English
|
عربي
|
Mobile
|
A propos d’IRIN
jeudi 23 mai 2013
Recherche avancée
nouvelles et analyses humanitaires
Un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies
- Tous les pays -
Afrique du Sud
Afghanistan
Angola
Bangladesh
Bénin
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cameroun
Cap vert
Colombie
Comores
Congo
Côte d'Ivoire
Djibouti
Egypte
Erythrée
Ethiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Haïti
Indonésie
Irak
Iran
Israël
Jordanie
Kenya
Kirghizistan
Laos
Lesotho
Liban
Liberia
Libye
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Maurice
Mozambique
Myanmar
Namibie
Népal
Niger
Nigeria
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
RDC
République Centrafricaine
Rwanda
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Soudan
Soudan du Sud
Sri Lanka
Swaziland
Syrie
Tadjikistan
Tanzanie
Tchad
Thaïlande
Timor-Leste
Togo
TPO
Turkménistan
Vietnam
Yémen
Zambie
Zimbabwe
Inscrivez-vous à nos alertes email
|
Connexion
Analyses
Monde
Afrique
PAGE D’ACCUEIL - AFRIQUE
AFRIQUE DE L'EST
Kenya
Soudan du Sud
Soudan
Tanzanie
Ouganda
GRANDS LACS
Burundi
République Centrafricaine
Congo
RDC
Rwanda
CORNE DE L'AFRIQUE
Djibouti
Erythrée
Ethiopie
Somalie
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud
Angola
Botswana
Comores
Lesotho
Madagascar
Malawi
Maurice
Mozambique
Namibie
Seychelles
Swaziland
Zambie
Zimbabwe
AFRIQUE DE L'OUEST
Bénin
Burkina Faso
Cameroun
Cap vert
Côte d'Ivoire
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Liberia
Mali
Mauritanie
Niger
Nigeria
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Sierra Leone
Tchad
Togo
Film:
Sables mouvants
Fux RSS - Afrique
Asie
PAGE D’ACCUEIL - ASIE
Afghanistan
Bangladesh
Cambodge
Indonésie
Iran
Kirghizistan
Laos
Myanmar
Népal
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
Sri Lanka
Tadjikistan
Thaïlande
Timor-Leste
Turkménistan
Vietnam
Film:
Guerre civile au Népal
Flux RSS - Asie
Moyen-Orient
PAGE D’ACCUEIL - MOYEN ORIENT
Egypte
Irak
Israël
Jordanie
Liban
Libye
OPT
Syrie
Yémen
L'Echo de la guerre
Flux RSS - Moyen Orient
PlusNews
Dossiers
L’Irak 10 ans après - Aperçu de la situation humanitaire
Renforcer la résilience
L’Humanitaire dans un monde qui s’urbanise
Nos Vies - Guide de survie
Film
Photo
Hebdo
Thèmes
Catastrophes naturelles
Démocratie et gouvernance
Droits de l'homme
Eau et Assainissement
Economie
Education
Egalité entre les sexes
Enfant
Environnement
Paix et sécurité
Politique
Réduction des risques de catastrophes
Réfugiés et déplacés
Santé et nutrition
Sécurité alimentaire
Sécurité
Urbanisation
VIH/SIDA
Lire l'article en:
English
Les organisations humanitaires envisagent d’étendre l’aide au nord du Mali
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Nancy Palus/IRIN
Depuis plusieurs mois, les organisations humanitaires ont des difficultés à se rendre dans le nord du Mali
DAKAR, 10 février 2013 (IRIN) - Les organisations humanitaires envisagent de reprendre et de renforcer leurs interventions dans le nord du Mali, alors que les troupes françaises et maliennes viennent de libérer les villes clés conquises par les militants islamistes qui contrôlaient la région depuis neuf mois.
Durant cette période, les opérations humanitaires ont été suspendues ou limitées, et la liberté de circulation de la population locale a été entravée en raison de l’insécurité qui régnait dans le Nord.
« Le problème de l’accès est à double tranchant. Bon nombre de personnes soignées pour malnutrition n’ont pas pu se rendre dans les centres de soins et les personnels de santé étaient dans l’incapacité de se déplacer. Les routes principales étaient bloquées », a dit Lucile Grosjean, responsable de la communication d’urgence d’Action contre la faim (ACF).
