English
|
عربي
|
Mobile
|
A propos d’IRIN
samedi 18 mai 2013
Recherche avancée
nouvelles et analyses humanitaires
Un service du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies
- Tous les pays -
Afrique du Sud
Afghanistan
Angola
Bangladesh
Bénin
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cameroun
Cap vert
Colombie
Comores
Congo
Côte d'Ivoire
Djibouti
Egypte
Erythrée
Ethiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Haïti
Indonésie
Irak
Iran
Israël
Jordanie
Kenya
Kirghizistan
Laos
Lesotho
Liban
Liberia
Libye
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Maurice
Mozambique
Myanmar
Namibie
Népal
Niger
Nigeria
Ouganda
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
RDC
République Centrafricaine
Rwanda
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Soudan
Soudan du Sud
Sri Lanka
Swaziland
Syrie
Tadjikistan
Tanzanie
Tchad
Thaïlande
Timor-Leste
Togo
TPO
Turkménistan
Vietnam
Yémen
Zambie
Zimbabwe
Inscrivez-vous à nos alertes email
|
Connexion
Analyses
Monde
Afrique
PAGE D’ACCUEIL - AFRIQUE
AFRIQUE DE L'EST
Kenya
Soudan du Sud
Soudan
Tanzanie
Ouganda
GRANDS LACS
Burundi
République Centrafricaine
Congo
RDC
Rwanda
CORNE DE L'AFRIQUE
Djibouti
Erythrée
Ethiopie
Somalie
AFRIQUE AUSTRALE
Afrique du Sud
Angola
Botswana
Comores
Lesotho
Madagascar
Malawi
Maurice
Mozambique
Namibie
Seychelles
Swaziland
Zambie
Zimbabwe
AFRIQUE DE L'OUEST
Bénin
Burkina Faso
Cameroun
Cap vert
Côte d'Ivoire
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée équatoriale
Guinée
Guinée-Bissau
Liberia
Mali
Mauritanie
Niger
Nigeria
Sahara Occidental
Sao Tome-et-Principe
Sénégal
Sierra Leone
Tchad
Togo
Film:
Sables mouvants
Fux RSS - Afrique
Asie
PAGE D’ACCUEIL - ASIE
Afghanistan
Bangladesh
Cambodge
Indonésie
Iran
Kirghizistan
Laos
Myanmar
Népal
Ouzbékistan
Pakistan
Philippines
Sri Lanka
Tadjikistan
Thaïlande
Timor-Leste
Turkménistan
Vietnam
Film:
Guerre civile au Népal
Flux RSS - Asie
Moyen-Orient
PAGE D’ACCUEIL - MOYEN ORIENT
Egypte
Irak
Israël
Jordanie
Liban
Libye
OPT
Syrie
Yémen
Film:
Réfugiés Syriens en Jordanie
Flux RSS - Moyen Orient
PlusNews
Dossiers
Renforcer la résilience
L’Humanitaire dans un monde qui s’urbanise
Nos Vies - Guide de survie
Film
Photo
Hebdo
Thèmes
Catastrophes naturelles
Démocratie et gouvernance
Droits de l'homme
Eau et Assainissement
Economie
Education
Egalité entre les sexes
Enfant
Environnement
Paix et sécurité
Politique
Réfugiés et déplacés
Santé et nutrition
Sécurité alimentaire
Sécurité
Urbanisation
VIH/SIDA
Lire l'article en:
English
NEPAL: Les habitants des montagnes “négligés”
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
David Swanson/IRIN
C’est chez cet enfant des montagnes et ses voisins qu’on mesure les plus mauvais indices de pauvreté du pays
KATMANDOU, 9 mai 2012 (IRIN) - Les besoins de millions d’autochtones vivant dans les montagnes du Népal sont ignorés, ce qui met en danger leur sécurité alimentaire et les empêche de progresser économiquement, expliquent activistes et experts.
« Les populations des montagnes du Népal sont plus mal loties en termes de pauvreté totale, c’est à dire la pauvreté alimentaire et non alimentaire, » a indiqué Jean-Yves Gerlitz, co-auteur d’une
étude récente
sur la pauvreté dans les montagnes et chercheur en statistique au Centre international pour le développement intégré des zones de montagnes (ICIMOD), une organisation intergouvernementale régionale basée à Katmandou, la capitale.
