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dimanche 19 mai 2013
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CORNE DE L’AFRIQUE ET AFRIQUE DE L’EST: Retour sur la sécheresse de 2011
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Photo:
Kristy Siegfried/IRIN
Une grave sécheresse a touché des milliers de personnes en Afrique de l’Est et dans la Corne de l’Afrique (photo d’archives)
NAIROBI, 3 janvier 2012 (IRIN) - En 2011, une
grave sécheresse
, exacerbée par la pauvreté et les conflits, a frappé au moins quatre pays – le Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya et la Somalie – et entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes.
En Somalie et en Éthiopie, des milliers de personnes ont débuté l’année en entreprenant le
dangereux voyage
jusqu’au Yémen. D’autres ressortissants de ces deux pays se sont
dirigés vers l’Afrique du Sud
, où ils risquaient d’être arrêtés, détenus et déportés.
Parmi d’autres
innovations
, la réponse humanitaire dans les pays de la Corne de l’Afrique affectés par la sécheresse a connu une augmentation de l’utilisation des
transferts de fonds.
Tandis que l’ampleur de la crise attirait l’attention de la communauté internationale, les plaintes habituelles au sujet de l’échec à tenir compte des
avertissements
publiés plusieurs mois auparavant et d’apprendre des famines précédentes
en développant une résilience
aux chocs climatiques inévitables
ont émergé
.
Somalie
La sécheresse a été particulièrement difficile en Somalie : les Nations Unies ont en effet déclaré
certaines régions
du centre-sud du pays en situation de famine. La sécheresse et l’insécurité ont contraint des
centaines de milliers
de personnes à fuir au Kenya voisin, faisant ainsi augmenter le nombre de réfugiés vivant dans le complexe déjà bondé de
Dadaab
, qui a
accueilli nombre d’entre
eux pendant la majeure partie de leur vie.
Pendant ce temps, les opérations de secours en Somalie ont été compromises par
l’interdiction d’exercer
imposée à plusieurs organisations d’aide humanitaire par la milice Al-Shabab,
les pillages
fréquents des centres de distribution ainsi qu’une
intervention militaire kényane
dont l'objectif était de neutraliser les insurgés. La législation antiterroriste américaine a également placé des
obstacles
sur le chemin des organisations d’aide humanitaire.
Après une visite à Mogadiscio le 9 décembre, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a dit : « Sur le front humanitaire, les agences des Nations Unies et les organisations non gouvernementales (ONG) ont fait un travail exceptionnel. Leurs efforts collectifs ont permis de sauver des milliers de vies depuis que la famine a été déclarée en juillet. Mais la situation – en particulier dans le centre et le sud de la Somalie – demeure désespérée. Quatre millions de personnes sont en situation de crise et 250 000 personnes sont confrontées à la famine ».
À la fin 2011,
les précipitations abondantes
ont isolé ceux qui avaient besoin d’aide en Somalie. L’augmentation de l’insécurité dans le nord du Kenya a par ailleurs donné lieu à une
répression policière
contre des réfugiés somaliens dans cette partie du pays.
Kenya
L’année a commencé avec des appels à l’action pour
atténuer les conséquences des sécheresses récurrentes
et des avertissements selon lesquels les pertes en bétail dans le nord du Kenya pourraient augmenter avec
l’aggravation de la sécheresse
. Lorsque la situation s’est détériorée plus tard dans l’année, des fermiers et des Kényans ordinaires ont uni leurs efforts afin de lever des fonds pour les affamés dans le cadre d’une campagne sans précédent appelée Kenyans4Kenya.
La sécheresse a eu des répercussions dont l’ampleur a été largement négligée sur les prix des denrées alimentaires dans
les zones urbaines pauvres
et entraîné une exacerbation des conflits dans
certaines régions pastoralistes
.
En octobre, des inondations ont entraîné le déplacement de milliers de personnes et rendu certaines régions du pays inaccessibles à cause des ponts emportés et des routes impraticables. À la fin de l’année, les inondations affectaient
plus de 100 000 personnes
et menaçaient le rétablissement de la sécurité alimentaire.
