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samedi 25 mai 2013
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SOUDAN: Le Who’s who de l’opposition
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Aljazeera
Des Soudanais qui visent le changement
KHARTOUM, 30 juillet 2012 (IRIN) - Ces dernières semaines, des manifestants, étudiants pour la plupart, sont descendus dans les rues de Khartoum — et, dans une moindre mesure, dans d’autres villes soudanaises — pour protester contre la hausse du coût de la vie et demander le départ du président Omar Al-Bachir, au pouvoir depuis 23 ans.
Des rébellions armées agitent par ailleurs le Darfour, à l’ouest du pays, depuis près de dix ans et d’autres
ont éclaté dans la région frontalière du Sud-Kordofan en juin 2011
, puis dans l’État voisin du Nil Bleu.
Le Soudan est en proie à une crise économique déclenchée en juillet 2011 par la sécession du Soudan du Sud, qui, avant son indépendance, produisait les trois quarts du pétrole qui faisait presque à lui seul tourner l’économie du pays. En juin 2012, l’inflation s’élevait à 37 pour cent. Le gouvernement est confronté à un déficit budgétaire de 2,4 milliards de dollars.
Khartoum a adopté des mesures d’austérité approuvées par le Fonds monétaire international. Le gouvernement a notamment coupé les subventions sur les carburants, supprimé des emplois dans la fonction publique, dévalué la monnaie et augmenté les taxes. Ces mesures ont déclenché une série de manifestations, modestes mais croissantes (qui ont même leur propre hashtag sur Twitter, #sudanrevolts), violemment réprimées par les services de sécurité.
M. Bachir a railleusement qualifié les manifestants de « lécheurs de coudes », une allusion à la prétendue futilité de leurs manifestations.
« Ils parlent de printemps arabe — laissez-moi leur dire qu’au Soudan nous avons un été chaud, un été brûlant qui brûle ses ennemis », a déclaré le président mi-juillet.
Voici un aperçu des forces antigouvernementales, dont les éléments, malgré quelques alliances, manquent fortement de cohésion et de coordination.
MOUVEMENTS DE PROTESTATION URBAINS
Girifna Mouvement
: Mouvement de résistance populaire formé en octobre 2009 par des étudiants. Il œuvre en faveur d’un changement pacifique au Soudan. Girifna signifie « on en a marre ».
Girifna pose des questions comme : « N’en avez-vous pas marre de leur monopole sur le pouvoir politique ? » « N’en avez-vous pas marre du coût élevé de la vie ? » « N’en avez-vous pas marre des coupures d’eau et d’électricité ? » « N’en avez-vous pas marre de ce qui se passe au Darfour ? » Girifna fait passer son message par le biais de manifestations publiques, de Radio Girifna, d’un magazine en ligne, de discours publics, de bulletins d’information, etc.
Selon Girifna, certains membres du mouvement auraient été passés à tabac, enlevés et mis en prison par les forces de l’ordre.
Sudan Change Now (SCN
) SCN a été créé en 2010 par de jeunes militants œuvrant pour un changement démocratique pacifique. C’est un mouvement de jeunes qui se sert des médias sociaux sur Internet pour faire passer son message.
On peut lire sur la page Facebook de SCN : « Nous croyons que le régime actuel du Soudan est complètement dysfonctionnel et il est de notre responsabilité collective en tant que Soudanais d’y mettre un terme. C’est par le changement que nous construirons le meilleur futur que mérite notre nation. »
« Nous travaillons à la création d’un front commun de solidarité qui rassemble tous ceux qui souffrent des actions de l’actuel régime corrompu et malfaisant. Ensemble, nous œuvrons à la mise en place de mesures unifiées et efficaces pour renverser le régime et construire un avenir plus radieux aux générations futures ».
