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mercredi 22 mai 2013
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RIO+20: Questions épineuses et espoirs
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Jaspreet Kindra/IRIN
La conférence Rio+20 est présentée comme la plus importante conférence que les Nations Unies aient jamais organisée
RIO DE JANEIRO, 18 juin 2012 (IRIN) - « Nous n’allons pas assez vite » et « nous n’avons pas suffisamment conscience de l’urgence », s’est plaint un négociateur alors que les pourparlers préparatoires sur le projet de document final ont repris le 13 juin à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, également nommée Rio+20, organisée à Rio de Janeiro, Brésil.
« Il nous reste peu de temps avant le début de la conférence [le 20 juin] », a dit Sha Zukang, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales au Secrétariat des Nations Unies, et secrétaire général de Rio+20.
Avant le dernier cycle de négociations qui s’est tenu à New York au cours de la première semaine de juin 2012, les États membres ne s’étaient entendus que sur 6 pour cent du texte. Ils sont maintenant parvenus à un accord sur plus de 20 pour cent du texte et des paragraphes supplémentaires devraient bientôt être adoptés, selon l’Ambassadeur Kim Sook de la République de Corée, qui copréside le Comité préparatoire.
Cependant, des désaccords subsistent sur les paramètres des grandes questions qui figurent à l’agenda de Rio+20 – l’économie verte, le cadre institutionnel du développement durable (IFSD), et les objectifs de développement durable (SDG) plus récemment présentés.
Les hauts responsables ont parlé de « décisions concrètes » et ont évoqué la nécessité de parvenir à un « accord contraignant ». M. Sha a indiqué que l’objectif de Rio est de renouveler les engagements volontaires pris par les pays pour s’engager sur le chemin du développement durable.
Tara Rao, auteur principal d’un article donnant le point de vue des pays du Sud sur l’économie verte pour le Danish 92 Group, une association regroupant 22 ONG danoises, a noté : « Le jour où les ministres des Finances et les chefs d’États participeront à ces discussions … ils montreront qu’ils prennent leurs engagements avec sérieux. Le développement durable est toujours considéré comme une question environnementale, et les pays sont représentés par leur ministre de l’Environnement ou par leur ministre des Affaires étrangères ».
Autres questions épineuses
Droit à l’alimentation – certains pays refusent une approche fondée sur les droits
Droit à l’accès aux services de santé reproductive – Les conservateurs s’opposent à cette approche
Le développement durable – un terme choisi par les Nations Unies il y a environ 20 ans – favorise le développement et la croissance économique des pays sans compromettre l’environnement ou le bien-être des populations.
Mais alors que l’on célèbre le 20ème anniversaire du premier Sommet de la Terre, les responsables présents à la conférence indiquent que Rio+20 devrait être considérée comme « le début d’un processus visant à tracer une voie du développement durable pour la planète ». De plus, a dit M. Sha, de nombreuses questions (comme le transfert de technologie des pays développés vers les pays en développement pour un avenir plus vert) sont restées sans réponse lors des débats organisés par les Nations Unies sur le changement climatique, dont le dernier cycle de négociations a été organisé à Durban en Afrique du Sud en 2011. Si des réponses ne sont pas trouvées, il sera difficile de réaliser des progrès.
« Concernant Rio+20, on peut plutôt parler d’aspirations que d’actions en tant que telles », a dit Saleemul Huq, un climatologue de l’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED), un groupe de réflexion politique britannique.
Les journalistes d’IRIN ont interrogé des membres d’ONG et de groupes de réflexion sur les problèmes non résolus et leur ont demandé de citer trois choses que le monde pourrait tirer de Rio+20.
Les questions épineuses
1) Définir une économie verte. « En général, on la définit comme l’approche qui favorise une croissance économique socialement inclusive et durable sur le plan de l’environnement », a dit Dirk Willem te Velde, directeur du Groupe du développement international de l’Overseas Development Institute (ODI), un groupe de réflexion britannique.