Photo:
Ben Parker/IRIN
Vers la fin 2011, des précipitations abondantes et des inondations ont empêché des milliers de personnes vulnérables d’obtenir de l’aide.
Éthiopie
À cause des faibles précipitations, des pénuries de nourriture ont frappé les régions d’Oromiya et de Somali début 2011. Le gouvernement et ses partenaires internationaux ont lancé
un appel de fonds de 226,5 millions
de dollars pour venir en aide à près de trois millions de personnes. En mai, l’aide alimentaire et non alimentaire a commencé à arriver.
Un programme de transfert d’argent
a été lancé en septembre pour contribuer à venir en aide aux personnes les plus vulnérables du Tigray, l’une des régions éthiopiennes les plus touchées par l’insécurité alimentaire. Le projet pilote permet de transférer de l’argent à ceux qui sont le moins capables d’en gagner.
Djibouti
Le manque de préparation du pays aux sécheresses était l’un des problèmes soulignés par le président Ismaïl Omar Guelleh dans
une interview accordée à IRIN
le 27 janvier 2011. « Le problème dans notre région, c’est que nous ne nous préparons pas bien à ce qui, nous le savons, va arriver. Il y a quatre mois, nous avons eu de fortes précipitations. Quatre mois plus tard, nous mourons de faim et de soif », avait-il dit.
En août, le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF)
a alloué 3,2 millions de dollars aux organisations des Nations Unies
pour contribuer à prévenir une crise aiguë causée par la sécheresse.
La sécheresse et la pauvreté ont poussé des milliers de personnes à entreprendre un
dangereux voyage pour se rendre jusqu’au Yémen
. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime qu’au moins 60 000 migrants sont arrivés au Yémen entre janvier et août 2011, soit le double de ceux qui sont arrivés pendant la même période en 2010.
js/am/cb-gd/amz
Theme (s)
:
Crise alimentaire en Afrique de l'Est
,
Paix et sécurité
,
Réfugiés et déplacés
,
Sécurité
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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MONDE: IRIN Service français - Bulletin hebdomadaire humanitaire 671 17 mai 2013
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Kristy Siegfried/IRIN
Une grave sécheresse a touché des milliers de personnes en Afrique de l’Est et dans la Corne de l’Afrique (photo d’archives)
NAIROBI, 3 janvier 2012 (IRIN) - En 2011, une
grave sécheresse
, exacerbée par la pauvreté et les conflits, a frappé au moins quatre pays – le Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya et la Somalie – et entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes.
En Somalie et en Éthiopie, des milliers de personnes ont débuté l’année en entreprenant le
dangereux voyage
jusqu’au Yémen. D’autres ressortissants de ces deux pays se sont
dirigés vers l’Afrique du Sud
, où ils risquaient d’être arrêtés, détenus et déportés.
Parmi d’autres
innovations
, la réponse humanitaire dans les pays de la Corne de l’Afrique affectés par la sécheresse a connu une augmentation de l’utilisation des
transferts de fonds.
Tandis que l’ampleur de la crise attirait l’attention de la communauté internationale, les plaintes habituelles au sujet de l’échec à tenir compte des
avertissements
publiés plusieurs mois auparavant et d’apprendre des famines précédentes
en développant une résilience
aux chocs climatiques inévitables
ont émergé
.
Somalie
La sécheresse a été particulièrement difficile en Somalie : les Nations Unies ont en effet déclaré
certaines régions
du centre-sud du pays en situation de famine. La sécheresse et l’insécurité ont contraint des
centaines de milliers
de personnes à fuir au Kenya voisin, faisant ainsi augmenter le nombre de réfugiés vivant dans le complexe déjà bondé de
Dadaab
, qui a
accueilli nombre d’entre
eux pendant la majeure partie de leur vie.
