English
|
عربي
|
Mobile
|
A propos d’IRIN
mercredi 22 mai 2013
Recherche avancée
nouvelles et analyses humanitaires
Un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies
- Tous les pays -
Afrique du Sud
Afghanistan
Angola
Bangladesh
Bénin
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cameroun
Cap vert
Colombie
Comores
Congo
Côte d'Ivoire
Djibouti
Egypte
Erythrée
Ethiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Haïti
Indonésie
Irak
Iran
Israël
Jordanie
Kenya
Kirghizistan
Laos
Lesotho
Liban
Liberia
Libye
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Maurice
Mozambique
Myanmar
Namibie
Népal
Niger
Nigeria
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
RDC
République Centrafricaine
Rwanda
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Soudan
Soudan du Sud
Sri Lanka
Swaziland
Syrie
Tadjikistan
Tanzanie
Tchad
Thaïlande
Timor-Leste
Togo
TPO
Turkménistan
Vietnam
Yémen
Zambie
Zimbabwe
Inscrivez-vous à nos alertes email
|
Connexion
Analyses
Monde
Afrique
PAGE D’ACCUEIL - AFRIQUE
AFRIQUE DE L'EST
Kenya
Soudan du Sud
Soudan
Tanzanie
Ouganda
GRANDS LACS
Burundi
République Centrafricaine
Congo
RDC
Rwanda
CORNE DE L'AFRIQUE
Djibouti
Erythrée
Ethiopie
Somalie
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud
Angola
Botswana
Comores
Lesotho
Madagascar
Malawi
Maurice
Mozambique
Namibie
Seychelles
Swaziland
Zambie
Zimbabwe
AFRIQUE DE L'OUEST
Bénin
Burkina Faso
Cameroun
Cap vert
Côte d'Ivoire
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Liberia
Mali
Mauritanie
Niger
Nigeria
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Sierra Leone
Tchad
Togo
Film:
Sables mouvants
Fux RSS - Afrique
Asie
PAGE D’ACCUEIL - ASIE
Afghanistan
Bangladesh
Cambodge
Indonésie
Iran
Kirghizistan
Laos
Myanmar
Népal
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
Sri Lanka
Tadjikistan
Thaïlande
Timor-Leste
Turkménistan
Vietnam
Film:
Guerre civile au Népal
Flux RSS - Asie
Moyen-Orient
PAGE D’ACCUEIL - MOYEN ORIENT
Egypte
Irak
Israël
Jordanie
Liban
Libye
OPT
Syrie
Yémen
L'Echo de la guerre
Flux RSS - Moyen Orient
PlusNews
Dossiers
L’Irak 10 ans après - Aperçu de la situation humanitaire
Renforcer la résilience
L’Humanitaire dans un monde qui s’urbanise
Nos Vies - Guide de survie
Film
Photo
Hebdo
Thèmes
Catastrophes naturelles
Démocratie et gouvernance
Droits de l'homme
Eau et Assainissement
Economie
Education
Egalité entre les sexes
Enfant
Environnement
Paix et sécurité
Politique
Réduction des risques de catastrophes
Réfugiés et déplacés
Santé et nutrition
Sécurité alimentaire
Sécurité
Urbanisation
VIH/SIDA
Lire l'article en:
English
VIH/SIDA: Mettre fin au cloisonnement pour trouver un vaccin
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Flickr/Mike Baird
Ce que les spécialistes des vaccins peuvent apprendre des courtiers
BOSTON, 23 octobre 2012 (IRIN) - Un ingénieur chimique, un physicien des polymères et un chimiste se retrouvent pour boire un café – et il n’arrive pas grand-chose. « Nous pourrions avoir toutes les meilleures idées du monde et en discuter autour d’un café, mais, sans financement, on ne peut rien faire de plus que des croquis sur des serviettes de table », a dit Darrell Irvine, spécialiste des matériaux au Massachusetts Institute of Technology (MIT), basé aux États-Unis, qui, avec des dizaines d’autres scientifiques, a reçu des fonds pour mettre fin au cloisonnement entre les disciplines scientifiques et trouver un vaccin contre le SIDA.
M. Irvine tente de créer une capsule microscopique contenant des médicaments contre le cancer et capable de cibler – et de tuer – les virus, incluant le VIH.
Jusqu’à maintenant, la quête d’un vaccin sûr et efficace contre le SIDA n’a pas donné de résultats concluants en dépit des quelque 8 milliards de dollars investis dans la
recherche et le développement de vaccins
entre 2001 et 2011. Les scientifiques attribuent cette absence de résultat à la capacité du VIH à échapper aux attaques du système immunitaire et à l’utilisation peu stratégique des fonds consacrés à la recherche au cours des dix dernières années.