Les avis divergent sur les priorités, a-t-il dit. Certains pays souhaiteraient [mettre l’accent sur] la consommation durable et l’efficacité environnementale, tandis que la Corée, la Chine et le Danemark donnent la priorité aux politiques industrielles et aux technologies vertes, et les petits États insulaires mettent l’accent sur [le renforcement] de la résilience aux chocs environnementaux ».
Harjeet Singh d’ActionAid International a dit qu’il y avait des différences fondamentales entre les pays riches et les pays pauvres sur la manière de mettre en œuvre les actions visant à développer une « économie verte ». Pour les pays en développement, les technologies vertes étaient l’un des moyens de se lancer sur la voie du développement durable, mais ils avaient besoin des technologies des pays développés pour le faire.
La plupart des technologies sont brevetées et donc onéreuses ; les pays pauvres souhaiteraient donc que les pays riches leur fournissent une aide. Mais les pays riches soulignent que la plupart des technologies se trouvent entre les mains du secteur privé et qu’ils doivent se mobiliser.
2) Le cadre institutionnel pour le développement durable. Ce cadre désigne les personnes ou les moyens qui garantiront que les pays suivent le nouveau modèle de développement. Certains suggèrent de donner aux organisations comme le Programme des Nations Unies pour l’environnement un statut d’agence, dont bénéficie, par exemple, l’Organisation mondiale de la santé – avec des moyens – a dit M. Rao.
Il semble également nécessaire d’établir un organisme mondial, « bien placé pour surveiller les progrès atteints en vue de la réalisation des objectifs de développement durable, et regroupant les aspects économiques, sociaux et environnementaux du développement. Il faut une vision à long terme et il faut trouver la façon dont les pays développés et les organisations internationales pourraient aider les pays à faible revenu avec la mise en place de mesures appropriées des progrès réalisés », a dit M. te Velde de l’ODI.
3) Définir les SDG. Il reste à déterminer si les SDG doivent être introduits progressivement à partir de 2015, délai pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), ou s’ils doivent être introduits en parallèle. « Une des difficultés rencontrées est que les OMD définissent la relation entre les bailleurs de fonds et les bénéficiaires de l’aide, alors que les SDG concernent tous les pays, y compris les nombreux pays à revenu intermédiaire peu impliqués dans la réalisation des OMD », a dit Tom Bigg, qui dirige l’IIED à Rio+20.
Il a évoqué « l’inquiétude » des Pays les Moins Avancés (PMA) qui craignent « que cette nouvelle orientation ne détourne l’attention des défis urgents et permanents du développement auxquels ils sont confrontés ; trouver des moyens de combiner les deux, sans atténuer l’importance de l’un ou de l’autre, constitue donc une priorité ».
« Il faudra plusieurs années pour traduire les objectifs généraux en cibles détaillées et en mesures de progrès utiles au niveau mondial, régional, national et infranational. Trouver un accord pour un ensemble commun de limites et arriver à un engagement implicite pour garantir une meilleure égalité d’accès aux maigres ressources est difficile d’un point de vue politique, donc le processus ne sera pas simple », a-t-il noté.
Trois espoirs
Tom Bigg, IIED
1. « Comprendre que l’ordre mondial change – les pays à revenu intermédiaire expriment leurs attentes par rapport au système multilatéral avec davantage de fermeté.
2. « Comprendre ce qu’il est possible de faire sans consensus global – tout comme dans la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), il y a beaucoup à apprendre des autres pays/contextes, et Rio devrait offrir un cadre propice à l’apprentissage et au partage.
3. « Comprendre qu’il y a encore du chemin à parcourir avant de remettre en question et de modifier les facteurs bien établis de non-durabilité, et comprendre que l’agenda pour le changement peut gagner en force et en influence, notamment parce que l’impact de la non-durabilité va continuer à affecter la planète ».
Photo:
Jaspreet Kindra/IRIN
Il y a encore beaucoup d’indécision à quelques jours de la conférence
Harjeet Singh, Action Aid International
1. « Réaffirmer les principes de Rio 1992, comme le principe des responsabilités communes mais différenciées, les principes d’équité et de responsabilités historiques, dont les pays développés de la CCNUCC essayent de se débarrasser.
