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mercredi 22 mai 2013
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AFRIQUE: Les nouveaux vaccins - clé de la réduction de la mortalité infantile
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Edward Parsons/IRIN
Les nouveaux vaccins ont la capacité de prévenir des millions de morts
KIGALI/NAIROBI, 9 décembre 2010 (IRIN) - Le Burkina Faso se trouve être le premier pays à introduire un vaccin contre la méningite qui a été spécifiquement conçu pour le continent africain, où le risque de cette maladie concerne jusqu’à 450 millions de personnes.
On espère que MenAfriVac – mis au point par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’organisation non gouvernementale (NGO) internationale,
PATH
– va aider à éliminer le méningocoque A dans 25 pays de la ceinture africaine de la méningite, qui s’étend de l’Ethiopie au Sénégal.
«En investissant une seule fois dans la vaccination des populations de tous les pays de la ceinture de la méningite, presque 150 000 jeunes vies pourraient être sauvées d’ici 2015, et la méningite épidémique pourrait appartenir au passé », a déclaré Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. « Nous pouvons atteindre ce but. Nous ne devons pas faillir. »
En 2009, 14 pays africains ont déclaré plus de 88 000 cas et 4 000 morts de méningite. Les patients les plus touchés décèdent en général dans les 24 à 48 heures qui suivent l’apparition des symptômes, et jusqu’à 20 pour cent des survivants souffrent de lésions cérébrales, de perte d’audition ou de difficultés d’apprentissage.
Le vaccin MenAfriVac est le dernier d’une série de nouveaux vaccins qui pourraient permettre une importante diminution de la mortalité infantile en Afrique. En 2009, une poignée de pays, dont la Gambie et le Rwanda, ont introduit un vaccin antipneumococcique conjugué dans leurs programmes de vaccination nationaux. On estime que les infections à pneumocoques tuent 800 000 enfants de moins de cinq ans chaque année, pour la plupart dans les pays en développement.
L’Afrique du Sud a introduit en 2009 un vaccin contre le rotavirus– une maladie diarrhéique qui selon les estimations, tue 500 000 enfants par an dans le monde. Plusieurs pays africains envisagent également d’introduire pour les jeunes filles une vaccination de routine contre le papillomavirus humain (HPV), qui peut prédisposer les femmes au cancer du col de l’utérus dans leur vie ultérieure.
Le financement des vaccins
Les parties prenantes des projets de vaccins ont dû inventer des approches innovantes afin de réduire les coûts. Le MenAfriVac ne coûte que 0,5 dollar la dose. Selon ses développeurs, c’est le modèle de partenariat public-privé qui a permis que la mise au point de ce vaccin revienne à moins d’un dixième des 500 millions de dollars habituellement nécessaires pour le développement et la mise sur le marché d’un nouveau vaccin.
l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), qui soutient la vaccination dans 72 pays pauvres, a collecté plus de 5 milliards de dollars grâce à des mécanismes de financement traditionnels et à des approches financières innovantes, comme la vente d’obligations sur les marchés de capitaux et les engagements anticipés des marchés, par lesquels les donateurs s’engagent à payer un certain prix pour garantir le prix des vaccins, une fois qu’ils sont développés, afin d’assurer aux producteurs un marché rentable.
La concurrence a également joué un rôle dans la baisse du prix des vaccins. Ainsi, le prix du vaccin anti-hépatite B est tombé de 0,59 dollar la dose en 2000 à 0,20 dollar aujourd’hui. Le prix d’un vaccin pentavalent [cinq en un] a aussi considérablement baissé récemment grâce à l’accroissement de la demande et à l’arrivée sur le marché d’un nouveau fabricant.
L’Alliance fonctionne aussi par le co-financement : Les pays en développement paient une partie des vaccins utilisés chez eux. Ainsi, de 2008 à juin 2010, le Rwanda a co-financé le soutien de GAVI avec près de 1,9 million de dollars.
