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SWAZILAND: L’armée progresse dans la lutte contre le VIH/SIDA
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IRIN
Lutter contre le VIH/SIDA
MBABANÉ, 17 décembre 2010 (IRIN) - Bien qu’un programme de bien-être et de prévention ait permis une baisse sensible du nombre de décès dus au SIDA ces deux dernières années ainsi qu’une diminution régulière des nouvelles infections, le Swaziland affiche toujours le taux de prévalence du VIH le plus élevé au monde, et son armée n’est pas épargnée.
« Nous avons constaté une baisse significative du taux d’infection– pas une baisse soudaine, mais régulière. Deux cents soldats se sont soumis au test de dépistage et seuls six d’entre eux ont été diagnostiqués séropositifs », a dit le capitaine Bongani Msibi, responsable du suivi et de l’évaluation affecté au programme de bien-être relatif au VIH/SIDA au sein de l’Umbutfo Swaziland Defense Force (USDF). L’unité opère depuis les quartiers généraux de l’armée à Bethany, à 20 kilomètres à l’est de la capitale, Mbabané.
« La composition de l’armée est à l’image de la société sur bien des points, et il serait peut-être temps de voir si les autres programmes [de prévention du] VIH mis en œuvre dans le pays obtiennent des résultats similaires, car notre réussite démontre que le taux d’infection est en baisse », a ajouté M. Msibi.
Pour des raisons de confidentialité, les responsables de l’armée n’ont pas pu donner les chiffres exacts du personnel séropositif ou des décès dus à des maladies liées au SIDA, mais on estime que 26 pour cent des Swazis âgés de 15 à 49 ans vivent avec le VIH.
Prédisposition
« Le mode de vie des soldats les rend plus vulnérables au SIDA. Les soldats vivent loin de chez eux. Ils se sentent seuls, s’ennuient. Ils peuvent être tentés d’avoir des relations sexuelles pour tromper la solitude et l’ennui », a dit à IRIN/PlusNews le lieutenant colonel Thembeni Magongo, responsable de la mise en œuvre du programme.
La campagne de l’armée contre le VIH/SIDA a débuté il y a près de dix ans, en 2000 ; elle fait appel à des pairs-conseillers et s’appuie sur des émissions dramatiques spéciales afin d’encourager le personnel de l’armée à faire le test de dépistage. Les émissions mettent en scène un trio de soldats séropositifs qui permettent de souligner la dimension humaine d’une maladie fortement stigmatisée dans la société swazie.
« Ces soldats sont nos meilleurs outils. Nous les appelons nos héros parce qu’ils ont sauvé de nombreuses vies », a noté M. Magongo.
En 2008, le soldat Ntokozo Zwane a rendu publique sa séropositivité : aujourd’hui, il est l’un des trois soldats séropositifs qui offrent leurs témoignages à l’occasion d’événements organisés par l’armée.
« Je ne prends pas encore de médicaments, mais je me maintiens en forme en mangeant correctement, en évitant le stress, en faisant de l’exercice et étant fidèle à ma femme », a dit M. Zwane, qui ressemble à n’importe quel autre soldat en forme d’une vingtaine d’années.
L’officier de deuxième classe Samuel Hlope offre son assistance tandis que sa femme, qui est séronégative, donne des conseils aux familles et aux femmes de soldats séropositifs.
« Elle nous aide beaucoup. Elle nous a convaincus que les femmes préféraient aborder ce sujet sensible avec d’autres femmes. Il y a de plus en plus de femmes dans nos rangs. Et c’est comme ça que se passent les choses avec les pairs-conseillers au sein de l’armée. Les officiers supérieurs parlent aux officiers supérieurs, les sous-officiers aux sous-officiers et les soldats de rang aux soldats de rang », a dit M. Magongo.
Une fois formés, les pairs-conseillers partent à la recherche de leurs frères d’armes et font passer leur message sur les terrains d’entraînement, dans les stades ou dans les lieux de prédilection des environs.
Aborder le problème de la stigmatisation
Le caporal suppléant Thembinkhosi Dlamini, responsable adjoint de la campagne, salue également les efforts de la Simomondiya Drama Society, dont le travail a permis de réduire la stigmatisation liée au VIH.
« Ils interviennent dans nos émissions et les soldats apprécient leurs pièces. Ils ont fait énormément pour accroître la popularité du préservatif. Avant, les soldats n’auraient pas mis de préservatifs. Utiliser des préservatifs était associé à un manque de virilité et considéré comme contraire à la culture du pays », a dit M. Dlamini.
L’année dernière, l’armée a distribué 1,2 million de préservatifs donnés par l’ONG américaine AIDS Healthcare Foundation.
Les médicaments antirétroviraux sont fournis dans le cadre du programme de soins de l’armée.
John Kunene, l’ancien secrétaire principal du ministère de la Santé, a été transféré à ce même poste au sein de l’armée il y a cinq ans, au plus fort de l’épidémie d’infections au VIH parmi le personnel militaire. « Je me suis souvent demandé pourquoi l’armée avait fait appel à moi alors que je n’ai pas de passé militaire », a-t-il dit à IRIN/PlusNews.