MOUVEMENTS ARMÉS
Front révolutionnaire du Soudan (SRF)
Dirigé par le président du SPLM-N (voir ci-dessous), Malik Aggar, SRF est une coalition de groupes rebelles du Darfour, du Sud-Kordofan, du Nil Bleu et de l’est du Soudan créée en novembre 2011. Les dirigeants du SRF affirment vouloir renverser le régime du Parti du Congrès national (NCP) « en utilisant tous les moyens disponibles » et mettre en place un État laïque libéral.
Le SRF a dit dans une déclaration à la presse, le 12 juillet 2012, qu’il soutenait les manifestations urbaines contre le gouvernement. Il a ajouté que le soutien des Forces du consensus national (voir ci-dessous) à la « révolte » du peuple soudanais était un pas dans la bonne direction. Il a appelé toutes les forces politiques d’opposition à participer à une réunion élargie sur la façon de créer un programme de travail commun, de se mettre d’accord sur un programme démocratique national et de travailler ensemble pour renverser le régime.
Le SRF comprend le SPLM-N, le JEM, la SLA-AW, la SLA-MM et le Congrès Beja.
Mouvement populaire de libération du Soudan — Nord (SPLM-N)
Ancienne branche du Nord du groupe politico militaire qui a mené la rébellion sudiste pendant la guerre civile de 1983-2005 et qui est maintenant au pouvoir dans l’État nouvellement indépendant du Soudan du Sud.
Le SPLM-N insiste pour dire qu’il opère de manière indépendante depuis la sécession en juillet 2011, ce que Khartoum a contesté à plusieurs reprises, alléguant que sa
rébellion armée dans le Nil Bleu et le Sud-Kordofan
est contrôlée depuis Juba.
Le changement de régime est un élément essentiel du discours du SPLM-N, dont les activités politiques ont été interdites par le gouvernement depuis fin 2011.
Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM)
Le JEM est un groupe rebelle impliqué dans le conflit au Darfour, fondé par Khalil Ibrahim, tué par les forces armées soudanaises en décembre 2011. Le JEM est actuellement dirigé par le frère de Khalil Ibrahim, Jibril Ibrahim. Cette succession a ravivé des clivages latents, principalement d’ordre ethnique, concernant les non-Zaghawa, les Arabes Misseriya et certains Zaghawa qui soutenaient la faction Minni Minawi de l’Armée de libération du Soudan (SLA-MM).
Photo:
Peter Moszynski/IRIN
Le SPLM-N est l’un des groupes d’opposition armés du Soudan
Le
JEM Démocratique (DJEM)
est un groupe dissident du JEM créé en avril 2006 par des membres majoritairement non Zaghawa de la diaspora, en rejet de la domination du JEM par des Kobé, un sous-groupe Zaghawa. Le JEM avait quant à lui été constitué début 2003 par un groupe de Darfouriens instruits et politiquement matures. À l’origine, la plupart de ses dirigeants et membres provenaient du sous-groupe des Kobé, plus nombreux au Tchad qu’au Darfour.
Le JEM est considéré comme le groupe armé rebelle le plus puissant de l’ouest du Soudan. Pourtant, il reste relativement peu soutenu par les Darfouriens.
Le
JEM Collective Leadership (JEM CL)
, dirigé par Zakaria Musa, est un nouveau mouvement dissident qui a émergé en janvier 2012, après la mort de Khalil Ibrahim.
Armée de libération du Soudan — faction Abdul Wahid (SLA-AW)
La SLA-AW est un groupe rebelle du Darfour né de la scission de l’Armée de libération du Soudan (SLA) en plusieurs factions.
La SLA avait été formée en 2001 par une alliance entre les groupes ethniques Fur et Zaghawa. Les deux groupes avaient des objectifs différents : les Fur considéraient leur rébellion comme un acte essentiellement antigouvernemental, en faveur d’un nouveau Soudan décentralisé, tandis que les Zaghawa visaient davantage les milices arabes avec lesquelles ils étaient en concurrence économique dans le nord du Darfour.