2. « Reconnaître que le modèle économique actuel, qui est fondé sur l’exploitation et orienté par le marché, affecte les trois piliers (sociaux, économiques et environnementaux) du développement durable, et qu’il nous faut un changement de paradigme pour abandonner l’approche habituelle et promouvoir/renforcer une approche du développement basée sur les droits de l’homme.
3. « Réitérer et rappeler les pays riches à leur responsabilité et à leurs obligations de fournir des « moyens de mise en œuvre » (finance, technologies et renforcement des capacités) aux pays en développement afin qu’ils adoptent la voie d’un développement durable à faible intensité carbone et qu’ils puissent faire face/s’adapter aux impacts du changement climatique ».
Dirk Willem te Velde:
« D’une certaine manière, on peut d’ores et déjà dire que Rio+20 est un succès, car elle aide les pays et les populations à privilégier une réflexion à long terme ».
1) Comprendre la menace que font peser les problèmes environnementaux qui entraveront une croissance inclusive et durable.
2) Commencer à élaborer les SDG.
3) Élaborer des politiques économiques qui permettent de tirer profit des possibilités offertes par un nouveau modèle de croissance inclusive et durable, par exemple en augmentant les fonds alloués aux écoservices dans les situations où ils fonctionnent.
Sameer Dossani, Coordinateur de plaidoyer, ActionAid International.
« À ce stade, nous avons peu d’attentes quant aux conclusions officielles. La plupart des pays ont l’air décidé à maintenir le statu quo ».
« Rio+20 sera peut-être un déclic pour les populations, qui devraient être mécontentes de voir que peu de choses ont été accomplies depuis le premier Sommet de la Terre il y a 20 ans. Lorsque les citoyens demanderont à leurs gouvernements de mieux représenter les intérêts de la population mondiale, et pas seulement les intérêts économiques nationaux, alors nous verrons un changement ».
jk/he-mg/amz
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[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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La conférence Rio+20 est présentée comme la plus importante conférence que les Nations Unies aient jamais organisée
RIO DE JANEIRO, 18 juin 2012 (IRIN) - « Nous n’allons pas assez vite » et « nous n’avons pas suffisamment conscience de l’urgence », s’est plaint un négociateur alors que les pourparlers préparatoires sur le projet de document final ont repris le 13 juin à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, également nommée Rio+20, organisée à Rio de Janeiro, Brésil.
« Il nous reste peu de temps avant le début de la conférence [le 20 juin] », a dit Sha Zukang, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales au Secrétariat des Nations Unies, et secrétaire général de Rio+20.
Avant le dernier cycle de négociations qui s’est tenu à New York au cours de la première semaine de juin 2012, les États membres ne s’étaient entendus que sur 6 pour cent du texte. Ils sont maintenant parvenus à un accord sur plus de 20 pour cent du texte et des paragraphes supplémentaires devraient bientôt être adoptés, selon l’Ambassadeur Kim Sook de la République de Corée, qui copréside le Comité préparatoire.
Cependant, des désaccords subsistent sur les paramètres des grandes questions qui figurent à l’agenda de Rio+20 – l’économie verte, le cadre institutionnel du développement durable (IFSD), et les objectifs de développement durable (SDG) plus récemment présentés.
Les hauts responsables ont parlé de « décisions concrètes » et ont évoqué la nécessité de parvenir à un « accord contraignant ». M. Sha a indiqué que l’objectif de Rio est de renouveler les engagements volontaires pris par les pays pour s’engager sur le chemin du développement durable.
Tara Rao, auteur principal d’un article donnant le point de vue des pays du Sud sur l’économie verte pour le Danish 92 Group, une association regroupant 22 ONG danoises, a noté : « Le jour où les ministres des Finances et les chefs d’États participeront à ces discussions … ils montreront qu’ils prennent leurs engagements avec sérieux. Le développement durable est toujours considéré comme une question environnementale, et les pays sont représentés par leur ministre de l’Environnement ou par leur ministre des Affaires étrangères ».