« Lors de mon transfert, je me suis posé beaucoup de questions, j’ai prié, et je me suis dit qu’on m’avait donné ce poste pour aider l’armée dans cette période difficile. Nous faisons des progrès », a-t-il dit.
jh/kn/mw- gd/amz
Theme (s)
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Prise en charge/Traitement
,
Egalité entre les sexes
,
VIH/SIDA (PlusNews)
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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« Nous avons constaté une baisse significative du taux d’infection– pas une baisse soudaine, mais régulière. Deux cents soldats se sont soumis au test de dépistage et seuls six d’entre eux ont été diagnostiqués séropositifs », a dit le capitaine Bongani Msibi, responsable du suivi et de l’évaluation affecté au programme de bien-être relatif au VIH/SIDA au sein de l’Umbutfo Swaziland Defense Force (USDF). L’unité opère depuis les quartiers généraux de l’armée à Bethany, à 20 kilomètres à l’est de la capitale, Mbabané.
« La composition de l’armée est à l’image de la société sur bien des points, et il serait peut-être temps de voir si les autres programmes [de prévention du] VIH mis en œuvre dans le pays obtiennent des résultats similaires, car notre réussite démontre que le taux d’infection est en baisse », a ajouté M. Msibi.
Pour des raisons de confidentialité, les responsables de l’armée n’ont pas pu donner les chiffres exacts du personnel séropositif ou des décès dus à des maladies liées au SIDA, mais on estime que 26 pour cent des Swazis âgés de 15 à 49 ans vivent avec le VIH.
Prédisposition
« Le mode de vie des soldats les rend plus vulnérables au SIDA. Les soldats vivent loin de chez eux. Ils se sentent seuls, s’ennuient. Ils peuvent être tentés d’avoir des relations sexuelles pour tromper la solitude et l’ennui », a dit à IRIN/PlusNews le lieutenant colonel Thembeni Magongo, responsable de la mise en œuvre du programme.
La campagne de l’armée contre le VIH/SIDA a débuté il y a près de dix ans, en 2000 ; elle fait appel à des pairs-conseillers et s’appuie sur des émissions dramatiques spéciales afin d’encourager le personnel de l’armée à faire le test de dépistage. Les émissions mettent en scène un trio de soldats séropositifs qui permettent de souligner la dimension humaine d’une maladie fortement stigmatisée dans la société swazie.
« Ces soldats sont nos meilleurs outils. Nous les appelons nos héros parce qu’ils ont sauvé de nombreuses vies », a noté M. Magongo.
En 2008, le soldat Ntokozo Zwane a rendu publique sa séropositivité : aujourd’hui, il est l’un des trois soldats séropositifs qui offrent leurs témoignages à l’occasion d’événements organisés par l’armée.
« Je ne prends pas encore de médicaments, mais je me maintiens en forme en mangeant correctement, en évitant le stress, en faisant de l’exercice et étant fidèle à ma femme », a dit M. Zwane, qui ressemble à n’importe quel autre soldat en forme d’une vingtaine d’années.
L’officier de deuxième classe Samuel Hlope offre son assistance tandis que sa femme, qui est séronégative, donne des conseils aux familles et aux femmes de soldats séropositifs.
« Elle nous aide beaucoup. Elle nous a convaincus que les femmes préféraient aborder ce sujet sensible avec d’autres femmes. Il y a de plus en plus de femmes dans nos rangs. Et c’est comme ça que se passent les choses avec les pairs-conseillers au sein de l’armée. Les officiers supérieurs parlent aux officiers supérieurs, les sous-officiers aux sous-officiers et les soldats de rang aux soldats de rang », a dit M. Magongo.
Une fois formés, les pairs-conseillers partent à la recherche de leurs frères d’armes et font passer leur message sur les terrains d’entraînement, dans les stades ou dans les lieux de prédilection des environs.
Aborder le problème de la stigmatisation
Le caporal suppléant Thembinkhosi Dlamini, responsable adjoint de la campagne, salue également les efforts de la Simomondiya Drama Society, dont le travail a permis de réduire la stigmatisation liée au VIH.
« Ils interviennent dans nos émissions et les soldats apprécient leurs pièces. Ils ont fait énormément pour accroître la popularité du préservatif. Avant, les soldats n’auraient pas mis de préservatifs. Utiliser des préservatifs était associé à un manque de virilité et considéré comme contraire à la culture du pays », a dit M. Dlamini.
L’année dernière, l’armée a distribué 1,2 million de préservatifs donnés par l’ONG américaine AIDS Healthcare Foundation.
Les médicaments antirétroviraux sont fournis dans le cadre du programme de soins de l’armée.
John Kunene, l’ancien secrétaire principal du ministère de la Santé, a été transféré à ce même poste au sein de l’armée il y a cinq ans, au plus fort de l’épidémie d’infections au VIH parmi le personnel militaire. « Je me suis souvent demandé pourquoi l’armée avait fait appel à moi alors que je n’ai pas de passé militaire », a-t-il dit à IRIN/PlusNews.
« Lors de mon transfert, je me suis posé beaucoup de questions, j’ai prié, et je me suis dit qu’on m’avait donné ce poste pour aider l’armée dans cette période difficile. Nous faisons des progrès », a-t-il dit.
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