Depuis le début de la rébellion au Darfour, en 2003, Abdul Wahid Mohammed al-Nur, le premier président de la SLA, a passé le plus clair de son temps hors de la région, d’abord à Paris puis, plus récemment, en Ouganda. Cette absence a conduit à des dissidences et des divisions au sein du mouvement.
La SLA-AW, la faction Fur du mouvement n’a pas signé l’Accord de paix de 2006 pour le Darfour et n’a participé à aucun pourparler de paix.
Armée de libération du Soudan — faction Minni Minnawi (SLA-MM)
Minni Minnawi, un ancien enseignant avec peu d’expérience militaire, dirigeait les principales forces de la SLA avant la scission du groupe. En 2006, il a signé l’Accord de paix pour le Darfour avec Khartoum et obtenu les fonctions largement symboliques de conseiller spécial de M. Bashir — jusqu’en avril 2010 — et de président de l’Autorité régionale de transition pour le Darfour.
Fin 2010, M. Minawi s’est rendu à Juba, la capitale de l’actuel Soudan du Sud, et a renié l’accord de paix. L’armée soudanaise a donc déclaré la SLA-MM comme cible légitime, ce qui a entraîné une nouvelle vague de violence dans les zones contrôlées par cette faction. L’initiative de M. Minawi a également divisé la faction en trois groupes : l’un continuant les pourparlers avec Khartoum, un autre au Nord Darfour, en négociation avec le JEM, et le troisième toujours fidèle à M. Minawi.
La formation du SRF a conduit à des rapprochements entre les deux factions de la SLA.
PARTIS POLITIQUES
Les
Forces du consensus national (NCF)
, une coalition formée à l’origine pour affronter le parti du Congrès national (NCP) au pouvoir, lors des élections d’avril 2010, regroupent plusieurs partis d’opposition soudanais.
Certains d’entre eux — le parti national Umma, le parti communiste et le parti du Congrès populaire — ont signé, le 4 juillet 2012, une Charte pour une alternative démocratique, les engageant à chasser le NCP du pouvoir par des « moyens pacifiques » et à créer un « État civil démocratique ».
Les NCF comprennent :
Le parti national Umma (NUP) :
Président : Al Saddig Al-Mahdi
Secrétaire général : Ibrahim al-Amin
Membre influent : Mariam al-Sadiq al-Mahdi
Les origines du NUP remontent au XIXe siècle. Son président actuel a été premier ministre du Soudan à deux reprises, en 1966-67 et de 1986 à 1989.
Site Internet :
www.umma.org
Le parti du Congrès populaire (PCP) :
Président : Hassan Al-Turabi
Le PCP s’est séparé du parti du Congrès national en 2000. Il se décrit comme « un large parti démocratique national » ne se fondant sur aucun régionalisme ni sectarisme. Le PCP produit son propre journal, le Rai al-Shaab, actuellement interdit par le Service national de renseignement et de sécurité.
Site Internet du PCP :
www.popularcongress.org
Le parti communiste soudanais (SCP) :
Secrétaire général : Mohamed Mukhtar Al-Khateeb
Le SCP est l’un des plus vieux partis du Soudan. Il prône l’application du socialisme dans un système multipartite.
Site Internet du SCP :
www.midan.net
Autres signataires de la Charte pour une alternative démocratique :
Le parti unioniste démocratique nassériste (NDUP) : soutien le nationalisme arabe ; nourrit une étroite affinité avec l’Égypte ; dirigé par Gamal Abdunnasir Idris.