Autres questions épineuses
Droit à l’alimentation – certains pays refusent une approche fondée sur les droits
Droit à l’accès aux services de santé reproductive – Les conservateurs s’opposent à cette approche
Le développement durable – un terme choisi par les Nations Unies il y a environ 20 ans – favorise le développement et la croissance économique des pays sans compromettre l’environnement ou le bien-être des populations.
Mais alors que l’on célèbre le 20ème anniversaire du premier Sommet de la Terre, les responsables présents à la conférence indiquent que Rio+20 devrait être considérée comme « le début d’un processus visant à tracer une voie du développement durable pour la planète ». De plus, a dit M. Sha, de nombreuses questions (comme le transfert de technologie des pays développés vers les pays en développement pour un avenir plus vert) sont restées sans réponse lors des débats organisés par les Nations Unies sur le changement climatique, dont le dernier cycle de négociations a été organisé à Durban en Afrique du Sud en 2011. Si des réponses ne sont pas trouvées, il sera difficile de réaliser des progrès.
« Concernant Rio+20, on peut plutôt parler d’aspirations que d’actions en tant que telles », a dit Saleemul Huq, un climatologue de l’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED), un groupe de réflexion politique britannique.
Les journalistes d’IRIN ont interrogé des membres d’ONG et de groupes de réflexion sur les problèmes non résolus et leur ont demandé de citer trois choses que le monde pourrait tirer de Rio+20.
Les questions épineuses
1) Définir une économie verte. « En général, on la définit comme l’approche qui favorise une croissance économique socialement inclusive et durable sur le plan de l’environnement », a dit Dirk Willem te Velde, directeur du Groupe du développement international de l’Overseas Development Institute (ODI), un groupe de réflexion britannique.
Les avis divergent sur les priorités, a-t-il dit. Certains pays souhaiteraient [mettre l’accent sur] la consommation durable et l’efficacité environnementale, tandis que la Corée, la Chine et le Danemark donnent la priorité aux politiques industrielles et aux technologies vertes, et les petits États insulaires mettent l’accent sur [le renforcement] de la résilience aux chocs environnementaux ».
Harjeet Singh d’ActionAid International a dit qu’il y avait des différences fondamentales entre les pays riches et les pays pauvres sur la manière de mettre en œuvre les actions visant à développer une « économie verte ». Pour les pays en développement, les technologies vertes étaient l’un des moyens de se lancer sur la voie du développement durable, mais ils avaient besoin des technologies des pays développés pour le faire.
La plupart des technologies sont brevetées et donc onéreuses ; les pays pauvres souhaiteraient donc que les pays riches leur fournissent une aide. Mais les pays riches soulignent que la plupart des technologies se trouvent entre les mains du secteur privé et qu’ils doivent se mobiliser.
2) Le cadre institutionnel pour le développement durable. Ce cadre désigne les personnes ou les moyens qui garantiront que les pays suivent le nouveau modèle de développement. Certains suggèrent de donner aux organisations comme le Programme des Nations Unies pour l’environnement un statut d’agence, dont bénéficie, par exemple, l’Organisation mondiale de la santé – avec des moyens – a dit M. Rao.
Il semble également nécessaire d’établir un organisme mondial, « bien placé pour surveiller les progrès atteints en vue de la réalisation des objectifs de développement durable, et regroupant les aspects économiques, sociaux et environnementaux du développement. Il faut une vision à long terme et il faut trouver la façon dont les pays développés et les organisations internationales pourraient aider les pays à faible revenu avec la mise en place de mesures appropriées des progrès réalisés », a dit M. te Velde de l’ODI.