Le candidat-vaccin le plus prometteur jusqu’à présent, connu sous le nom de
RV144
, a démontré une efficacité de 31 pour cent en Thaïlande, selon des résultats rapportés en 2009.
Des tests de suivi seront effectués auprès de milliers d’hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes (men who have sex with men, MSM) en Thaïlande et d’hétérosexuels à risque élevé de VIH en Afrique du Sud afin de déterminer comment améliorer l’efficacité de cette combinaison de vaccins et comment l’adapter aux différentes souches du VIH. Même avec le scénario le plus optimiste, il faudra attendre encore dix ans avant qu’un vaccin soit breveté, selon Nina Russell, directrice adjointe VIH auprès de la Fondation Bill et Melinda Gates. Il faut en effet prendre en compte le temps nécessaire pour planifier et mener un essai clinique, analyser les résultats et obtenir le brevet.
Par ailleurs, il n’est pas facile de convaincre les scientifiques de participer à la recherche d’un vaccin, a dit Bruce Walker, directeur du
Ragon Institute
, un partenariat entre des institutions médicales et académiques du Massachusetts créé en 2009 avec des fonds privés et dont l’objectif est d’accélérer le développement d’un vaccin contre le VIH.
« Je crois que de nombreux scientifiques seraient ravis de pouvoir utiliser leurs talents pour régler un problème aussi important que le VIH, mais qu’ils ne voient pas comment ils pourraient le faire. »
« Je n’avais jamais imaginé une telle dévastation »
Quand, en 2008, M. Walker a approché Arup Chakraborty, un ingénieur chimique du MIT qui avait analysé des informations scientifiques en utilisant la « mécanique statistique », pour faire des recherches sur le VIH, M. Chakraborty s’est d’abord montré réticent. « Je ne voyais pas ce que je pourrais apporter au domaine, qui est déjà saturé. Il est difficile de se démarquer dans un domaine où travaillent déjà de nombreuses personnes », a-t-il dit. Il a toutefois changé d’idée après que M. Walker l’a amené voir des patients sidéens hospitalisés en Afrique du Sud. « Je n’avais jamais imaginé une telle dévastation », a dit le scientifique après sa première rencontre avec des gens infectés par le VIH.
Ses collaborateurs et lui ont reçu l’un des « prix de l’innovation » du Ragon Institute, soit 115 000 dollars par année pendant deux ans, ce qui lui permet d’appliquer la technologie qui aide les investisseurs à choisir leurs actions (théorie des matrices aléatoires) à l’étude des réactions des patients aux vaccins.
Recherche interdisciplinaire
En 2005, des groupes de recherche représentant quelque 250 000 scientifiques œuvrant aux États-Unis ont créé la « Bridging the Sciences Coalition » [coalition pour le décloisonnement des sciences] afin d’obtenir davantage de fonds de la part du gouvernement américain pour les recherches qui font appel à plusieurs disciplines scientifiques. La coalition a indiqué, dans une
prise de position
: « les bio-informaticiens reçoivent des fonds pour modéliser des systèmes biologiques, mais ils n’obtiennent généralement pas le soutien nécessaire pour résoudre les problèmes les plus graves. »
Les travaux et les financements interdisciplinaires sont encore relativement rares, a dit M. Chakraborty. « Toutes nos universités [américaines] sont cloisonnées. Les choses changent, mais nous avons encore du chemin à faire. »
Les fonds accordés à la recherche interdisciplinaire sont encore limités, a dit Ellen Weiss, de l’organisation américaine à but non lucratif
Biophysical Society
, qui est à l’origine de l’initiative pour le décloisonnement des sciences. « Depuis 2005, les agences américaines manifestent un intérêt pour la recherche interdisciplinaire et cherchent à s’assurer qu’elle n’est pas négligée, mais le financement est toujours insuffisant. »
Outre les Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH) et la Fondation nationale des sciences (National Science Foundation, NSF), qui, depuis 2010, ont accordé leur soutien à la
recherche scientifique interdisciplinaire
, la Fondation Gates a versé 100 millions de dollars en 2007 pour encourager les scientifiques à « développer leurs idées ».
Plus de 500 chercheurs dans environ 40 pays ont reçu des subventions «
Grand Challenger Exploration
», d’une valeur de 100 000 dollars chacune, et 20 d’entre eux ont obtenu des sommes supplémentaires allant jusqu’à 2 millions de dollars pour développer leur projet.