Photo:
Guy Oliver/IRIN
Il faut de l’argent pour assurer une bonne couverture vaccinale
Un plan quinquennal
La nouvelle stratégie quinquennale de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) , qui prévoit de vacciner plus de 240 millions d’enfants – dont 90 millions contre les maladies à pneumocoques et 53 contre les rotavirus – devrait coûter 6,8 milliards de dollars jusqu’en 2015.
L’organisme a recueilli 3,1 milliards de dollars, mais a encore besoin de 3,7 milliards, ce qui, à son avis, pourrait éventuellement sauver jusqu’à quatre millions de vie d’ici 2015.
La contribution de GAVI aux efforts destinés à éliminer la méningite à méningocoque A en Afrique a été de plus de 85 millions de dollars, mais il faut encore 475 millions de dollars pour protéger toute la ceinture de la méningite. Selon ses développeurs, l’introduction du MenAfriVac et la réduction du taux de méningite qui en est la conséquence pourraient permettre d’économiser plus de 120 millions de dollars d’ici 2015.
Des avantages élargis
Selon Saad Houry, Directeur général adjoint du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, il est important de continuer à financer les vaccins et d’exploiter les progrès des programmes de vaccination, d’autant plus qu’ils amènent souvent aux systèmes de santé des pays en développement des bénéfices supplémentaires.
« Les vaccins ont été très importants dans la réduction de la mortalité due aux maladies infectieuses, mais ils ont été utiles également pour renforcer les systèmes de santé, » a t-il dit. « Dans les pays comme le Rwanda, où la couverture vaccinale est supérieure à 90 pour cent, les services de santé profitent du contact noué durant la vaccination pour fournir de la vitamine A, des soins pré ou post-natals, des moustiquaires et des conseils nutritionnels. »
M. Houry a insisté pour dire qu’il fallait commencer à voir dans la vaccination davantage qu’une simple intervention : elle est en réalité un investissement dans l’avenir du monde en développement.
« Nous savons comment administrer des vaccins, mais comment aller plus loin ? Après avoir permis à un enfant de passer le cap des cinq ans, nous avons désormais la responsabilité d’assurer ses chances de développer au mieux ses capacités, de lui garantir une nutrition convenable, un accès pérenne aux services de santé et à une bonne éducation, » a t-il ajouté.
« La vaccination n’est qu’un début. »
kr/mw – og/amz
Theme (s)
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Grippe
,
Enfants
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Santé et nutrition
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[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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Les nouveaux vaccins ont la capacité de prévenir des millions de morts
KIGALI/NAIROBI, 9 décembre 2010 (IRIN) - Le Burkina Faso se trouve être le premier pays à introduire un vaccin contre la méningite qui a été spécifiquement conçu pour le continent africain, où le risque de cette maladie concerne jusqu’à 450 millions de personnes.
On espère que MenAfriVac – mis au point par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’organisation non gouvernementale (NGO) internationale,
PATH
– va aider à éliminer le méningocoque A dans 25 pays de la ceinture africaine de la méningite, qui s’étend de l’Ethiopie au Sénégal.
«En investissant une seule fois dans la vaccination des populations de tous les pays de la ceinture de la méningite, presque 150 000 jeunes vies pourraient être sauvées d’ici 2015, et la méningite épidémique pourrait appartenir au passé », a déclaré Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. « Nous pouvons atteindre ce but. Nous ne devons pas faillir. »
En 2009, 14 pays africains ont déclaré plus de 88 000 cas et 4 000 morts de méningite. Les patients les plus touchés décèdent en général dans les 24 à 48 heures qui suivent l’apparition des symptômes, et jusqu’à 20 pour cent des survivants souffrent de lésions cérébrales, de perte d’audition ou de difficultés d’apprentissage.
Le vaccin MenAfriVac est le dernier d’une série de nouveaux vaccins qui pourraient permettre une importante diminution de la mortalité infantile en Afrique. En 2009, une poignée de pays, dont la Gambie et le Rwanda, ont introduit un vaccin antipneumococcique conjugué dans leurs programmes de vaccination nationaux. On estime que les infections à pneumocoques tuent 800 000 enfants de moins de cinq ans chaque année, pour la plupart dans les pays en développement.