Le parti unioniste démocratique unifié — dirigé par Jala’a Ismail Al-azhari
Le Mouvement des nouvelles forces démocratiques (HAG) — dirigé par Halal Abdulhaleem
Le parti Baas soudanais — dirigé par Mohamed Ali Jadain
Le Parti Baas arabe socialiste — dirigé à l’origine par Ali Elraih El Sanhoory
Le parti du Congrès soudanais — dirigé par Ibrahim Elshiekh
ai/am/cb-ld/ag/amz
Theme (s)
:
Démocratie et gouvernance
,
Paix et sécurité
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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Des Soudanais qui visent le changement
KHARTOUM, 30 juillet 2012 (IRIN) - Ces dernières semaines, des manifestants, étudiants pour la plupart, sont descendus dans les rues de Khartoum — et, dans une moindre mesure, dans d’autres villes soudanaises — pour protester contre la hausse du coût de la vie et demander le départ du président Omar Al-Bachir, au pouvoir depuis 23 ans.
Des rébellions armées agitent par ailleurs le Darfour, à l’ouest du pays, depuis près de dix ans et d’autres
ont éclaté dans la région frontalière du Sud-Kordofan en juin 2011
, puis dans l’État voisin du Nil Bleu.
Le Soudan est en proie à une crise économique déclenchée en juillet 2011 par la sécession du Soudan du Sud, qui, avant son indépendance, produisait les trois quarts du pétrole qui faisait presque à lui seul tourner l’économie du pays. En juin 2012, l’inflation s’élevait à 37 pour cent. Le gouvernement est confronté à un déficit budgétaire de 2,4 milliards de dollars.
Khartoum a adopté des mesures d’austérité approuvées par le Fonds monétaire international. Le gouvernement a notamment coupé les subventions sur les carburants, supprimé des emplois dans la fonction publique, dévalué la monnaie et augmenté les taxes. Ces mesures ont déclenché une série de manifestations, modestes mais croissantes (qui ont même leur propre hashtag sur Twitter, #sudanrevolts), violemment réprimées par les services de sécurité.
M. Bachir a railleusement qualifié les manifestants de « lécheurs de coudes », une allusion à la prétendue futilité de leurs manifestations.
« Ils parlent de printemps arabe — laissez-moi leur dire qu’au Soudan nous avons un été chaud, un été brûlant qui brûle ses ennemis », a déclaré le président mi-juillet.
Voici un aperçu des forces antigouvernementales, dont les éléments, malgré quelques alliances, manquent fortement de cohésion et de coordination.
MOUVEMENTS DE PROTESTATION URBAINS
Girifna Mouvement
: Mouvement de résistance populaire formé en octobre 2009 par des étudiants. Il œuvre en faveur d’un changement pacifique au Soudan. Girifna signifie « on en a marre ».
Girifna pose des questions comme : « N’en avez-vous pas marre de leur monopole sur le pouvoir politique ? » « N’en avez-vous pas marre du coût élevé de la vie ? » « N’en avez-vous pas marre des coupures d’eau et d’électricité ? » « N’en avez-vous pas marre de ce qui se passe au Darfour ? » Girifna fait passer son message par le biais de manifestations publiques, de Radio Girifna, d’un magazine en ligne, de discours publics, de bulletins d’information, etc.
Selon Girifna, certains membres du mouvement auraient été passés à tabac, enlevés et mis en prison par les forces de l’ordre.
Sudan Change Now (SCN
) SCN a été créé en 2010 par de jeunes militants œuvrant pour un changement démocratique pacifique. C’est un mouvement de jeunes qui se sert des médias sociaux sur Internet pour faire passer son message.
On peut lire sur la page Facebook de SCN : « Nous croyons que le régime actuel du Soudan est complètement dysfonctionnel et il est de notre responsabilité collective en tant que Soudanais d’y mettre un terme. C’est par le changement que nous construirons le meilleur futur que mérite notre nation. »
« Nous travaillons à la création d’un front commun de solidarité qui rassemble tous ceux qui souffrent des actions de l’actuel régime corrompu et malfaisant. Ensemble, nous œuvrons à la mise en place de mesures unifiées et efficaces pour renverser le régime et construire un avenir plus radieux aux générations futures ».