Des « puces » qui contiennent des échantillons de cellules
Si les scientifiques continuent de travailler de manière cloisonnée, il arrive toutefois de plus en plus souvent qu’une technologie développée dans un objectif particulier soit appliquée à la biologie, selon M. Irvine.
Photo:
Justin Knight/Whitehead Institute
Une lame capable de garder des cellules humaines en vie pendant plusieurs semaines
Chris Love, un chimiste du MIT qui bénéficie des fonds accordés par le Ragon Institute, a exploité la technologie des semi-conducteurs (utilisés dans les ordinateurs) pour mettre au point des « puces » qui contiennent des échantillons de cellules destinées à être analysées. « Vous n’avez qu’à penser à un bac à glaçons dans lequel on pourrait mettre des cellules du système immunitaire pour ensuite les étudier… comment elles interagissent, comment elles réagissent aux vaccins et aux médicaments », a-t-il dit, en montrant ce qui semblait être une simple lame de verre.
« Les chimistes ont l’habitude de résoudre des problèmes qui impliquent le développement d’une nouvelle molécule. Dans ce cas-ci, nous avons un problème qui n’a pas encore de solution et pour lequel des tonnes de choses ont été essayées. Les ingénieurs regardent tout ça et se disent : ‘je pourrais peut-être contribuer d’une manière ou d’une autre à la résolution de ce problème’ », a-t-il ajouté.
Galit Alter, professeur de médecine à l’université de Harvard, a dit que l’intégration entre les sciences était devenue nécessaire à la suite de l’échec des approches cloisonnées. « Avec de nouveaux outils, nous sommes capables de poser de nouvelles questions », a dit M. Alter.
Selon l’
Initiative internationale pour un vaccin contre le SIDA
(International AIDS Vaccine Initiative, IAVI), basée aux États-Unis, un vaccin contre le SIDA pourrait permettre de prévenir jusqu’à 10,7 millions de nouvelles infections par le VIH et d’économiser jusqu’à 95 milliards de dollars en frais de traitement entre 2020 et 2030, en fonction des caractéristiques du vaccin et de sa portée. L’
outil de modélisation
de l’IAVI a examiné des scénarios pour différentes régions du monde.
Selon les
chiffres les plus récents
du Programme commun des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA), quelque 1,7 million de personnes sont décédées de causes liées au SIDA et 34,2 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2011.
pt/cb-gd/amz
Theme (s)
:
Santé et nutrition
,
VIH/SIDA (PlusNews)
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
Partager l’article
Commentaire
votre commentaire
Do not fill this textbox.
FeedBackSuccess
Dernières Nouvelles
Les conflits fonciers au Liberia
Élections aux Philippines
Le fardeau du paludisme en RDC
La réalisation de Hyogo 2
L’apport économique du pastoralisme
Le coût de la peur
Travail humanitaire dans les bidonvilles
Partager l’article
Articles associés
Analyse: Aider les travailleurs humanitaires locaux à se bâtir une carrière intéressante
Analyse: La situation difficile des demandeurs d’asile et des réfugiés LGBTI
Peut-on s’inspirer de la Chine en matière de réduction des risques ?
La science au service de la lutte contre le paludisme
La culture du doute nuit aux demandeurs d’asile
PLUS SUR HIV/AIDS (PLUSNEWS)
Les militants craignent que le VIH soit relégué à l’arrière-plan après 2015
Le financement de la lutte contre le VIH a-t-il permis de renforcer les systèmes de santé nationaux?
Le rôle des lubrifiants dans la prévention des infections au VIH
Des militants font pression sur les candidats à l’élection présidentielle au Kenya
Des travaux novateurs ouvrent de nouvelles pistes dans la recherche d’un vaccin anti-VIH
DIAPORAMA
Les soins de santé Mentale en Indonésie
FILM
Dernières Analyses
La réalisation du traité de prévention des catastrophes Hyogo 2
« On ne peut pas toujours appliquer les règles » – Rebelles syriens et DHI
Analyse: Aider les travailleurs humanitaires locaux à se bâtir une carrière intéressante
Briefing: La mission intégrée des Nations Unies en Somalie
Analyse: Inciter les gouvernements à financer la RRC
Le renforcement des troupes en RDC peut-il changer les choses ?