« La situation est toujours fluide. Nous allons voir comment elle va évoluer. Il y a un mois, Gao [ville du Nord-Est] était contrôlée par le MUJAO [Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’Ouest] », a dit à IRIN Mme Grosjean. Le MUJAO est l’un des trois groupes de militants islamistes liés à Al-Qaida qui se sont emparés du territoire du nord du Mali.
ACF, qui mène des programmes de nutrition et de santé dans le nord du pays, a poursuivi ses interventions sous le règne des islamistes, mais uniquement dans les villes principales ; l’organisation a été obligée de suspendre les opérations des équipes médicales mobiles sur le terrain, a dit Mme Grosjean, ajoutant que la priorité était désormais de « renforcer notre programme dans les environs de Gao ».
Des combattants islamistes ont pillé les entrepôts du Programme alimentaire mondial (PAM), ce qui a entraîné la fermeture des bureaux et le retrait du personnel. Le PAM, qui intervient par l’intermédiaire de ses organisations non gouvernementales (ONG) partenaires dans le nord du pays, reprend lentement ses opérations dans la région, a dit Zlatan Milisic, directeur du PAM au Mali.
« En 2013, nos opérations doivent évoluer pour passer de la réponse d’urgence à la sécheresse et au conflit de 2012 à une réponse aux conséquences du conflit dans le Nord », a dit M. Milisic à IRIN.
« Dès que les barges qui sillonnent les eaux du Niger ont commencé à remonter le fleuve en direction du nord de Mopti, nous avons commencé à planifier la reprise de nos opérations », a-t-il dit, expliquant que le PAM avait acheminé quelque 600 tonnes de denrées alimentaires destinées à 35 000 habitants de la région de Tombouctou dès la fin du mois de janvier.
Le PAM prévoit de tripler la quantité de denrées alimentaires destinées aux habitants du Nord et d’ouvrir une route de transport entre Niamey, la capitale du Niger voisin, et Gao, a dit M. Milisic.
Les conditions de vie des habitants du nord du Mali (déjà touchés par les graves pénuries de nourriture et la sécheresse en 2011-2012) se sont détériorées pendant l’occupation. L’offensive militaire récente, marquée par la fuite d’un grand nombre de vendeurs de nourriture – en général, des arabes et des touaregs – craignant des attaques de représailles, s’est traduite par une augmentation des prix des denrées alimentaires et des carburants, selon
Oxfam
.
Les denrées alimentaires deviennent rares sur les marchés, qui ont subi des pillages, et leur prix a enregistré une hausse de près de 20 pour cent à Gao depuis le début de l’intervention des troupes franco-maliennes le 11 janvier, a ajouté Oxfam. L’argent commence également à manquer dans la région de Gao, où les banques sont fermées depuis plusieurs mois, et les disponibilités monétaires provenant de la capitale Bamako s’amenuisent en raison d’une restriction de la circulation, a indiqué
ACF
.
« Il y a un grave problème de
sécurité alimentaire
qui contribue à l’insécurité depuis neuf mois. Peu de champs ont été cultivés et la récole a été maigre », a expliqué Mme Grosjean.
Accès limité
Médecins Sans Frontières (MSF), qui a maintenu ses opérations dans le Nord pendant l’occupation des groupes islamistes, a indiqué que certaines zones restaient inaccessibles aux organisations humanitaires.
« Certains endroits sont toujours inaccessibles, car la situation demeure incertaine. Nous attendons, comme tout le monde », a dit Julie Damond, une porte-parole de MSF dans la région.
En revanche,
l’accès humanitaire
s’améliore dans le centre du Mali.
« Dans le Nord, l’accès reste limité. Seules quelques ONG sont présentes dans le Nord. L’accès … est limité, car la région est toujours considérée comme une zone militaire », a dit Sean Gallagher, représentant résident des Services de secours catholiques, qui dirige des opérations dans le centre et dans le sud du Mali.
« Les gens [organisations humanitaires] sont impatients de se rendre dans le Nord pour évaluer la situation et venir en aide aux personnes qui souffrent. Ils sont impatients, mais il faut prendre en compte les questions de sécurité », a dit M. Gallagher. « Il y a également beaucoup d’espoir depuis que les forces ont repris le contrôle des zones tombées aux mains des militants et assurent la sécurité. Ils espèrent une amélioration de l’accès. Nous envisageons de nous rendre à Gao, mais notre décision dépendra de l’accès ».
