English
|
عربي
|
Mobile
|
A propos d’IRIN
samedi 25 mai 2013
Recherche avancée
nouvelles et analyses humanitaires
Un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies
- Tous les pays -
Afrique du Sud
Afghanistan
Angola
Bangladesh
Bénin
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cameroun
Cap vert
Colombie
Comores
Congo
Côte d'Ivoire
Djibouti
Egypte
Erythrée
Ethiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Haïti
Indonésie
Irak
Iran
Israël
Jordanie
Kenya
Kirghizistan
Laos
Lesotho
Liban
Liberia
Libye
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Maurice
Mozambique
Myanmar
Namibie
Népal
Niger
Nigeria
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
RDC
République Centrafricaine
Rwanda
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Soudan
Soudan du Sud
Sri Lanka
Swaziland
Syrie
Tadjikistan
Tanzanie
Tchad
Thaïlande
Timor-Leste
Togo
TPO
Turkménistan
Vietnam
Yémen
Zambie
Zimbabwe
Inscrivez-vous à nos alertes email
|
Connexion
Analyses
Monde
Afrique
PAGE D’ACCUEIL - AFRIQUE
AFRIQUE DE L'EST
Kenya
Soudan du Sud
Soudan
Tanzanie
Ouganda
GRANDS LACS
Burundi
République Centrafricaine
Congo
RDC
Rwanda
CORNE DE L'AFRIQUE
Djibouti
Erythrée
Ethiopie
Somalie
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud
Angola
Botswana
Comores
Lesotho
Madagascar
Malawi
Maurice
Mozambique
Namibie
Seychelles
Swaziland
Zambie
Zimbabwe
AFRIQUE DE L'OUEST
Bénin
Burkina Faso
Cameroun
Cap vert
Côte d'Ivoire
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Liberia
Mali
Mauritanie
Niger
Nigeria
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Sierra Leone
Tchad
Togo
Film:
Sables mouvants
Fux RSS - Afrique
Asie
PAGE D’ACCUEIL - ASIE
Afghanistan
Bangladesh
Cambodge
Indonésie
Iran
Kirghizistan
Laos
Myanmar
Népal
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
Sri Lanka
Tadjikistan
Thaïlande
Timor-Leste
Turkménistan
Vietnam
Film:
Guerre civile au Népal
Flux RSS - Asie
Moyen-Orient
PAGE D’ACCUEIL - MOYEN ORIENT
Egypte
Irak
Israël
Jordanie
Liban
Libye
OPT
Syrie
Yémen
L'Echo de la guerre
Flux RSS - Moyen Orient
PlusNews
Dossiers
L’Irak 10 ans après - Aperçu de la situation humanitaire
Renforcer la résilience
L’Humanitaire dans un monde qui s’urbanise
Nos Vies - Guide de survie
Film
Photo
Hebdo
Thèmes
Catastrophes naturelles
Démocratie et gouvernance
Droits de l'homme
Eau et Assainissement
Economie
Education
Egalité entre les sexes
Enfant
Environnement
Paix et sécurité
Politique
Réduction des risques de catastrophes
Réfugiés et déplacés
Santé et nutrition
Sécurité alimentaire
Sécurité
Urbanisation
VIH/SIDA
Lire l'article en:
English
-
عربي
CHANGEMENT CLIMATIQUE: Des fermiers trop affamés pour s’adapter
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Jaspreet Kindra/IRIN
La plupart des petits fermiers ont une production à peine suffisante pour se nourrir
JOHANNESBOURG, 18 septembre 2012 (IRIN) - Les petits fermiers des pays en développement qui souffrent de la faim durant de longues périodes – parfois pendant six mois dans la région de Borana en Éthiopie – ont des difficultés à s’adapter à un climat de plus en plus imprévisible, a révélé une nouvelle étude.
Cette étude a été réalisée auprès de 700 ménages en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie avant la grave sécheresse qui a touché l’Afrique de l’Est en 2011. Elle avait pour objectif d’élaborer des indicateurs simples, comparables et transversaux au niveau des ménages pour évaluer si les petits fermiers étaient capables de se diversifier, de s’adapter et d’adopter de nouvelles techniques agricoles pour contrer les effets du changement climatique.
L’équipe de chercheurs qui a réalisé l’étude a conclu que les ménages qui étaient en situation de sécurité alimentaire pendant de longues périodes étaient capables de s’orienter vers de nouvelles approches et techniques agricoles, comme l’utilisation de graines résistant à la sécheresse ou aux inondations.