Les Plus Lus
La contribution du pastoralisme à l’économie est importante mais ignorée
La réalisation du traité de prévention des catastrophes Hyogo 2
Le paludisme pèse sur le système de santé de la RDC
L'évolution des conflits fonciers au Liberia
Premiers pas des rebelles musulmans philippins vers le pouvoir
Lire l'article en:
Français
VIH/SIDA: Mettre fin au cloisonnement pour trouver un vaccin
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Flickr/Mike Baird
Ce que les spécialistes des vaccins peuvent apprendre des courtiers
BOSTON, 23 octobre 2012 (IRIN) - Un ingénieur chimique, un physicien des polymères et un chimiste se retrouvent pour boire un café – et il n’arrive pas grand-chose. « Nous pourrions avoir toutes les meilleures idées du monde et en discuter autour d’un café, mais, sans financement, on ne peut rien faire de plus que des croquis sur des serviettes de table », a dit Darrell Irvine, spécialiste des matériaux au Massachusetts Institute of Technology (MIT), basé aux États-Unis, qui, avec des dizaines d’autres scientifiques, a reçu des fonds pour mettre fin au cloisonnement entre les disciplines scientifiques et trouver un vaccin contre le SIDA.
M. Irvine tente de créer une capsule microscopique contenant des médicaments contre le cancer et capable de cibler – et de tuer – les virus, incluant le VIH.
Jusqu’à maintenant, la quête d’un vaccin sûr et efficace contre le SIDA n’a pas donné de résultats concluants en dépit des quelque 8 milliards de dollars investis dans la
recherche et le développement de vaccins
entre 2001 et 2011. Les scientifiques attribuent cette absence de résultat à la capacité du VIH à échapper aux attaques du système immunitaire et à l’utilisation peu stratégique des fonds consacrés à la recherche au cours des dix dernières années.
Le candidat-vaccin le plus prometteur jusqu’à présent, connu sous le nom de
RV144
, a démontré une efficacité de 31 pour cent en Thaïlande, selon des résultats rapportés en 2009.
Des tests de suivi seront effectués auprès de milliers d’hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes (men who have sex with men, MSM) en Thaïlande et d’hétérosexuels à risque élevé de VIH en Afrique du Sud afin de déterminer comment améliorer l’efficacité de cette combinaison de vaccins et comment l’adapter aux différentes souches du VIH. Même avec le scénario le plus optimiste, il faudra attendre encore dix ans avant qu’un vaccin soit breveté, selon Nina Russell, directrice adjointe VIH auprès de la Fondation Bill et Melinda Gates. Il faut en effet prendre en compte le temps nécessaire pour planifier et mener un essai clinique, analyser les résultats et obtenir le brevet.
Par ailleurs, il n’est pas facile de convaincre les scientifiques de participer à la recherche d’un vaccin, a dit Bruce Walker, directeur du
Ragon Institute
, un partenariat entre des institutions médicales et académiques du Massachusetts créé en 2009 avec des fonds privés et dont l’objectif est d’accélérer le développement d’un vaccin contre le VIH.
« Je crois que de nombreux scientifiques seraient ravis de pouvoir utiliser leurs talents pour régler un problème aussi important que le VIH, mais qu’ils ne voient pas comment ils pourraient le faire. »
« Je n’avais jamais imaginé une telle dévastation »
Quand, en 2008, M. Walker a approché Arup Chakraborty, un ingénieur chimique du MIT qui avait analysé des informations scientifiques en utilisant la « mécanique statistique », pour faire des recherches sur le VIH, M. Chakraborty s’est d’abord montré réticent. « Je ne voyais pas ce que je pourrais apporter au domaine, qui est déjà saturé. Il est difficile de se démarquer dans un domaine où travaillent déjà de nombreuses personnes », a-t-il dit. Il a toutefois changé d’idée après que M. Walker l’a amené voir des patients sidéens hospitalisés en Afrique du Sud. « Je n’avais jamais imaginé une telle dévastation », a dit le scientifique après sa première rencontre avec des gens infectés par le VIH.
Ses collaborateurs et lui ont reçu l’un des « prix de l’innovation » du Ragon Institute, soit 115 000 dollars par année pendant deux ans, ce qui lui permet d’appliquer la technologie qui aide les investisseurs à choisir leurs actions (théorie des matrices aléatoires) à l’étude des réactions des patients aux vaccins.
