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MONDE: Un outil de cartographie des marchés pour améliorer la réponse aux urgences
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Anthony Morland/IRIN
Vérifier d’abord ici avant de chercher à l’étranger
BANGKOK, 17 mars 2011 (IRIN) - Des experts ont mis au point un
guide d’Analyse cartographique
des marchés en situation d’urgence (EMMA) et un programme de formation, pour améliorer la capacité de la communauté humanitaire à répondre à des urgences survenant brutalement.
« Les marchés sont cruciaux pour la survie des gens et pour leur façon de vivre. La première priorité humaine est de pouvoir gagner sa vie et mettre de la nourriture sur la table, » a dit à IRIN Mike Albu, consultant en développement des marchés et programmeur d’EMMA. « En fin de compte, une fois l’urgence résolue, les gens ont besoin de marchés qui fonctionnent pour continuer à vivre. »
Depuis 2007, le Bureau pour l’assistance en cas de catastrophe à l’étranger de l’Agence américaine pour le développement international (USAID/OFDA) collabore avec des experts d’OXFAM, Save the Children et le Comité international de secours (International Rescue Committee) ; près d’un million de dollars ont été dépensés pour mettre au point un guide en 10 étapes et former des acteurs humanitaires qui soient capables de mener une analyse de marché dans des situations d’urgence survenant brutalement.
Baptisée EMMA, la procédure ainsi développée est adaptée à des équipes de 5 à 10 secouristes ; elle permet de visualiser rapidement et de façon rudimentaire les biens et les services les plus cruciaux pour la survie de l’économie locale, en l’espace de quelques semaines. Ceci permet aux acteurs humanitaires, même sans être experts en analyse de marché, d’évaluer la meilleure façon pour l’aide humanitaire de soutenir les moyens de subsistance locaux, et d’améliorer ainsi son efficience et son efficacité.
Des analyses EMMA ont déjà été menées dans 10 pays différents, d’un bout à l’autre du monde, par exemple à l’occasion du récent séisme en Haïti (2010) et du cyclone Nargis au Myanmar (2008). D’ici la fin 2011, les équipes de secours seront préparées à utiliser cet outil, à former à leur tour d’autres personnes et à mener une mission EMMA en cas de scénario survenant brutalement.
Une assistance plus efficace
La réponse instinctive de la communauté humanitaire à une catastrophe naturelle ou à une urgence survenant brutalement est souvent d’acheminer par bateau ou par avion des biens comme la nourriture, les vêtements ou les abris, a dit Tony Stitt, conseiller régional de l’OFDA. Mais cette réponse ignore les capacités locales et peut entraîner un surcoût et diminuer l’efficacité de l’aide humanitaire.
« Au Myanmar après Nargis, faire venir une seule bâche en plastique de l’étranger coûtait environ 35 dollars, alors qu’il n’en fallait que 60 pour bâtir localement une maison en chaume, » a dit M. Stitt, qui a mené une étude de marché au Myanmar suite au cyclone Nargis.
« Notre analyse a révélé que des matériaux de construction étaient directement disponibles ; les gens avaient simplement besoin d’argent pour les acheter. »
Les analyses EMMA peuvent indiquer les cas où il peut être plus efficace de verser de l’argent en espèces (accorder des prêts ou donner des bons pour acheter des marchandises locales), ce qui permet aux organisations de secours de dépenser moins d’argent et de finalement offrir à la population un plus grand choix concernant la reconstruction.
Réduire la dépendance
Une meilleure compréhension des marchés locaux garantit également que l’aide humanitaire ne ruine pas les entrepreneurs locaux et facilite ainsi le relèvement économique à long terme.
« Comprendre le marché nous aide non seulement à mettre en œuvre une réponse rentable et plus efficace, mais nous fournit aussi une meilleure stratégie de sortie, » a dit Emily Henderson, spécialiste en EMMA et coordinatrice régionale d’OXFAM, qui a mené une mission EMMA en Haïti après le séisme de 2010. « En passant par les fournisseurs locaux de nourriture et d’abris pour l’aide humanitaire plutôt qu’en prenant simplement leur place, on réduit la dépendance de l’aide étrangère sur le long terme. »
A l’avenir, les rapports EMMA sur les catastrophes passées pourraient servir à la préparation aux catastrophes.
« Le fait d’avoir une analyse de base des marchés essentiels, en particulier dans les endroits de catastrophes récurrentes comme Haïti ou le Vietnam, nous serait d’une grande aide à la prochaine catastrophe, » a dit M. Albu.
