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Appel pour un accès humanitaire sur fond d’affrontements dans le Nord-Darfour
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UNAMID/Albert Gonzalez Farran
Les tensions restent élevées (photo d’archive)
KHARTOUM, 11 février 2013 (IRIN) - La Mission des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD) plaide pour un meilleur accès aux dizaines de milliers de personnes déplacées par les nouveaux affrontements intertribaux dans les zones d’exploitation aurifère de l’État soudanais du Nord-Darfour.
« La MINUAD appelle toutes les parties concernées à lui permettre de mener sa mission de fourniture de l’aide humanitaire et de protection des populations civiles dans la région – et dans toutes les autres régions du Darfour – conformément au mandat [que lui a confié] le Conseil de sécurité en matière de protection des populations civiles et de fourniture de l’aide humanitaire », a dit à IRIN Aicha Elbasri, porte-parole de la MINUAD.
Au début du mois de janvier, des affrontements ont éclaté entre la tribu Rizeigat du nord du pays et la tribu Beni Hussein qui se disputent le contrôle des mines d’or de la région de Jebel Amir. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (
OCHA
), au moins 100 000 personnes ont été déplacées ou gravement touchées par les affrontements, qui ont fait plus de 100 victimes.
« Pour l’instant, nous ne savons pas combien de temps les personnes déplacées de la zone de Jebel Amir seront déplacées. La zone n’est pas encore sécurisée et plus de 120 villages ont été détruits », a dit à IRIN Damian Rance, porte-parole d’OCHA à Khartoum.
Bien que l’insécurité persistante entrave l’accès, les agences humanitaires ont pu distribuer plus de 600 tonnes de nourriture aux communautés touchées. Elles n’ont toutefois pas réussi à effectuer des missions d’évaluation complètes sur l’ampleur des besoins.
Fortes tensions
Selon les estimations fournies par le gouvernement, 65 000 personnes ont été touchées par les affrontements dans la province d’El Sireaf, où se situe Jebel Amir. La scolarité des enfants a également été perturbée, car les déplacés se sont réfugiés dans les écoles. Une partie des déplacés sont arrivés en ville avec leur bétail, ce qui a soulevé des inquiétudes quant au manque de pâturages et aux risques sanitaires causés par la présence de cadavres d’animaux.
L’
Organisation internationale pour les migrations
a pour sa part indiqué que des travailleurs migrants arrivés du Tchad voisin ont été pris dans les combats ; certains sont repartis chez eux, d’autres se sont installés dans l’État du Darfour occidental. L’organisation a également attiré l’attention sur les quelque 1 500 « migrants démunis » qui sont sans abri et qui ne reçoivent pas d’aide.
Bien que le gouvernement ait réussi à maîtriser la situation en seulement quelques jours, les tensions restent élevées dans la région et les médias ont récemment indiqué que les répercussions du conflit se font toujours sentir ; selon la
Radio Dabanga
, basée au Darfour, quelque 16 000 nouveaux déplacés avaient rejoint les villes de Kabkabiya et de Saraf Omra dans le Nord-Darfour le 6 février, suite aux menaces proférées par des milices tribales rivales. Bon nombre de déplacés vivent dans la rue et ne reçoivent aucune aide humanitaire ;
Radio Dabanga a indiqué
que les autorités de Saraf Omra avaient autorisé l’accès humanitaire aux déplacés, tandis que la ville de Kabkabiya était inaccessible.
Amnesty International
a demandé au gouvernement soudanais de vérifier les informations selon lesquelles des responsables de la sécurité auraient participé aux affrontements.
Mme Elbasri, porte-parole de la MINUAD, a indiqué que la mission était dans l’incapacité de vérifier de manière indépendante l’allégation selon laquelle les forces gouvernementales auraient pris part aux affrontements ; IRIN n’a pas réussi à joindre les autorités soudanaises pour obtenir un commentaire.