Recherche interdisciplinaire
En 2005, des groupes de recherche représentant quelque 250 000 scientifiques œuvrant aux États-Unis ont créé la « Bridging the Sciences Coalition » [coalition pour le décloisonnement des sciences] afin d’obtenir davantage de fonds de la part du gouvernement américain pour les recherches qui font appel à plusieurs disciplines scientifiques. La coalition a indiqué, dans une
prise de position
: « les bio-informaticiens reçoivent des fonds pour modéliser des systèmes biologiques, mais ils n’obtiennent généralement pas le soutien nécessaire pour résoudre les problèmes les plus graves. »
Les travaux et les financements interdisciplinaires sont encore relativement rares, a dit M. Chakraborty. « Toutes nos universités [américaines] sont cloisonnées. Les choses changent, mais nous avons encore du chemin à faire. »
Les fonds accordés à la recherche interdisciplinaire sont encore limités, a dit Ellen Weiss, de l’organisation américaine à but non lucratif
Biophysical Society
, qui est à l’origine de l’initiative pour le décloisonnement des sciences. « Depuis 2005, les agences américaines manifestent un intérêt pour la recherche interdisciplinaire et cherchent à s’assurer qu’elle n’est pas négligée, mais le financement est toujours insuffisant. »
Outre les Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH) et la Fondation nationale des sciences (National Science Foundation, NSF), qui, depuis 2010, ont accordé leur soutien à la
recherche scientifique interdisciplinaire
, la Fondation Gates a versé 100 millions de dollars en 2007 pour encourager les scientifiques à « développer leurs idées ».
Plus de 500 chercheurs dans environ 40 pays ont reçu des subventions «
Grand Challenger Exploration
», d’une valeur de 100 000 dollars chacune, et 20 d’entre eux ont obtenu des sommes supplémentaires allant jusqu’à 2 millions de dollars pour développer leur projet.
Des « puces » qui contiennent des échantillons de cellules
Si les scientifiques continuent de travailler de manière cloisonnée, il arrive toutefois de plus en plus souvent qu’une technologie développée dans un objectif particulier soit appliquée à la biologie, selon M. Irvine.
Photo:
Justin Knight/Whitehead Institute
Une lame capable de garder des cellules humaines en vie pendant plusieurs semaines
Chris Love, un chimiste du MIT qui bénéficie des fonds accordés par le Ragon Institute, a exploité la technologie des semi-conducteurs (utilisés dans les ordinateurs) pour mettre au point des « puces » qui contiennent des échantillons de cellules destinées à être analysées. « Vous n’avez qu’à penser à un bac à glaçons dans lequel on pourrait mettre des cellules du système immunitaire pour ensuite les étudier… comment elles interagissent, comment elles réagissent aux vaccins et aux médicaments », a-t-il dit, en montrant ce qui semblait être une simple lame de verre.
« Les chimistes ont l’habitude de résoudre des problèmes qui impliquent le développement d’une nouvelle molécule. Dans ce cas-ci, nous avons un problème qui n’a pas encore de solution et pour lequel des tonnes de choses ont été essayées. Les ingénieurs regardent tout ça et se disent : ‘je pourrais peut-être contribuer d’une manière ou d’une autre à la résolution de ce problème’ », a-t-il ajouté.
Galit Alter, professeur de médecine à l’université de Harvard, a dit que l’intégration entre les sciences était devenue nécessaire à la suite de l’échec des approches cloisonnées. « Avec de nouveaux outils, nous sommes capables de poser de nouvelles questions », a dit M. Alter.
Selon l’
Initiative internationale pour un vaccin contre le SIDA
(International AIDS Vaccine Initiative, IAVI), basée aux États-Unis, un vaccin contre le SIDA pourrait permettre de prévenir jusqu’à 10,7 millions de nouvelles infections par le VIH et d’économiser jusqu’à 95 milliards de dollars en frais de traitement entre 2020 et 2030, en fonction des caractéristiques du vaccin et de sa portée. L’
outil de modélisation
de l’IAVI a examiné des scénarios pour différentes régions du monde.
Selon les
chiffres les plus récents
du Programme commun des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA), quelque 1,7 million de personnes sont décédées de causes liées au SIDA et 34,2 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2011.
pt/cb-gd/amz
{1}
##LOC[OK]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
Conditions d'utilisation
A propos d’IRIN
Emplois
Mobile
Envoyez
Other OCHA Sites
Partenaires
Réseaux sociaux
Copyright © IRIN 2013. Tous droits réservés. Ce matériel vous est parvenu via IRIN, le service des nouvelles et analyses humanitaires du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les avis des Nations Unies ou de ses états membres. Les frontières, les noms et les désignations sur les cartes utilisées par ce site, et les liens électroniques vers des sites externes n'impliquent pas la reconnaissance ou l'acceptation officielle par l'ONU. La republication du matériel d'IRIN est soumise aux termes et conditions d'utilisation disponibles sur :
http://www.irinnews.org/fr/copyrightfr.aspx