Dans cette optique, les développeurs ont créé un
site Internet
où seront publiés les rapports EMMA ; ils seront disponibles gratuitement.
cm/cb – og/amz
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:
Economie
,
Politique
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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BANGKOK, 17 mars 2011 (IRIN) - Des experts ont mis au point un
guide d’Analyse cartographique
des marchés en situation d’urgence (EMMA) et un programme de formation, pour améliorer la capacité de la communauté humanitaire à répondre à des urgences survenant brutalement.
« Les marchés sont cruciaux pour la survie des gens et pour leur façon de vivre. La première priorité humaine est de pouvoir gagner sa vie et mettre de la nourriture sur la table, » a dit à IRIN Mike Albu, consultant en développement des marchés et programmeur d’EMMA. « En fin de compte, une fois l’urgence résolue, les gens ont besoin de marchés qui fonctionnent pour continuer à vivre. »
Depuis 2007, le Bureau pour l’assistance en cas de catastrophe à l’étranger de l’Agence américaine pour le développement international (USAID/OFDA) collabore avec des experts d’OXFAM, Save the Children et le Comité international de secours (International Rescue Committee) ; près d’un million de dollars ont été dépensés pour mettre au point un guide en 10 étapes et former des acteurs humanitaires qui soient capables de mener une analyse de marché dans des situations d’urgence survenant brutalement.
Baptisée EMMA, la procédure ainsi développée est adaptée à des équipes de 5 à 10 secouristes ; elle permet de visualiser rapidement et de façon rudimentaire les biens et les services les plus cruciaux pour la survie de l’économie locale, en l’espace de quelques semaines. Ceci permet aux acteurs humanitaires, même sans être experts en analyse de marché, d’évaluer la meilleure façon pour l’aide humanitaire de soutenir les moyens de subsistance locaux, et d’améliorer ainsi son efficience et son efficacité.
Des analyses EMMA ont déjà été menées dans 10 pays différents, d’un bout à l’autre du monde, par exemple à l’occasion du récent séisme en Haïti (2010) et du cyclone Nargis au Myanmar (2008). D’ici la fin 2011, les équipes de secours seront préparées à utiliser cet outil, à former à leur tour d’autres personnes et à mener une mission EMMA en cas de scénario survenant brutalement.
Une assistance plus efficace
La réponse instinctive de la communauté humanitaire à une catastrophe naturelle ou à une urgence survenant brutalement est souvent d’acheminer par bateau ou par avion des biens comme la nourriture, les vêtements ou les abris, a dit Tony Stitt, conseiller régional de l’OFDA. Mais cette réponse ignore les capacités locales et peut entraîner un surcoût et diminuer l’efficacité de l’aide humanitaire.
« Au Myanmar après Nargis, faire venir une seule bâche en plastique de l’étranger coûtait environ 35 dollars, alors qu’il n’en fallait que 60 pour bâtir localement une maison en chaume, » a dit M. Stitt, qui a mené une étude de marché au Myanmar suite au cyclone Nargis.
« Notre analyse a révélé que des matériaux de construction étaient directement disponibles ; les gens avaient simplement besoin d’argent pour les acheter. »
Les analyses EMMA peuvent indiquer les cas où il peut être plus efficace de verser de l’argent en espèces (accorder des prêts ou donner des bons pour acheter des marchandises locales), ce qui permet aux organisations de secours de dépenser moins d’argent et de finalement offrir à la population un plus grand choix concernant la reconstruction.
Réduire la dépendance
Une meilleure compréhension des marchés locaux garantit également que l’aide humanitaire ne ruine pas les entrepreneurs locaux et facilite ainsi le relèvement économique à long terme.
« Comprendre le marché nous aide non seulement à mettre en œuvre une réponse rentable et plus efficace, mais nous fournit aussi une meilleure stratégie de sortie, » a dit Emily Henderson, spécialiste en EMMA et coordinatrice régionale d’OXFAM, qui a mené une mission EMMA en Haïti après le séisme de 2010. « En passant par les fournisseurs locaux de nourriture et d’abris pour l’aide humanitaire plutôt qu’en prenant simplement leur place, on réduit la dépendance de l’aide étrangère sur le long terme. »
A l’avenir, les rapports EMMA sur les catastrophes passées pourraient servir à la préparation aux catastrophes.
« Le fait d’avoir une analyse de base des marchés essentiels, en particulier dans les endroits de catastrophes récurrentes comme Haïti ou le Vietnam, nous serait d’une grande aide à la prochaine catastrophe, » a dit M. Albu.
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