Pendant ce temps, les opérations de secours en Somalie ont été compromises par
l’interdiction d’exercer
imposée à plusieurs organisations d’aide humanitaire par la milice Al-Shabab,
les pillages
fréquents des centres de distribution ainsi qu’une
intervention militaire kényane
dont l'objectif était de neutraliser les insurgés. La législation antiterroriste américaine a également placé des
obstacles
sur le chemin des organisations d’aide humanitaire.
Après une visite à Mogadiscio le 9 décembre, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a dit : « Sur le front humanitaire, les agences des Nations Unies et les organisations non gouvernementales (ONG) ont fait un travail exceptionnel. Leurs efforts collectifs ont permis de sauver des milliers de vies depuis que la famine a été déclarée en juillet. Mais la situation – en particulier dans le centre et le sud de la Somalie – demeure désespérée. Quatre millions de personnes sont en situation de crise et 250 000 personnes sont confrontées à la famine ».
À la fin 2011,
les précipitations abondantes
ont isolé ceux qui avaient besoin d’aide en Somalie. L’augmentation de l’insécurité dans le nord du Kenya a par ailleurs donné lieu à une
répression policière
contre des réfugiés somaliens dans cette partie du pays.
Kenya
L’année a commencé avec des appels à l’action pour
atténuer les conséquences des sécheresses récurrentes
et des avertissements selon lesquels les pertes en bétail dans le nord du Kenya pourraient augmenter avec
l’aggravation de la sécheresse
. Lorsque la situation s’est détériorée plus tard dans l’année, des fermiers et des Kényans ordinaires ont uni leurs efforts afin de lever des fonds pour les affamés dans le cadre d’une campagne sans précédent appelée Kenyans4Kenya.
La sécheresse a eu des répercussions dont l’ampleur a été largement négligée sur les prix des denrées alimentaires dans
les zones urbaines pauvres
et entraîné une exacerbation des conflits dans
certaines régions pastoralistes
.
En octobre, des inondations ont entraîné le déplacement de milliers de personnes et rendu certaines régions du pays inaccessibles à cause des ponts emportés et des routes impraticables. À la fin de l’année, les inondations affectaient
plus de 100 000 personnes
et menaçaient le rétablissement de la sécurité alimentaire.
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Ben Parker/IRIN
Vers la fin 2011, des précipitations abondantes et des inondations ont empêché des milliers de personnes vulnérables d’obtenir de l’aide.
Éthiopie
À cause des faibles précipitations, des pénuries de nourriture ont frappé les régions d’Oromiya et de Somali début 2011. Le gouvernement et ses partenaires internationaux ont lancé
un appel de fonds de 226,5 millions
de dollars pour venir en aide à près de trois millions de personnes. En mai, l’aide alimentaire et non alimentaire a commencé à arriver.
Un programme de transfert d’argent
a été lancé en septembre pour contribuer à venir en aide aux personnes les plus vulnérables du Tigray, l’une des régions éthiopiennes les plus touchées par l’insécurité alimentaire. Le projet pilote permet de transférer de l’argent à ceux qui sont le moins capables d’en gagner.
Djibouti
Le manque de préparation du pays aux sécheresses était l’un des problèmes soulignés par le président Ismaïl Omar Guelleh dans
une interview accordée à IRIN
le 27 janvier 2011. « Le problème dans notre région, c’est que nous ne nous préparons pas bien à ce qui, nous le savons, va arriver. Il y a quatre mois, nous avons eu de fortes précipitations. Quatre mois plus tard, nous mourons de faim et de soif », avait-il dit.
En août, le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF)
a alloué 3,2 millions de dollars aux organisations des Nations Unies
pour contribuer à prévenir une crise aiguë causée par la sécheresse.
La sécheresse et la pauvreté ont poussé des milliers de personnes à entreprendre un
dangereux voyage pour se rendre jusqu’au Yémen
. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime qu’au moins 60 000 migrants sont arrivés au Yémen entre janvier et août 2011, soit le double de ceux qui sont arrivés pendant la même période en 2010.
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