Les deux communautés ont signé un accord de paix négocié par le gouvernement le 17 janvier, et les autorités poursuivent leurs efforts de médiation pour trouver une solution de partage des ressources à long terme dans la région.
aei/kr/rz-mg/amz
Theme (s)
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Paix et sécurité
,
Réfugiés et déplacés
,
Sécurité
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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KHARTOUM, 11 février 2013 (IRIN) - La Mission des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD) plaide pour un meilleur accès aux dizaines de milliers de personnes déplacées par les nouveaux affrontements intertribaux dans les zones d’exploitation aurifère de l’État soudanais du Nord-Darfour.
« La MINUAD appelle toutes les parties concernées à lui permettre de mener sa mission de fourniture de l’aide humanitaire et de protection des populations civiles dans la région – et dans toutes les autres régions du Darfour – conformément au mandat [que lui a confié] le Conseil de sécurité en matière de protection des populations civiles et de fourniture de l’aide humanitaire », a dit à IRIN Aicha Elbasri, porte-parole de la MINUAD.
Au début du mois de janvier, des affrontements ont éclaté entre la tribu Rizeigat du nord du pays et la tribu Beni Hussein qui se disputent le contrôle des mines d’or de la région de Jebel Amir. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (
OCHA
), au moins 100 000 personnes ont été déplacées ou gravement touchées par les affrontements, qui ont fait plus de 100 victimes.
« Pour l’instant, nous ne savons pas combien de temps les personnes déplacées de la zone de Jebel Amir seront déplacées. La zone n’est pas encore sécurisée et plus de 120 villages ont été détruits », a dit à IRIN Damian Rance, porte-parole d’OCHA à Khartoum.
Bien que l’insécurité persistante entrave l’accès, les agences humanitaires ont pu distribuer plus de 600 tonnes de nourriture aux communautés touchées. Elles n’ont toutefois pas réussi à effectuer des missions d’évaluation complètes sur l’ampleur des besoins.
Fortes tensions
Selon les estimations fournies par le gouvernement, 65 000 personnes ont été touchées par les affrontements dans la province d’El Sireaf, où se situe Jebel Amir. La scolarité des enfants a également été perturbée, car les déplacés se sont réfugiés dans les écoles. Une partie des déplacés sont arrivés en ville avec leur bétail, ce qui a soulevé des inquiétudes quant au manque de pâturages et aux risques sanitaires causés par la présence de cadavres d’animaux.
L’
Organisation internationale pour les migrations
a pour sa part indiqué que des travailleurs migrants arrivés du Tchad voisin ont été pris dans les combats ; certains sont repartis chez eux, d’autres se sont installés dans l’État du Darfour occidental. L’organisation a également attiré l’attention sur les quelque 1 500 « migrants démunis » qui sont sans abri et qui ne reçoivent pas d’aide.
Bien que le gouvernement ait réussi à maîtriser la situation en seulement quelques jours, les tensions restent élevées dans la région et les médias ont récemment indiqué que les répercussions du conflit se font toujours sentir ; selon la
Radio Dabanga
, basée au Darfour, quelque 16 000 nouveaux déplacés avaient rejoint les villes de Kabkabiya et de Saraf Omra dans le Nord-Darfour le 6 février, suite aux menaces proférées par des milices tribales rivales. Bon nombre de déplacés vivent dans la rue et ne reçoivent aucune aide humanitaire ;
Radio Dabanga a indiqué
que les autorités de Saraf Omra avaient autorisé l’accès humanitaire aux déplacés, tandis que la ville de Kabkabiya était inaccessible.
Amnesty International
a demandé au gouvernement soudanais de vérifier les informations selon lesquelles des responsables de la sécurité auraient participé aux affrontements.
Mme Elbasri, porte-parole de la MINUAD, a indiqué que la mission était dans l’incapacité de vérifier de manière indépendante l’allégation selon laquelle les forces gouvernementales auraient pris part aux affrontements ; IRIN n’a pas réussi à joindre les autorités soudanaises pour obtenir un commentaire.
Les deux communautés ont signé un accord de paix négocié par le gouvernement le 17 janvier, et les autorités poursuivent leurs efforts de médiation pour trouver une solution de partage des ressources à long terme dans la région.
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