Les récents combats ont entraîné le
déplacement
de près de 10 000 personnes, qui ont trouvé refuge à Bamako et dans les villes de Ségou et Mopti, au centre du pays. Quelque 15 000 autres personnes se sont réfugiées dans les pays voisins.
ob/cb-mg/amz
Theme (s)
:
Sécurité alimentaire
,
Paix et sécurité
,
Réfugiés et déplacés
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
Partager l’article
Commentaire
votre commentaire
Do not fill this textbox.
FeedBackSuccess
Dernières Nouvelles
Les conflits fonciers au Liberia
Élections aux Philippines
Le fardeau du paludisme en RDC
La réalisation de Hyogo 2
L’apport économique du pastoralisme
Le coût de la peur
Travail humanitaire dans les bidonvilles
Partager l’article
Articles associés
Comprendre les causes de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest
Aide limitée et justice absente pour les victimes de viol au Mali
Appel au retour des fonctionnaires dans le nord du Mali
Briefing: Négocier l’accès humanitaire dans les zones de conflit du nord du Mali
Moussa Ibrahim, détenu au Mali : « Ils m’ont accusé de soutenir les islamistes »
PLUS SUR FOOD SECURITY
Le microcrédit permet aux petites entreprises de changer la donne à Madagascar
La lutte contre la faim au point mort en Guinée-Bissau
L’Irak 10 ans après - Une moindre dépendance à l’égard de l’aide alimentaire
Mary Venerato Laki, rapatriée du Soudan du Sud : « Nous voulons retourner dans notre propre pays »
Les TIC au service des travailleurs humanitaires en Afghanistan
DIAPORAMA
Trois ans après : Larmes vives et volonté de fer
FILM
A la recherche de la stabilité
Dernières Analyses
La réalisation du traité de prévention des catastrophes Hyogo 2
« On ne peut pas toujours appliquer les règles » – Rebelles syriens et DHI
Analyse: Aider les travailleurs humanitaires locaux à se bâtir une carrière intéressante
Briefing: La mission intégrée des Nations Unies en Somalie
Analyse: Inciter les gouvernements à financer la RRC
Le renforcement des troupes en RDC peut-il changer les choses ?
Les Plus Lus
La contribution du pastoralisme à l’économie est importante mais ignorée
La réalisation du traité de prévention des catastrophes Hyogo 2
Le paludisme pèse sur le système de santé de la RDC
L'évolution des conflits fonciers au Liberia
Premiers pas des rebelles musulmans philippins vers le pouvoir
Lire l'article en:
Français
Les organisations humanitaires envisagent d’étendre l’aide au nord du Mali
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Nancy Palus/IRIN
Depuis plusieurs mois, les organisations humanitaires ont des difficultés à se rendre dans le nord du Mali
DAKAR, 10 février 2013 (IRIN) - Les organisations humanitaires envisagent de reprendre et de renforcer leurs interventions dans le nord du Mali, alors que les troupes françaises et maliennes viennent de libérer les villes clés conquises par les militants islamistes qui contrôlaient la région depuis neuf mois.
Durant cette période, les opérations humanitaires ont été suspendues ou limitées, et la liberté de circulation de la population locale a été entravée en raison de l’insécurité qui régnait dans le Nord.
« Le problème de l’accès est à double tranchant. Bon nombre de personnes soignées pour malnutrition n’ont pas pu se rendre dans les centres de soins et les personnels de santé étaient dans l’incapacité de se déplacer. Les routes principales étaient bloquées », a dit Lucile Grosjean, responsable de la communication d’urgence d’Action contre la faim (ACF).
« La situation est toujours fluide. Nous allons voir comment elle va évoluer. Il y a un mois, Gao [ville du Nord-Est] était contrôlée par le MUJAO [Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’Ouest] », a dit à IRIN Mme Grosjean. Le MUJAO est l’un des trois groupes de militants islamistes liés à Al-Qaida qui se sont emparés du territoire du nord du Mali.
ACF, qui mène des programmes de nutrition et de santé dans le nord du pays, a poursuivi ses interventions sous le règne des islamistes, mais uniquement dans les villes principales ; l’organisation a été obligée de suspendre les opérations des équipes médicales mobiles sur le terrain, a dit Mme Grosjean, ajoutant que la priorité était désormais de « renforcer notre programme dans les environs de Gao ».
Des combattants islamistes ont pillé les entrepôts du Programme alimentaire mondial (PAM), ce qui a entraîné la fermeture des bureaux et le retrait du personnel. Le PAM, qui intervient par l’intermédiaire de ses organisations non gouvernementales (ONG) partenaires dans le nord du pays, reprend lentement ses opérations dans la région, a dit Zlatan Milisic, directeur du PAM au Mali.