En étudiant l’Enquête sur les niveaux de vie au Népal (NLSS) menée en 2003-2004 par le gouvernement, les auteurs se sont rendu compte que 40 pour cent des 12 millions de Népalais habitant les zones montagneuses et les collines vivaient sous le seuil de pauvreté (91 dollars par an), par comparaison avec la moyenne nationale des personnes vivant sous ce seuil, qui est de 31 pour cent sur une population de 29 millions.
Le Népal se divise en trois zones géographiques : les montagnes du nord, les collines du centre et les plaines méridionales, chaque zone s’étendant de façon longitudinale d’un bout à l’autre du pays. La population est inégalement distribuée entre ces zones : la moitié réside dans les plaines, 43 pour cent dans les collines et seulement 7 pour cent dans les montagnes.
Alors que les données de l’enquête NLSS de 2011 révèlent un déclin du taux national de pauvreté – qui est actuellement de 25 pour cent – les populations autochtones des montagnes continuent à vivre plus mal.
Selon ICIMOD, quand on les compare avec celles qui vivent dans les plaines, les communautés des montagnes et des collines ont moins souvent accès à des
sources « améliorées »
d’eau de boisson salubre ou à l’électricité et vivent à plusieurs heures des réseaux routiers, des marchés et des services financiers.
La difficulté du terrain « aggrave les problèmes d’accès aux services essentiels tels que la santé, l’éducation et le soutien aux moyens de subsistance, » souligne le rapport.
Les ménages sont plus susceptibles d’être sous la responsabilité d’un membre de la famille sans éducation formelle ; étant donné que les jeunes partent davantage de chez eux pour chercher du travail dans les centres urbains ou à l’étranger, ce sont souvent les femmes, les enfants et les personnes âgées restés sur place qui doivent faire le travail, a expliqué M. Gerlitz.
Une planification générale – Des besoins spéciaux
Les plans et les stratégies de développement au niveau national concernent le pays dans son ensemble mais ne tiennent pas compte des besoins spécifiques des populations montagnardes, a déclaré Kiran Hunzai, analyste de la pauvreté pour ICIMOD et co-auteur du récent rapport de l’agence.
Ceci est également vrai des mesures et programmes nationaux qui ont été développés pour lutter contre le changement climatique, a dit Ang Kaji Sherpa, secrétaire-général de l’organisation non gouvernementale (ONG)
Nepal Federation of Indigenous Nationalities
(NEFIN, la Fédération népalaise des nationalités autochtones), basée à Katmandou.
Les groupes autochtones n’ont pas été consultés quand le
Programme d’action national pour l’adaptation
(PANA) au changement climatique a été écrit, malgré leur vulnérabilité croissante à des conditions météorologiques erratiques, a indiqué M. Sherpa au cours de la conférence internationale qui a rassemblé à Katmandou les pays de montagne [de la région himalayenne] en avril 2012.
Dans les dernières années, le gouvernement népalais a aussi réservé de vastes zones dans un but de conservation ou de reforestation, en déplaçant des groupes importants de populations locales qui n’ont pas eu leur mot à dire, a ajouté M. Sherpa.
« Ils ont été obligés de s’en aller et leurs moyens de subsistance ont été affectés. Tout cela devrait être pris en compte quand le Népal met en place ses mesures d’adaptation ou d’atténuation. »
Batu Uprety, secrétaire technique adjoint au ministère de l’Environnement, de la Science et de la Technologie, a maintenu que des représentants des communautés autochtones avaient participé à une consultation publique sur le PANA ; la pauvreté dans les montagnes, a t-il expliqué à IRIN, n’est pas due à la négligence, mais plutôt à la difficulté du terrain.
Mme Hunzai d’ICIMOD a fait remarquer que toutes les communautés montagnardes ne sont pas touchées par l’isolement.
Un récent
rapport de l’ONU
recommande que l’accent soit mis davantage sur le développement des zones de montagne.