« Quand vous n’avez rien à manger, vous n’êtes pas vraiment capable d’innover », a dit Patti Kristjanson, économiste agricole au Programme de recherche du
CGIAR
sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS), qui a dirigé l’étude. « Il est évident que les ménages qui ont du mal à nourrir leur famille tout au long de l’année n’ont pas les moyens d’investir dans de nouvelles pratiques qui impliquent des coûts et des risques élevés ».
L’incapacité à s’adapter contribue à l’insécurité alimentaire, a-t-elle ajouté. « Il est donc crucial de continuer à s’informer sur les facteurs qui permettent et qui stimulent l’innovation, et sur la manière de réduire les coûts souvent cachés et les obstacles associés au changement des pratiques agricoles ».
L’étude a tenté de trouver des informations sur les techniques utilisées par les fermiers au cours de ces dix dernières années afin de faire face au changement climatique. « Nous espérons y revenir pour obtenir davantage d’informations – nous n’avons qu’un aperçu de la situation sur le terrain », a dit Mme Kristjanson. Les recherches réalisées n’ont pas permis de montrer si les petits producteurs, y compris les pasteurs et les communautés de pêcheurs, ont pu tenir compte des messages et des programmes sur l’adaptation au changement climatique.
Étude réalisée au Niger
Les quelques études réalisées montrent que les petits fermiers pourraient être confrontés à plusieurs défis simultanément et ainsi basculer ainsi dans l’insécurité alimentaire. Les chercheurs de l’université Cheikh Anta Diop au Sénégal ont
réalisé des enquêtes dans le district nigérien de Maradi, qui a été touché par l’insécurité alimentaire
, où les petits fermiers dépendent de précipitations de plus en plus irrégulières pour faire pousser leurs récoltes.
Les chercheurs ont indiqué que 50 pour cent des fermiers n’avaient pas eu d’autre choix que de consommer la totalité de leurs récoltes en trois mois au cours de l’année 2007. Les années précédentes, ils avaient fait pousser des légumes grâce à l’eau dans le Goulbi afin de faire face à un éventuel manque de nourriture. Cependant, suite à la raréfaction des précipitations et à la construction d’un barrage en amont au Nigéria, la rivière, dont le débit était observé pendant au moins six mois après la saison des pluies, avait été asséchée pendant une grande partie de l’année.
Étude sur le CCAFS – des résultats mitigés
L’étude sur le CCAFS, qui a été réalisée auprès de petits fermiers moyens de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique de l’Est, a montré que peu de ces producteurs avaient adopté des techniques favorisant une agriculture plus durable et permettant de faire face à un climat imprévisible :
« Quand vous n’avez rien à manger, vous n’êtes pas vraiment capable d’innover »
- Seuls 25 pour cent des ménages ont commencé à utiliser du fumier ou du compost (bon pour le sol) produit localement à la place des engrais chimiques coûteux qui ont un impact négatif sur l’environnement ; 23 pour cent des ménages ont aujourd’hui recours à la technique du paillage ;
- Seuls 16 pour cent des ménages interrogés ont déclaré avoir mis en œuvre de meilleures techniques de gestion du sol, comme la construction de terrasses qui permet de réduire les pertes d’eau et de sols ;
- Seuls 10 pour cent des ménages ont commencé à stocker ou gérer les eaux à usage agricole ;
- Seuls 34 pour cent des ménages ont réduit leurs troupeaux, mais 48 pour cent des ménages gèrent mieux leurs ressources, par exemple grâce à la culture de récoltes pour nourrir les animaux.
L’étude a relevé quelques points positifs :
- 55 pour cent des ménages ont fait pousser au moins une variété à cycle court, et 56 pour cent des ménages ont adopté au moins une variété qui résiste à la sécheresse ;
- 50 pour cent des ménages plantent des arbres sur leurs terres, une pratique connue sous le nom d’agroforesterie, ce qui permet de prévenir l’érosion des sols, d’améliorer la qualité de l’eau et des sols, et de produire des fruits, du thé, du café, de l’huile, du fourrage, des produits médicinaux et énergétiques ;
-50 pour cent des ménages ont introduit des cultures intercalaires – planter alternativement différentes récoltes sur une même parcelle ;
- 25 pour cent des ménages ont mis en place une rotation de leurs cultures au cours des dix dernières années.
« Ces changements peuvent aider les fermiers à s’adapter au changement climatique ; et des régimes plus équilibrés contribuent également à une réduction des émissions de méthane [des animaux] par kilogramme de viande et de lait produit », a déclaré le CCAFS.