« En 2013, nos opérations doivent évoluer pour passer de la réponse d’urgence à la sécheresse et au conflit de 2012 à une réponse aux conséquences du conflit dans le Nord », a dit M. Milisic à IRIN.
« Dès que les barges qui sillonnent les eaux du Niger ont commencé à remonter le fleuve en direction du nord de Mopti, nous avons commencé à planifier la reprise de nos opérations », a-t-il dit, expliquant que le PAM avait acheminé quelque 600 tonnes de denrées alimentaires destinées à 35 000 habitants de la région de Tombouctou dès la fin du mois de janvier.
Le PAM prévoit de tripler la quantité de denrées alimentaires destinées aux habitants du Nord et d’ouvrir une route de transport entre Niamey, la capitale du Niger voisin, et Gao, a dit M. Milisic.
Les conditions de vie des habitants du nord du Mali (déjà touchés par les graves pénuries de nourriture et la sécheresse en 2011-2012) se sont détériorées pendant l’occupation. L’offensive militaire récente, marquée par la fuite d’un grand nombre de vendeurs de nourriture – en général, des arabes et des touaregs – craignant des attaques de représailles, s’est traduite par une augmentation des prix des denrées alimentaires et des carburants, selon
Oxfam
.
Les denrées alimentaires deviennent rares sur les marchés, qui ont subi des pillages, et leur prix a enregistré une hausse de près de 20 pour cent à Gao depuis le début de l’intervention des troupes franco-maliennes le 11 janvier, a ajouté Oxfam. L’argent commence également à manquer dans la région de Gao, où les banques sont fermées depuis plusieurs mois, et les disponibilités monétaires provenant de la capitale Bamako s’amenuisent en raison d’une restriction de la circulation, a indiqué
ACF
.
« Il y a un grave problème de
sécurité alimentaire
qui contribue à l’insécurité depuis neuf mois. Peu de champs ont été cultivés et la récole a été maigre », a expliqué Mme Grosjean.
Accès limité
Médecins Sans Frontières (MSF), qui a maintenu ses opérations dans le Nord pendant l’occupation des groupes islamistes, a indiqué que certaines zones restaient inaccessibles aux organisations humanitaires.
« Certains endroits sont toujours inaccessibles, car la situation demeure incertaine. Nous attendons, comme tout le monde », a dit Julie Damond, une porte-parole de MSF dans la région.
En revanche,
l’accès humanitaire
s’améliore dans le centre du Mali.
« Dans le Nord, l’accès reste limité. Seules quelques ONG sont présentes dans le Nord. L’accès … est limité, car la région est toujours considérée comme une zone militaire », a dit Sean Gallagher, représentant résident des Services de secours catholiques, qui dirige des opérations dans le centre et dans le sud du Mali.
« Les gens [organisations humanitaires] sont impatients de se rendre dans le Nord pour évaluer la situation et venir en aide aux personnes qui souffrent. Ils sont impatients, mais il faut prendre en compte les questions de sécurité », a dit M. Gallagher. « Il y a également beaucoup d’espoir depuis que les forces ont repris le contrôle des zones tombées aux mains des militants et assurent la sécurité. Ils espèrent une amélioration de l’accès. Nous envisageons de nous rendre à Gao, mais notre décision dépendra de l’accès ».
Les récents combats ont entraîné le
déplacement
de près de 10 000 personnes, qui ont trouvé refuge à Bamako et dans les villes de Ségou et Mopti, au centre du pays. Quelque 15 000 autres personnes se sont réfugiées dans les pays voisins.
ob/cb-mg/amz
{1}
##LOC[OK]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
Conditions d'utilisation
A propos d’IRIN
Emplois
Mobile
Envoyez
Other OCHA Sites
Partenaires
Réseaux sociaux
Copyright © IRIN 2013. Tous droits réservés. Ce matériel vous est parvenu via IRIN, le service des nouvelles et analyses humanitaires du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les avis des Nations Unies ou de ses états membres. Les frontières, les noms et les désignations sur les cartes utilisées par ce site, et les liens électroniques vers des sites externes n'impliquent pas la reconnaissance ou l'acceptation officielle par l'ONU. La republication du matériel d'IRIN est soumise aux termes et conditions d'utilisation disponibles sur :
http://www.irinnews.org/fr/copyrightfr.aspx