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Dsuniaga/FLickr
BANGKOK, 3 septembre 2012 (IRIN) - Deux membres du personnel local des Nations Unies condamnés pour leur rôle présumé dans des violences religieuses dans l’État de Rakhine, situé à l’ouest du Myanmar, ont été libérés, selon les Nations Unies.
« Nous saluons la libération de nos collègues et espérons que les travailleurs humanitaires toujours placés en détention seront à leur tour libérés », a dit à IRIN Aye Win, porte-parole des Nations Unies au Myanmar, le 30 août.
Les deux hommes – des employés du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et du Programme alimentaire mondial (PAM) – ont été libérés en même temps qu’un troisième travailleur humanitaire employé par une organisation partenaire du HCR.
Ils ont été libérés à la faveur de la grâce présidentielle accordée par Thein Sein le 28 août.
Un tribunal de la ville de Maungdaw dans l’État de Rakhine avait condamné les trois hommes – des Birmans de confession musulmane – à des peines de prison dont la durée n’avait pas été rendue publique le 24 août.
Cinq autres personnes, dont un employé du HCR, deux employés de Médecins Sans Frontières (MSF) et deux employés d’Action contre la faim (ACF), sont toujours détenues.
« C’est un bon début et nous espérons que les autres travailleurs humanitaires seront bientôt libérés », a dit Vivian Tan, porte-parole régionale du HCR.
Les travailleurs humanitaires ont été arrêtés pour leur implication présumée dans les violences intercommunautaires entre les bouddhistes de l’ethnie rakhine et les musulmans de l’ethnie rohingya au mois de juin. On a recensé des dizaines de victimes, des centaines de maisons détruites et près de 70 000 déplacés.
Le gouvernement birman a
décrété l’état d’urgence
dans l’État de Rakhine le 10 juin et a fait appel à l’armée pour rétablir l’ordre.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), les déplacés sont actuellement accueillis dans 63 camps situés dans les villes de Sittwe, Kyauktaw et Maungdaw ; neuf camps de Sittwe accueillent près de 60 000 personnes déplacées à l’intérieur de leur pays (PDIP), dont un bon nombre appartiennent à l’ethnie rohingya.
Les Rohingyas – une minorité ethnique, linguistique et musulmane qui compte environ 800 000 personnes – sont depuis longtemps persécutés au Myanmar et sont apatrides au regard du droit birman, indiquent des défenseurs des droits de l’homme.
Des centaines de milliers d’entre eux ont fui vers le Bangladesh voisin, où ils sont considérés comme des clandestins : ils s’en sortent à peine mieux, car ils ont peu de droits et des opportunités de travail limitées.
Suite aux violences de juin, le gouvernement bangladais a indiqué qu’il allait
fermer ses frontières
pour éviter un possible afflux de réfugiés rohingyas.
Aujourd’hui, la plupart des Rohingyas installés au Bangladesh vivent dans la misère, reçoivent peu d’aide et demeurent vulnérables aux arrestations, aux extorsions et même aux attaques physiques.
Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), sur les quelque 200 000 Rohingyas installés au Bangladesh, seulement 28 000 disposent de documents d’identité et vivent dans l’un des deux camps établis par le gouvernement et où intervient l’agence internationale. Près de 11 000 Rohingyas vivent dans le camp de Kutupalong et 17 000 autres dans le camp Nayapara situé plus au sud du pays – les deux camps se trouvent à environ 2 km de la frontière birmane.
ds/cb-mg/
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Démocratie et gouvernance
,
Droits de l'homme
,
Paix et sécurité
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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BANGKOK, 3 septembre 2012 (IRIN) - Deux membres du personnel local des Nations Unies condamnés pour leur rôle présumé dans des violences religieuses dans l’État de Rakhine, situé à l’ouest du Myanmar, ont été libérés, selon les Nations Unies.
« Nous saluons la libération de nos collègues et espérons que les travailleurs humanitaires toujours placés en détention seront à leur tour libérés », a dit à IRIN Aye Win, porte-parole des Nations Unies au Myanmar, le 30 août.
Les deux hommes – des employés du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et du Programme alimentaire mondial (PAM) – ont été libérés en même temps qu’un troisième travailleur humanitaire employé par une organisation partenaire du HCR.
Ils ont été libérés à la faveur de la grâce présidentielle accordée par Thein Sein le 28 août.
Un tribunal de la ville de Maungdaw dans l’État de Rakhine avait condamné les trois hommes – des Birmans de confession musulmane – à des peines de prison dont la durée n’avait pas été rendue publique le 24 août.
Cinq autres personnes, dont un employé du HCR, deux employés de Médecins Sans Frontières (MSF) et deux employés d’Action contre la faim (ACF), sont toujours détenues.
« C’est un bon début et nous espérons que les autres travailleurs humanitaires seront bientôt libérés », a dit Vivian Tan, porte-parole régionale du HCR.
Les travailleurs humanitaires ont été arrêtés pour leur implication présumée dans les violences intercommunautaires entre les bouddhistes de l’ethnie rakhine et les musulmans de l’ethnie rohingya au mois de juin. On a recensé des dizaines de victimes, des centaines de maisons détruites et près de 70 000 déplacés.
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Des centaines de milliers d’entre eux ont fui vers le Bangladesh voisin, où ils sont considérés comme des clandestins : ils s’en sortent à peine mieux, car ils ont peu de droits et des opportunités de travail limitées.
Suite aux violences de juin, le gouvernement bangladais a indiqué qu’il allait
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Aujourd’hui, la plupart des Rohingyas installés au Bangladesh vivent dans la misère, reçoivent peu d’aide et demeurent vulnérables aux arrestations, aux extorsions et même aux attaques physiques.
Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), sur les quelque 200 000 Rohingyas installés au Bangladesh, seulement 28 000 disposent de documents d’identité et vivent dans l’un des deux camps établis par le gouvernement et où intervient l’agence internationale. Près de 11 000 Rohingyas vivent dans le camp de Kutupalong et 17 000 autres dans le camp Nayapara situé plus au sud du pays – les deux camps se trouvent à environ 2 km de la frontière birmane.
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