Les chercheurs qui ont participé au programme sur le CCAFS reconnaissent que le changement climatique n’est que l’un des moteurs des changements observés et que « il est très difficile d’évaluer l’importance relative des différents moteurs ».
Ils ont noté que les changements réalisés par les ménages au cours des dix dernières années « sont en général minimes et non transformationnels, et le manque d’expériences sur des sols correctement testés et bien répartis, de pratiques de gestion de l’eau et des terres est inquiétante ».
Lors de la présentation des conclusions, Bruce Campbell, directeur des programmes du CCAFS, a indiqué : « Les fermiers ont besoin de plus que des déclarations. Ils ont besoin de stratégies innovantes qui leur permettront de s’adapter aux demandes croissantes liées au changement climatique et à d’autres facteurs. Nous devons redoubler d’effort pour garantir leur sécurité alimentaire présente et future, mais aussi celle du reste du monde ».
M. Campbell a souligné que Rio+20 était un exemple parfait de cette tendance. « Le texte définitif de Rio+20 a reconnu l’existence de liens entre l’agriculture durable, les petits fermiers et la sécurité alimentaire, mais il ne proposait pas d’engagements concrets ou de plan d’action. Nous exhortons les dirigeants nationaux à s’attaquer à ces défis et à protéger la sécurité alimentaire mondiale en aidant les fermiers à faire face au changement climatique ».
L’union fait la force
Un document publié en début d’année par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et intitulé
Des institutions rurales innovantes pour améliorer la sécurité alimentaire
, s’est basé sur 35 études de cas pour montrer comment les institutions, comme les coopératives agricoles, avaient innové en groupes pour venir en aide aux agriculteurs pauvres qui ne bénéficient pas de l’aide et du soutien nécessaires pour mettre en place des innovations.
« Par exemple, au Niger, les boutiques d’intrants ont permis aux petits producteurs de créer de véritables marchés locaux d’intrants grâce à une demande groupée et à la fourniture d’intrants adaptés, en quantité et en qualité, à leurs besoins spécifiques et à leurs moyens financiers limités », selon le document.
Au Kenya, les producteurs de légumes-feuilles africains se sont regroupés pour conclure des accords contractuels et répondre aux exigences de quantité, qualité et délais de livraison des supermarchés.
jk/cb-mg/amz
Theme (s)
:
Environnement
,
Sécurité alimentaire
,
Catastrophes naturelles
,
Eau et Assainissement
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
Partager l’article
Commentaire
votre commentaire
Do not fill this textbox.
FeedBackSuccess
Dernières Nouvelles
Offensive anti-Boko Haram au Nigeria
Des réformes pour réduire les inégalités
Trouver la sécurité en ville
Élections aux Philippines
Les conflits fonciers au Liberia
Le fardeau du paludisme en RDC
La réalisation de Hyogo 2
Partager l’article
Articles associés
La contribution du pastoralisme à l’économie est importante mais ignorée
La fréquentation scolaire souffre des attaques de Boko Haram dans l’État de Borno
Comprendre les causes de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest
Analyse: La situation difficile des demandeurs d’asile et des réfugiés LGBTI
Témoignages de migrants – Des Éthiopiens au Yémen racontent les enlèvements et la torture
PLUS SUR NATURAL DISASTERS
Le microcrédit permet aux petites entreprises de changer la donne à Madagascar
Analyse: Aider les travailleurs humanitaires locaux à se bâtir une carrière intéressante
Analyse: Inciter les gouvernements à financer la RRC
Analyse: Un « signal d’alarme » pour l’industrie de la construction au Bangladesh
Peut-on s’inspirer de la Chine en matière de réduction des risques ?
DIAPORAMA
Les soins de santé Mentale en Indonésie
FILM
A la recherche de la stabilité
Dernières Analyses
Les Nigérians fuient les affrontements entre l’armée et Boko Haram
La réalisation du traité de prévention des catastrophes Hyogo 2
« On ne peut pas toujours appliquer les règles » – Rebelles syriens et DHI
Analyse: Aider les travailleurs humanitaires locaux à se bâtir une carrière intéressante
Briefing: La mission intégrée des Nations Unies en Somalie
Analyse: Inciter les gouvernements à financer la RRC
Les Plus Lus
Les Nigérians fuient les affrontements entre l’armée et Boko Haram
L'évolution des conflits fonciers au Liberia
Premiers pas des rebelles musulmans philippins vers le pouvoir
Un rapport réclame des réformes radicales pour réduire les inégalités
Trouver la sécurité en ville
Lire l'article en:
Français
-
عربي
CHANGEMENT CLIMATIQUE: Des fermiers trop affamés pour s’adapter
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
Jaspreet Kindra/IRIN
La plupart des petits fermiers ont une production à peine suffisante pour se nourrir
JOHANNESBOURG, 18 septembre 2012 (IRIN) - Les petits fermiers des pays en développement qui souffrent de la faim durant de longues périodes – parfois pendant six mois dans la région de Borana en Éthiopie – ont des difficultés à s’adapter à un climat de plus en plus imprévisible, a révélé une nouvelle étude.