« Couvrant environ un quart de la surface terrestre mondiale, les montagnes pourvoient directement à la subsistance de quelque 12 pour cent de la population du globe, et fournissent aussi des biens et des services essentiels à plus de la moitié de l’humanité, » ont souligné les auteurs du rapport.
sm/pt/he-og/amz
Theme (s)
:
Environnement
,
Sécurité alimentaire
,
Santé et nutrition
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
Partager l’article
Commentaire
votre commentaire
Do not fill this textbox.
FeedBackSuccess
Dernières Nouvelles
Rebelles syriens et DHI
Des solutions internes à la crise en RDC
Hausse du nombre de victimes de mines
La mission des Nations Unies en Somalie
L’éducation souffre des attaques de BH
Mieux former le personnel local
Encourager le financement de la RRC
Partager l’article
Articles associés
Analyse: La situation difficile des demandeurs d’asile et des réfugiés LGBTI
Les TIC au service des travailleurs humanitaires en Afghanistan
Imaginer l’impact d’un séisme majeur à Katmandou
Afghanistan - le pays le plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires
Sécurité et travail humanitaire dans un Afghanistan contrôlé par les milices
PLUS SUR ENVIRONMENT
L'Irak 10 ans après: L'impact humanitaire
Une bouée de sauvetage pour les « réfugiés climatiques » ?
Intensification de la crise alimentaire dans le nord du Mali
Le retour des débats sur les subventions et les OGM
Aggravation de la crise pour les éleveurs du nord du Mali
DIAPORAMA
Les soins de santé Mentale en Indonésie
FILM
A la recherche de la stabilité
Dernières Analyses
« On ne peut pas toujours appliquer les règles » – Rebelles syriens et DHI
Analyse: Aider les travailleurs humanitaires locaux à se bâtir une carrière intéressante
Briefing: La mission intégrée des Nations Unies en Somalie
Analyse: Inciter les gouvernements à financer la RRC
Le renforcement des troupes en RDC peut-il changer les choses ?
Analyse: Vers une meilleure prise en charge des victimes de violences sexuelles en Syrie
Les Plus Lus
Briefing: La mission intégrée des Nations Unies en Somalie
Briefing: Vers des solutions internes à la crise en RDC
« On ne peut pas toujours appliquer les règles » – Rebelles syriens et DHI
Hausse du nombre de victimes de mines antipersonnel dans le Kachin
MONDE: IRIN Service français - Bulletin hebdomadaire humanitaire 671 17 mai 2013
Lire l'article en:
Français
NEPAL: Les habitants des montagnes “négligés”
Follow @{0}
Commentaire
Email
Imprimer
Mode lecture
Partager
Photo:
David Swanson/IRIN
C’est chez cet enfant des montagnes et ses voisins qu’on mesure les plus mauvais indices de pauvreté du pays
KATMANDOU, 9 mai 2012 (IRIN) - Les besoins de millions d’autochtones vivant dans les montagnes du Népal sont ignorés, ce qui met en danger leur sécurité alimentaire et les empêche de progresser économiquement, expliquent activistes et experts.
« Les populations des montagnes du Népal sont plus mal loties en termes de pauvreté totale, c’est à dire la pauvreté alimentaire et non alimentaire, » a indiqué Jean-Yves Gerlitz, co-auteur d’une
étude récente
sur la pauvreté dans les montagnes et chercheur en statistique au Centre international pour le développement intégré des zones de montagnes (ICIMOD), une organisation intergouvernementale régionale basée à Katmandou, la capitale.
En étudiant l’Enquête sur les niveaux de vie au Népal (NLSS) menée en 2003-2004 par le gouvernement, les auteurs se sont rendu compte que 40 pour cent des 12 millions de Népalais habitant les zones montagneuses et les collines vivaient sous le seuil de pauvreté (91 dollars par an), par comparaison avec la moyenne nationale des personnes vivant sous ce seuil, qui est de 31 pour cent sur une population de 29 millions.
Le Népal se divise en trois zones géographiques : les montagnes du nord, les collines du centre et les plaines méridionales, chaque zone s’étendant de façon longitudinale d’un bout à l’autre du pays. La population est inégalement distribuée entre ces zones : la moitié réside dans les plaines, 43 pour cent dans les collines et seulement 7 pour cent dans les montagnes.