3) Définir les SDG. Il reste à déterminer si les SDG doivent être introduits progressivement à partir de 2015, délai pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), ou s’ils doivent être introduits en parallèle. « Une des difficultés rencontrées est que les OMD définissent la relation entre les bailleurs de fonds et les bénéficiaires de l’aide, alors que les SDG concernent tous les pays, y compris les nombreux pays à revenu intermédiaire peu impliqués dans la réalisation des OMD », a dit Tom Bigg, qui dirige l’IIED à Rio+20.
Il a évoqué « l’inquiétude » des Pays les Moins Avancés (PMA) qui craignent « que cette nouvelle orientation ne détourne l’attention des défis urgents et permanents du développement auxquels ils sont confrontés ; trouver des moyens de combiner les deux, sans atténuer l’importance de l’un ou de l’autre, constitue donc une priorité ».
« Il faudra plusieurs années pour traduire les objectifs généraux en cibles détaillées et en mesures de progrès utiles au niveau mondial, régional, national et infranational. Trouver un accord pour un ensemble commun de limites et arriver à un engagement implicite pour garantir une meilleure égalité d’accès aux maigres ressources est difficile d’un point de vue politique, donc le processus ne sera pas simple », a-t-il noté.
Trois espoirs
Tom Bigg, IIED
1. « Comprendre que l’ordre mondial change – les pays à revenu intermédiaire expriment leurs attentes par rapport au système multilatéral avec davantage de fermeté.
2. « Comprendre ce qu’il est possible de faire sans consensus global – tout comme dans la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), il y a beaucoup à apprendre des autres pays/contextes, et Rio devrait offrir un cadre propice à l’apprentissage et au partage.
3. « Comprendre qu’il y a encore du chemin à parcourir avant de remettre en question et de modifier les facteurs bien établis de non-durabilité, et comprendre que l’agenda pour le changement peut gagner en force et en influence, notamment parce que l’impact de la non-durabilité va continuer à affecter la planète ».
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Jaspreet Kindra/IRIN
Il y a encore beaucoup d’indécision à quelques jours de la conférence
Harjeet Singh, Action Aid International
1. « Réaffirmer les principes de Rio 1992, comme le principe des responsabilités communes mais différenciées, les principes d’équité et de responsabilités historiques, dont les pays développés de la CCNUCC essayent de se débarrasser.
2. « Reconnaître que le modèle économique actuel, qui est fondé sur l’exploitation et orienté par le marché, affecte les trois piliers (sociaux, économiques et environnementaux) du développement durable, et qu’il nous faut un changement de paradigme pour abandonner l’approche habituelle et promouvoir/renforcer une approche du développement basée sur les droits de l’homme.
3. « Réitérer et rappeler les pays riches à leur responsabilité et à leurs obligations de fournir des « moyens de mise en œuvre » (finance, technologies et renforcement des capacités) aux pays en développement afin qu’ils adoptent la voie d’un développement durable à faible intensité carbone et qu’ils puissent faire face/s’adapter aux impacts du changement climatique ».
Dirk Willem te Velde:
« D’une certaine manière, on peut d’ores et déjà dire que Rio+20 est un succès, car elle aide les pays et les populations à privilégier une réflexion à long terme ».
1) Comprendre la menace que font peser les problèmes environnementaux qui entraveront une croissance inclusive et durable.
2) Commencer à élaborer les SDG.
3) Élaborer des politiques économiques qui permettent de tirer profit des possibilités offertes par un nouveau modèle de croissance inclusive et durable, par exemple en augmentant les fonds alloués aux écoservices dans les situations où ils fonctionnent.
Sameer Dossani, Coordinateur de plaidoyer, ActionAid International.
« À ce stade, nous avons peu d’attentes quant aux conclusions officielles. La plupart des pays ont l’air décidé à maintenir le statu quo ».
« Rio+20 sera peut-être un déclic pour les populations, qui devraient être mécontentes de voir que peu de choses ont été accomplies depuis le premier Sommet de la Terre il y a 20 ans. Lorsque les citoyens demanderont à leurs gouvernements de mieux représenter les intérêts de la population mondiale, et pas seulement les intérêts économiques nationaux, alors nous verrons un changement ».
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