Cette étude a été réalisée auprès de 700 ménages en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie avant la grave sécheresse qui a touché l’Afrique de l’Est en 2011. Elle avait pour objectif d’élaborer des indicateurs simples, comparables et transversaux au niveau des ménages pour évaluer si les petits fermiers étaient capables de se diversifier, de s’adapter et d’adopter de nouvelles techniques agricoles pour contrer les effets du changement climatique.
L’équipe de chercheurs qui a réalisé l’étude a conclu que les ménages qui étaient en situation de sécurité alimentaire pendant de longues périodes étaient capables de s’orienter vers de nouvelles approches et techniques agricoles, comme l’utilisation de graines résistant à la sécheresse ou aux inondations.
« Quand vous n’avez rien à manger, vous n’êtes pas vraiment capable d’innover », a dit Patti Kristjanson, économiste agricole au Programme de recherche du
CGIAR
sur le changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS), qui a dirigé l’étude. « Il est évident que les ménages qui ont du mal à nourrir leur famille tout au long de l’année n’ont pas les moyens d’investir dans de nouvelles pratiques qui impliquent des coûts et des risques élevés ».
L’incapacité à s’adapter contribue à l’insécurité alimentaire, a-t-elle ajouté. « Il est donc crucial de continuer à s’informer sur les facteurs qui permettent et qui stimulent l’innovation, et sur la manière de réduire les coûts souvent cachés et les obstacles associés au changement des pratiques agricoles ».
L’étude a tenté de trouver des informations sur les techniques utilisées par les fermiers au cours de ces dix dernières années afin de faire face au changement climatique. « Nous espérons y revenir pour obtenir davantage d’informations – nous n’avons qu’un aperçu de la situation sur le terrain », a dit Mme Kristjanson. Les recherches réalisées n’ont pas permis de montrer si les petits producteurs, y compris les pasteurs et les communautés de pêcheurs, ont pu tenir compte des messages et des programmes sur l’adaptation au changement climatique.
Étude réalisée au Niger
Les quelques études réalisées montrent que les petits fermiers pourraient être confrontés à plusieurs défis simultanément et ainsi basculer ainsi dans l’insécurité alimentaire. Les chercheurs de l’université Cheikh Anta Diop au Sénégal ont
réalisé des enquêtes dans le district nigérien de Maradi, qui a été touché par l’insécurité alimentaire
, où les petits fermiers dépendent de précipitations de plus en plus irrégulières pour faire pousser leurs récoltes.
Les chercheurs ont indiqué que 50 pour cent des fermiers n’avaient pas eu d’autre choix que de consommer la totalité de leurs récoltes en trois mois au cours de l’année 2007. Les années précédentes, ils avaient fait pousser des légumes grâce à l’eau dans le Goulbi afin de faire face à un éventuel manque de nourriture. Cependant, suite à la raréfaction des précipitations et à la construction d’un barrage en amont au Nigéria, la rivière, dont le débit était observé pendant au moins six mois après la saison des pluies, avait été asséchée pendant une grande partie de l’année.
Étude sur le CCAFS – des résultats mitigés
L’étude sur le CCAFS, qui a été réalisée auprès de petits fermiers moyens de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique de l’Est, a montré que peu de ces producteurs avaient adopté des techniques favorisant une agriculture plus durable et permettant de faire face à un climat imprévisible :
« Quand vous n’avez rien à manger, vous n’êtes pas vraiment capable d’innover »
- Seuls 25 pour cent des ménages ont commencé à utiliser du fumier ou du compost (bon pour le sol) produit localement à la place des engrais chimiques coûteux qui ont un impact négatif sur l’environnement ; 23 pour cent des ménages ont aujourd’hui recours à la technique du paillage ;
- Seuls 16 pour cent des ménages interrogés ont déclaré avoir mis en œuvre de meilleures techniques de gestion du sol, comme la construction de terrasses qui permet de réduire les pertes d’eau et de sols ;
- Seuls 10 pour cent des ménages ont commencé à stocker ou gérer les eaux à usage agricole ;
- Seuls 34 pour cent des ménages ont réduit leurs troupeaux, mais 48 pour cent des ménages gèrent mieux leurs ressources, par exemple grâce à la culture de récoltes pour nourrir les animaux.