L’Afrique du Sud a introduit en 2009 un vaccin contre le rotavirus– une maladie diarrhéique qui selon les estimations, tue 500 000 enfants par an dans le monde. Plusieurs pays africains envisagent également d’introduire pour les jeunes filles une vaccination de routine contre le papillomavirus humain (HPV), qui peut prédisposer les femmes au cancer du col de l’utérus dans leur vie ultérieure.
Le financement des vaccins
Les parties prenantes des projets de vaccins ont dû inventer des approches innovantes afin de réduire les coûts. Le MenAfriVac ne coûte que 0,5 dollar la dose. Selon ses développeurs, c’est le modèle de partenariat public-privé qui a permis que la mise au point de ce vaccin revienne à moins d’un dixième des 500 millions de dollars habituellement nécessaires pour le développement et la mise sur le marché d’un nouveau vaccin.
l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), qui soutient la vaccination dans 72 pays pauvres, a collecté plus de 5 milliards de dollars grâce à des mécanismes de financement traditionnels et à des approches financières innovantes, comme la vente d’obligations sur les marchés de capitaux et les engagements anticipés des marchés, par lesquels les donateurs s’engagent à payer un certain prix pour garantir le prix des vaccins, une fois qu’ils sont développés, afin d’assurer aux producteurs un marché rentable.
La concurrence a également joué un rôle dans la baisse du prix des vaccins. Ainsi, le prix du vaccin anti-hépatite B est tombé de 0,59 dollar la dose en 2000 à 0,20 dollar aujourd’hui. Le prix d’un vaccin pentavalent [cinq en un] a aussi considérablement baissé récemment grâce à l’accroissement de la demande et à l’arrivée sur le marché d’un nouveau fabricant.
L’Alliance fonctionne aussi par le co-financement : Les pays en développement paient une partie des vaccins utilisés chez eux. Ainsi, de 2008 à juin 2010, le Rwanda a co-financé le soutien de GAVI avec près de 1,9 million de dollars.
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Guy Oliver/IRIN
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La nouvelle stratégie quinquennale de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) , qui prévoit de vacciner plus de 240 millions d’enfants – dont 90 millions contre les maladies à pneumocoques et 53 contre les rotavirus – devrait coûter 6,8 milliards de dollars jusqu’en 2015.
L’organisme a recueilli 3,1 milliards de dollars, mais a encore besoin de 3,7 milliards, ce qui, à son avis, pourrait éventuellement sauver jusqu’à quatre millions de vie d’ici 2015.
La contribution de GAVI aux efforts destinés à éliminer la méningite à méningocoque A en Afrique a été de plus de 85 millions de dollars, mais il faut encore 475 millions de dollars pour protéger toute la ceinture de la méningite. Selon ses développeurs, l’introduction du MenAfriVac et la réduction du taux de méningite qui en est la conséquence pourraient permettre d’économiser plus de 120 millions de dollars d’ici 2015.
Des avantages élargis
Selon Saad Houry, Directeur général adjoint du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, il est important de continuer à financer les vaccins et d’exploiter les progrès des programmes de vaccination, d’autant plus qu’ils amènent souvent aux systèmes de santé des pays en développement des bénéfices supplémentaires.
« Les vaccins ont été très importants dans la réduction de la mortalité due aux maladies infectieuses, mais ils ont été utiles également pour renforcer les systèmes de santé, » a t-il dit. « Dans les pays comme le Rwanda, où la couverture vaccinale est supérieure à 90 pour cent, les services de santé profitent du contact noué durant la vaccination pour fournir de la vitamine A, des soins pré ou post-natals, des moustiquaires et des conseils nutritionnels. »
M. Houry a insisté pour dire qu’il fallait commencer à voir dans la vaccination davantage qu’une simple intervention : elle est en réalité un investissement dans l’avenir du monde en développement.
« Nous savons comment administrer des vaccins, mais comment aller plus loin ? Après avoir permis à un enfant de passer le cap des cinq ans, nous avons désormais la responsabilité d’assurer ses chances de développer au mieux ses capacités, de lui garantir une nutrition convenable, un accès pérenne aux services de santé et à une bonne éducation, » a t-il ajouté.
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