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BURKINA FASO-MALI : « Nous ne pouvons pas vivre dans un pays où les étrangers font la loi »
MENTAO, 4 octobre 2012 (IRIN) - Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime qu’environ 107 000 Maliens, principalement des Arabes et des Touaregs, ont franchi la frontière avec le Burkina Faso ; bon nombre d’entre eux ont fui le pays dès février, lorsque le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), un mouvement nationaliste touareg, a lancé ses premières attaques sur des cibles du gouvernement malien.
« Nous ne pouvons pas vivre dans un pays où les étrangers font la loi »
Voir le diaporama
Au mois d’avril, trois groupes islamistes, Ansar Dine, le Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), ont repris le contrôle du nord du Mali au MNLA et ont rapidement imposé la charia dans la région : selon des groupes de défense des droits de l’homme, ils ont demandé aux femmes de porter le voile, tué des civils par lapidation, amputé des auteurs présumés de crimes, flagellé des citoyens en public et détruit des mausolées. Plusieurs centaines d’enfants auraient également été recrutés au sein de leurs forces.
Parmi les réfugiés maliens et les déplacés internes, la plupart des Touaregs ont dit à IRIN qu’ils avaient peur de rentrer chez eux en raison de la présence de ces groupes dans le Nord, ajoutant qu’ils craignaient les violences et la répression, mais aussi les représailles.
Mohamed-Ag Ibrahim, un réfugié touareg qui a fui Tombouctou avec sa femme et leurs sept enfants, a dit à IRIN : « Nous avons peur des représailles de la communauté, comme lors de la rébellion des années 1990. Et aujourd’hui, les islamistes sont là … et ils ont commencé à juger les gens, à leur couper les mains. Ceux qui ne sont pas partis sont coincés ici ... Nous ne pouvons pas vivre dans un pays où les étrangers font la loi ».
Les projets actuellement à l’étude et qui prévoient l’organisation d’une
opération militaire conjointe de l’armée malienne et de la CEDEAO
pour chasser les islamistes risquent de provoquer de nouveaux déplacements de population.
« Nous craignons l’arrivée d’une nouvelle vague de réfugiés en cas de reprise des combats », a dit Ibrahima Coly, représentant du HCR au Burkina Faso. Les autorités du Burkina Faso ont déployés d’importants efforts pour accueillir les Maliens, mais elles ont prévenu que leurs ressources étaient utilisées au maximum et qu’elles n’étaient pas en mesure d’étendre leurs services.
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[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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Parmi les réfugiés maliens et les déplacés internes, la plupart des Touaregs ont dit à IRIN qu’ils avaient peur de rentrer chez eux en raison de la présence de ces groupes dans le Nord, ajoutant qu’ils craignaient les violences et la répression, mais aussi les représailles.
Mohamed-Ag Ibrahim, un réfugié touareg qui a fui Tombouctou avec sa femme et leurs sept enfants, a dit à IRIN : « Nous avons peur des représailles de la communauté, comme lors de la rébellion des années 1990. Et aujourd’hui, les islamistes sont là … et ils ont commencé à juger les gens, à leur couper les mains. Ceux qui ne sont pas partis sont coincés ici ... Nous ne pouvons pas vivre dans un pays où les étrangers font la loi ».
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