères ne bénéficient d’aucun traitement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, selon l’OMS.
ap/pt/cb-mg/amz
{1}
##LOC[OK]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
Conditions d'utilisation
A propos d’IRIN
Emplois
Mobile
Envoyez
Other OCHA Sites
Partenaires
Réseaux sociaux
Copyright © IRIN 2013. Tous droits réservés. Ce matériel vous est parvenu via IRIN, le service des nouvelles et analyses humanitaires du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les avis des Nations Unies ou de ses états membres. Les frontières, les noms et les désignations sur les cartes utilisées par ce site, et les liens électroniques vers des sites externes n'impliquent pas la reconnaissance ou l'acceptation officielle par l'ONU. La republication du matériel d'IRIN est soumise aux termes et conditions d'utilisation disponibles sur :
http://www.irinnews.org/fr/copyrightfr.aspx