MOUVEMENTS ARMÉS
Front révolutionnaire du Soudan (SRF)
Dirigé par le président du SPLM-N (voir ci-dessous), Malik Aggar, SRF est une coalition de groupes rebelles du Darfour, du Sud-Kordofan, du Nil Bleu et de l’est du Soudan créée en novembre 2011. Les dirigeants du SRF affirment vouloir renverser le régime du Parti du Congrès national (NCP) « en utilisant tous les moyens disponibles » et mettre en place un État laïque libéral.
Le SRF a dit dans une déclaration à la presse, le 12 juillet 2012, qu’il soutenait les manifestations urbaines contre le gouvernement. Il a ajouté que le soutien des Forces du consensus national (voir ci-dessous) à la « révolte » du peuple soudanais était un pas dans la bonne direction. Il a appelé toutes les forces politiques d’opposition à participer à une réunion élargie sur la façon de créer un programme de travail commun, de se mettre d’accord sur un programme démocratique national et de travailler ensemble pour renverser le régime.
Le SRF comprend le SPLM-N, le JEM, la SLA-AW, la SLA-MM et le Congrès Beja.
Mouvement populaire de libération du Soudan — Nord (SPLM-N)
Ancienne branche du Nord du groupe politico militaire qui a mené la rébellion sudiste pendant la guerre civile de 1983-2005 et qui est maintenant au pouvoir dans l’État nouvellement indépendant du Soudan du Sud.
Le SPLM-N insiste pour dire qu’il opère de manière indépendante depuis la sécession en juillet 2011, ce que Khartoum a contesté à plusieurs reprises, alléguant que sa
rébellion armée dans le Nil Bleu et le Sud-Kordofan
est contrôlée depuis Juba.
Le changement de régime est un élément essentiel du discours du SPLM-N, dont les activités politiques ont été interdites par le gouvernement depuis fin 2011.
Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM)
Le JEM est un groupe rebelle impliqué dans le conflit au Darfour, fondé par Khalil Ibrahim, tué par les forces armées soudanaises en décembre 2011. Le JEM est actuellement dirigé par le frère de Khalil Ibrahim, Jibril Ibrahim. Cette succession a ravivé des clivages latents, principalement d’ordre ethnique, concernant les non-Zaghawa, les Arabes Misseriya et certains Zaghawa qui soutenaient la faction Minni Minawi de l’Armée de libération du Soudan (SLA-MM).
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Le SPLM-N est l’un des groupes d’opposition armés du Soudan
Le
JEM Démocratique (DJEM)
est un groupe dissident du JEM créé en avril 2006 par des membres majoritairement non Zaghawa de la diaspora, en rejet de la domination du JEM par des Kobé, un sous-groupe Zaghawa. Le JEM avait quant à lui été constitué début 2003 par un groupe de Darfouriens instruits et politiquement matures. À l’origine, la plupart de ses dirigeants et membres provenaient du sous-groupe des Kobé, plus nombreux au Tchad qu’au Darfour.
Le JEM est considéré comme le groupe armé rebelle le plus puissant de l’ouest du Soudan. Pourtant, il reste relativement peu soutenu par les Darfouriens.
Le
JEM Collective Leadership (JEM CL)
, dirigé par Zakaria Musa, est un nouveau mouvement dissident qui a émergé en janvier 2012, après la mort de Khalil Ibrahim.
Armée de libération du Soudan — faction Abdul Wahid (SLA-AW)
La SLA-AW est un groupe rebelle du Darfour né de la scission de l’Armée de libération du Soudan (SLA) en plusieurs factions.
La SLA avait été formée en 2001 par une alliance entre les groupes ethniques Fur et Zaghawa. Les deux groupes avaient des objectifs différents : les Fur considéraient leur rébellion comme un acte essentiellement antigouvernemental, en faveur d’un nouveau Soudan décentralisé, tandis que les Zaghawa visaient davantage les milices arabes avec lesquelles ils étaient en concurrence économique dans le nord du Darfour.