Alors que les données de l’enquête NLSS de 2011 révèlent un déclin du taux national de pauvreté – qui est actuellement de 25 pour cent – les populations autochtones des montagnes continuent à vivre plus mal.
Selon ICIMOD, quand on les compare avec celles qui vivent dans les plaines, les communautés des montagnes et des collines ont moins souvent accès à des
sources « améliorées »
d’eau de boisson salubre ou à l’électricité et vivent à plusieurs heures des réseaux routiers, des marchés et des services financiers.
La difficulté du terrain « aggrave les problèmes d’accès aux services essentiels tels que la santé, l’éducation et le soutien aux moyens de subsistance, » souligne le rapport.
Les ménages sont plus susceptibles d’être sous la responsabilité d’un membre de la famille sans éducation formelle ; étant donné que les jeunes partent davantage de chez eux pour chercher du travail dans les centres urbains ou à l’étranger, ce sont souvent les femmes, les enfants et les personnes âgées restés sur place qui doivent faire le travail, a expliqué M. Gerlitz.
Une planification générale – Des besoins spéciaux
Les plans et les stratégies de développement au niveau national concernent le pays dans son ensemble mais ne tiennent pas compte des besoins spécifiques des populations montagnardes, a déclaré Kiran Hunzai, analyste de la pauvreté pour ICIMOD et co-auteur du récent rapport de l’agence.
Ceci est également vrai des mesures et programmes nationaux qui ont été développés pour lutter contre le changement climatique, a dit Ang Kaji Sherpa, secrétaire-général de l’organisation non gouvernementale (ONG)
Nepal Federation of Indigenous Nationalities
(NEFIN, la Fédération népalaise des nationalités autochtones), basée à Katmandou.
Les groupes autochtones n’ont pas été consultés quand le
Programme d’action national pour l’adaptation
(PANA) au changement climatique a été écrit, malgré leur vulnérabilité croissante à des conditions météorologiques erratiques, a indiqué M. Sherpa au cours de la conférence internationale qui a rassemblé à Katmandou les pays de montagne [de la région himalayenne] en avril 2012.
Dans les dernières années, le gouvernement népalais a aussi réservé de vastes zones dans un but de conservation ou de reforestation, en déplaçant des groupes importants de populations locales qui n’ont pas eu leur mot à dire, a ajouté M. Sherpa.
« Ils ont été obligés de s’en aller et leurs moyens de subsistance ont été affectés. Tout cela devrait être pris en compte quand le Népal met en place ses mesures d’adaptation ou d’atténuation. »
Batu Uprety, secrétaire technique adjoint au ministère de l’Environnement, de la Science et de la Technologie, a maintenu que des représentants des communautés autochtones avaient participé à une consultation publique sur le PANA ; la pauvreté dans les montagnes, a t-il expliqué à IRIN, n’est pas due à la négligence, mais plutôt à la difficulté du terrain.
Mme Hunzai d’ICIMOD a fait remarquer que toutes les communautés montagnardes ne sont pas touchées par l’isolement.
Un récent
rapport de l’ONU
recommande que l’accent soit mis davantage sur le développement des zones de montagne.
« Couvrant environ un quart de la surface terrestre mondiale, les montagnes pourvoient directement à la subsistance de quelque 12 pour cent de la population du globe, et fournissent aussi des biens et des services essentiels à plus de la moitié de l’humanité, » ont souligné les auteurs du rapport.
sm/pt/he-og/amz
{1}
##LOC[OK]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
{1}
##LOC[OK]##
##LOC[Cancel]##
Conditions d'utilisation
A propos d’IRIN
Emplois
Mobile
Envoyez
Other OCHA Sites
Partenaires
Réseaux sociaux
Copyright © IRIN 2013. Tous droits réservés. Ce matériel vous est parvenu via IRIN, le service des nouvelles et analyses humanitaires du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les avis des Nations Unies ou de ses états membres. Les frontières, les noms et les désignations sur les cartes utilisées par ce site, et les liens électroniques vers des sites externes n'impliquent pas la reconnaissance ou l'acceptation officielle par l'ONU. La republication du matériel d'IRIN est soumise aux termes et conditions d'utilisation disponibles sur :
http://www.irinnews.org/fr/copyrightfr.aspx