L’étude a relevé quelques points positifs :
- 55 pour cent des ménages ont fait pousser au moins une variété à cycle court, et 56 pour cent des ménages ont adopté au moins une variété qui résiste à la sécheresse ;
- 50 pour cent des ménages plantent des arbres sur leurs terres, une pratique connue sous le nom d’agroforesterie, ce qui permet de prévenir l’érosion des sols, d’améliorer la qualité de l’eau et des sols, et de produire des fruits, du thé, du café, de l’huile, du fourrage, des produits médicinaux et énergétiques ;
-50 pour cent des ménages ont introduit des cultures intercalaires – planter alternativement différentes récoltes sur une même parcelle ;
- 25 pour cent des ménages ont mis en place une rotation de leurs cultures au cours des dix dernières années.
« Ces changements peuvent aider les fermiers à s’adapter au changement climatique ; et des régimes plus équilibrés contribuent également à une réduction des émissions de méthane [des animaux] par kilogramme de viande et de lait produit », a déclaré le CCAFS.
Les chercheurs qui ont participé au programme sur le CCAFS reconnaissent que le changement climatique n’est que l’un des moteurs des changements observés et que « il est très difficile d’évaluer l’importance relative des différents moteurs ».
Ils ont noté que les changements réalisés par les ménages au cours des dix dernières années « sont en général minimes et non transformationnels, et le manque d’expériences sur des sols correctement testés et bien répartis, de pratiques de gestion de l’eau et des terres est inquiétante ».
Lors de la présentation des conclusions, Bruce Campbell, directeur des programmes du CCAFS, a indiqué : « Les fermiers ont besoin de plus que des déclarations. Ils ont besoin de stratégies innovantes qui leur permettront de s’adapter aux demandes croissantes liées au changement climatique et à d’autres facteurs. Nous devons redoubler d’effort pour garantir leur sécurité alimentaire présente et future, mais aussi celle du reste du monde ».
M. Campbell a souligné que Rio+20 était un exemple parfait de cette tendance. « Le texte définitif de Rio+20 a reconnu l’existence de liens entre l’agriculture durable, les petits fermiers et la sécurité alimentaire, mais il ne proposait pas d’engagements concrets ou de plan d’action. Nous exhortons les dirigeants nationaux à s’attaquer à ces défis et à protéger la sécurité alimentaire mondiale en aidant les fermiers à faire face au changement climatique ».
L’union fait la force
Un document publié en début d’année par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et intitulé
Des institutions rurales innovantes pour améliorer la sécurité alimentaire
, s’est basé sur 35 études de cas pour montrer comment les institutions, comme les coopératives agricoles, avaient innové en groupes pour venir en aide aux agriculteurs pauvres qui ne bénéficient pas de l’aide et du soutien nécessaires pour mettre en place des innovations.
« Par exemple, au Niger, les boutiques d’intrants ont permis aux petits producteurs de créer de véritables marchés locaux d’intrants grâce à une demande groupée et à la fourniture d’intrants adaptés, en quantité et en qualité, à leurs besoins spécifiques et à leurs moyens financiers limités », selon le document.
Au Kenya, les producteurs de légumes-feuilles africains se sont regroupés pour conclure des accords contractuels et répondre aux exigences de quantité, qualité et délais de livraison des supermarchés.
jk/cb-mg/amz
{1}
##LOC[OK]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
Conditions d'utilisation
A propos d’IRIN
Emplois
Mobile
Envoyez
Other OCHA Sites
Partenaires
Réseaux sociaux
Copyright © IRIN 2013. Tous droits réservés. Ce matériel vous est parvenu via IRIN, le service des nouvelles et analyses humanitaires du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les avis des Nations Unies ou de ses états membres. Les frontières, les noms et les désignations sur les cartes utilisées par ce site, et les liens électroniques vers des sites externes n'impliquent pas la reconnaissance ou l'acceptation officielle par l'ONU. La republication du matériel d'IRIN est soumise aux termes et conditions d'utilisation disponibles sur :
http://www.irinnews.org/fr/copyrightfr.aspx