Depuis le début de la rébellion au Darfour, en 2003, Abdul Wahid Mohammed al-Nur, le premier président de la SLA, a passé le plus clair de son temps hors de la région, d’abord à Paris puis, plus récemment, en Ouganda. Cette absence a conduit à des dissidences et des divisions au sein du mouvement.
La SLA-AW, la faction Fur du mouvement n’a pas signé l’Accord de paix de 2006 pour le Darfour et n’a participé à aucun pourparler de paix.
Armée de libération du Soudan — faction Minni Minnawi (SLA-MM)
Minni Minnawi, un ancien enseignant avec peu d’expérience militaire, dirigeait les principales forces de la SLA avant la scission du groupe. En 2006, il a signé l’Accord de paix pour le Darfour avec Khartoum et obtenu les fonctions largement symboliques de conseiller spécial de M. Bashir — jusqu’en avril 2010 — et de président de l’Autorité régionale de transition pour le Darfour.
Fin 2010, M. Minawi s’est rendu à Juba, la capitale de l’actuel Soudan du Sud, et a renié l’accord de paix. L’armée soudanaise a donc déclaré la SLA-MM comme cible légitime, ce qui a entraîné une nouvelle vague de violence dans les zones contrôlées par cette faction. L’initiative de M. Minawi a également divisé la faction en trois groupes : l’un continuant les pourparlers avec Khartoum, un autre au Nord Darfour, en négociation avec le JEM, et le troisième toujours fidèle à M. Minawi.
La formation du SRF a conduit à des rapprochements entre les deux factions de la SLA.
PARTIS POLITIQUES
Les
Forces du consensus national (NCF)
, une coalition formée à l’origine pour affronter le parti du Congrès national (NCP) au pouvoir, lors des élections d’avril 2010, regroupent plusieurs partis d’opposition soudanais.
Certains d’entre eux — le parti national Umma, le parti communiste et le parti du Congrès populaire — ont signé, le 4 juillet 2012, une Charte pour une alternative démocratique, les engageant à chasser le NCP du pouvoir par des « moyens pacifiques » et à créer un « État civil démocratique ».
Les NCF comprennent :
Le parti national Umma (NUP) :
Président : Al Saddig Al-Mahdi
Secrétaire général : Ibrahim al-Amin
Membre influent : Mariam al-Sadiq al-Mahdi
Les origines du NUP remontent au XIXe siècle. Son président actuel a été premier ministre du Soudan à deux reprises, en 1966-67 et de 1986 à 1989.
Site Internet :
www.umma.org
Le parti du Congrès populaire (PCP) :
Président : Hassan Al-Turabi
Le PCP s’est séparé du parti du Congrès national en 2000. Il se décrit comme « un large parti démocratique national » ne se fondant sur aucun régionalisme ni sectarisme. Le PCP produit son propre journal, le Rai al-Shaab, actuellement interdit par le Service national de renseignement et de sécurité.
Site Internet du PCP :
www.popularcongress.org
Le parti communiste soudanais (SCP) :
Secrétaire général : Mohamed Mukhtar Al-Khateeb
Le SCP est l’un des plus vieux partis du Soudan. Il prône l’application du socialisme dans un système multipartite.
Site Internet du SCP :
www.midan.net
Autres signataires de la Charte pour une alternative démocratique :
Le parti unioniste démocratique nassériste (NDUP) : soutien le nationalisme arabe ; nourrit une étroite affinité avec l’Égypte ; dirigé par Gamal Abdunnasir Idris.
Le parti unioniste démocratique unifié — dirigé par Jala’a Ismail Al-azhari
Le Mouvement des nouvelles forces démocratiques (HAG) — dirigé par Halal Abdulhaleem
Le parti Baas soudanais — dirigé par Mohamed Ali Jadain
Le Parti Baas arabe socialiste — dirigé à l’origine par Ali Elraih El Sanhoory
Le parti du Congrès soudanais — dirigé par Ibrahim Elshiekh
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