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NÉPAL: Des services ambulanciers « inadaptés »
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Reena Gurung/IRIN
M. Prasad Sah et son équipe, à Katmandou
BANGKOK, 11 septembre 2012 (IRIN) - Selon des spécialistes du secteur de la santé, les services ambulanciers népalais, qui n’en sont encore qu’à leurs balbutiements, ont besoin d’un soutien urgent, notamment en ce qui concerne la formation d’ambulanciers paramédicaux qualifiés.
Selon le
Nepal Ambulance Service (NAS)
, ce pays de près de 30 millions d’habitants ne compte que 21 paramédicaux qualifiés.
La
Société népalaise de la Croix-Rouge (SNCR)
, la plus grande organisation non gouvernementale (ONG) du pays, possède 168 ambulances, mais ne dispose d’aucun paramédical qualifié et seulement 35 pour cent des conducteurs d’ambulance ont été formés aux premiers secours.
« Le service ambulancier au Népal est très déficient », a dit à IRIN Rajesh Gongal, doyen de l’hôpital de Patan et président du NAS.
Selon le NAS, la plupart des véhicules servant d’ambulance au Népal sont des voitures privées totalement inadaptées aux soins médicaux et ne disposant pas d’équipements de communication efficaces.
Une étude menée par l’hôpital de Patan a révélé que moins de dix pour cent des personnes prises en charge pour des soins d’urgence par les services de santé de la vallée de Katmandou arrivaient dans une ambulance agréée. Plus de la moitié arrivent en taxi.
Selon Bulund Thapa, directeur de l’hôpital de Bir, de nombreux blessés arrivés dans des véhicules de police ou de l’armée, en taxi ou en bus souffrent de lésions secondaires causées lors du transport.
Katmandou, qui compte près de deux millions d’habitants, n’a que 21 ambulances agréées, selon les chiffres du gouvernement. La plupart d’entre elles appartiennent à des ONG et des organismes communautaires. De nombreux districts montagneux ne disposent d’aucune ambulance agréée.
D’après la SNCR, seulement deux ou trois hôpitaux de ce pays sujet aux catastrophes comptent des ambulanciers qualifiés parmi leur personnel. Des patients meurent sur le chemin de l’hôpital à cause de l’absence de paramédicaux qualifiés, a dit Umesh Prasad Sah, ambulancier et employé du NAS.
« Les services ambulanciers népalais ne peuvent même pas assurer les secours lors d’une catastrophe naturelle de faible ampleur, encore moins en cas de séisme majeur comme celui qui est annoncé dans la
Vallée de Katmandou
», a dit Amod Dixit, secrétaire général de la
Société nationale de technologie sismique du Népal (NSET)
, l’un des plus grands spécialistes en préparation aux catastrophes du pays.
« En l’absence de premiers secours et de moyens de transport adéquats, les patients parcourent souvent de longues distances, ce qui retarde excessivement l’obtention de soins adaptés », a expliqué Ram Shah, responsable du service de chirurgie orthopédique et traumatologique du Nepal Medical College Teaching Hospital. Selon lui, les niveaux actuels de formation et de service sont « inadaptés ».
« Les soins préhospitaliers sont [un] aspect très important des soins post-traumatiques et il est avéré que si l’on peut obtenir une aide professionnelle dans un certain délai, alors le nombre de blessés et de morts peut réellement être réduit », a dit M. Gongal, du NAS.
rg/cb
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:
Santé et nutrition
,
Catastrophes naturelles
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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MONDE: IRIN Service français - Bulletin hebdomadaire humanitaire 671 17 mai 2013
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M. Prasad Sah et son équipe, à Katmandou
BANGKOK, 11 septembre 2012 (IRIN) - Selon des spécialistes du secteur de la santé, les services ambulanciers népalais, qui n’en sont encore qu’à leurs balbutiements, ont besoin d’un soutien urgent, notamment en ce qui concerne la formation d’ambulanciers paramédicaux qualifiés.
Selon le
Nepal Ambulance Service (NAS)
, ce pays de près de 30 millions d’habitants ne compte que 21 paramédicaux qualifiés.
La
Société népalaise de la Croix-Rouge (SNCR)
, la plus grande organisation non gouvernementale (ONG) du pays, possède 168 ambulances, mais ne dispose d’aucun paramédical qualifié et seulement 35 pour cent des conducteurs d’ambulance ont été formés aux premiers secours.
« Le service ambulancier au Népal est très déficient », a dit à IRIN Rajesh Gongal, doyen de l’hôpital de Patan et président du NAS.
Selon le NAS, la plupart des véhicules servant d’ambulance au Népal sont des voitures privées totalement inadaptées aux soins médicaux et ne disposant pas d’équipements de communication efficaces.
Une étude menée par l’hôpital de Patan a révélé que moins de dix pour cent des personnes prises en charge pour des soins d’urgence par les services de santé de la vallée de Katmandou arrivaient dans une ambulance agréée. Plus de la moitié arrivent en taxi.
Selon Bulund Thapa, directeur de l’hôpital de Bir, de nombreux blessés arrivés dans des véhicules de police ou de l’armée, en taxi ou en bus souffrent de lésions secondaires causées lors du transport.
Katmandou, qui compte près de deux millions d’habitants, n’a que 21 ambulances agréées, selon les chiffres du gouvernement. La plupart d’entre elles appartiennent à des ONG et des organismes communautaires. De nombreux districts montagneux ne disposent d’aucune ambulance agréée.
D’après la SNCR, seulement deux ou trois hôpitaux de ce pays sujet aux catastrophes comptent des ambulanciers qualifiés parmi leur personnel. Des patients meurent sur le chemin de l’hôpital à cause de l’absence de paramédicaux qualifiés, a dit Umesh Prasad Sah, ambulancier et employé du NAS.
« Les services ambulanciers népalais ne peuvent même pas assurer les secours lors d’une catastrophe naturelle de faible ampleur, encore moins en cas de séisme majeur comme celui qui est annoncé dans la
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», a dit Amod Dixit, secrétaire général de la
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« En l’absence de premiers secours et de moyens de transport adéquats, les patients parcourent souvent de longues distances, ce qui retarde excessivement l’obtention de soins adaptés », a expliqué Ram Shah, responsable du service de chirurgie orthopédique et traumatologique du Nepal Medical College Teaching Hospital. Selon lui, les niveaux actuels de formation et de service sont « inadaptés ».
« Les soins préhospitaliers sont [un] aspect très important des soins post-traumatiques et il est avéré que si l’on peut obtenir une aide professionnelle dans un certain délai, alors le nombre de blessés et de morts peut réellement être réduit », a dit M. Gongal, du NAS.
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