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SOMALIE: Des clans rivaux se « réarment » dans le Somaliland
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Mohamed Amin Jibril/IRIN
L’une des fermes à Buqdhada, près des terres disputées d’Elberdale
HARGEISA, 19 octobre 2009 (IRIN) - Des responsables ont mis en garde la population contre la possibilité de nouveaux affrontements entre deux clans rivaux dans la république séparatiste du Somaliland. Selon certaines informations, les clans y auraient amassé une grande quantité d’armes et déployé des centaines de miliciens autour des territoires disputés de la région de Gabiley.
« Nous craignons qu’un nouveau conflit éclate à tout moment », a dit à IRIN un policier qui a demandé l’anonymat. Il a ajouté que les clans disposaient d’au moins 1 000 miliciens équipés d’armes automatiques comme des AK47 et des pistolets BKM, dans ou à proximité de la zone agricole d’Elberdale.
Le conflit au sujet des terres agricoles d’Elberdale remonte aux années 1950. Les clans - les Reer Nour et les Reer Hared – se disent tous deux propriétaires de cette zone.
Depuis le début de l’année, ils se sont affrontés au moins quatre fois : en avril, en mai, en juillet et en septembre. Ces combats ont fait 19 morts et entraîné le déplacement de plusieurs centaines de familles.
D’après Dahir Muhumed Eggeh, l’un des miliciens appartenant aux Reer Hared, le conflit – qui a atteint un point culminant en 1988 – tire son origine d’une dispute au sujet d’une exploitation agricole établie à la fin des années 1950. Les clans se sont battus dans les factions rivales pendant la guerre de 1981-1991 entre le mouvement national somalien (MNS, l’organisation de libération du Somaliland) et l’armée, loyale au président somalien de l’époque, le défunt Mohamed Siad Barre. Les Reer Nour soutenaient Barre tandis que les Reer Hared luttaient aux côtés du MNS.
Selon Aw Hassan Diiriye Elmi, ancien président du district de Gabiley : « Ce conflit est lié aux conséquences [des actions] de Siad Barre, qui a cherché à expulsé l’un des clans de ses terres... Quand nous sommes revenus des camps de réfugiés, nos voisins avaient placé de nouveaux panneaux et ils cherchent, depuis, à s’approprier nos terres. »
Avec le réarmement des milices, les prix des armes de poing et autres armes légères ont bondi.
« Avant [en 2008], une arme légère comme une Kalachnikov coûtait entre 370 et 400 dollars. Maintenant, les prix oscillent entre 650 et 700 dollars », a indiqué l’un des chefs de milice à Elberdale.
Contrebande d’armes
Photo:
OCHA VMU
« Il existe deux routes pour faire entrer des armes au Somaliland – elles peuvent entrer par Bosasso [dans le Puntland] et être acheminées vers l’est du Somaliland ou entrer par l’ouest, notamment par un endroit appelé Sanka Doonyaha, situé entre Zaila et Lughaya et où des vedettes chargent des armes pendant la nuit », a expliqué le chef de la milice, qui a demandé l’anonymat.
Abdillahi Omar Qawdhan, consultant garde-côte au Somaliland et expert marin, a dit à IRIN : « Selon les informations dont nous disposons, des armes illégales de petite taille pénètrent au pays par certains endroits de la côte du Somaliland. Nous savons cependant que des munitions de petit calibre sont amenées sur la côte ouest par des bateaux yéménites qui importent du carburant et d’autres articles dans les ports de la côte ouest comme Cel-Sheik, Bula-Har, Bulo-Addo et Zaila".
« Selon certaines sources, mêmes les armes de petites tailles comme les BKM et des munitions seraient importées par des hommes d’affaires locaux. Des armes destinées à l’Éthiopie et à la Somalie passent par là. Depuis le début de l’année, nous avons intercepté plus de 300 pistolets en provenance du Yémen dans la région de Berbera [région du Sahil dont la capitale est Berbera], dans l’est du pays », a-t-il ajouté.
Mohamed Osman Hudhun, chef de l’armée sur la côte ouest du Somaliland, nie pourtant ces informations : « Aucune arme n’arrive par la côte ouest. Je le sais parce que je suis de cette région et que tout incident doit m’être rapporté. »
maj/aw/js/mw/gd/ail
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Paix et sécurité
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[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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L’une des fermes à Buqdhada, près des terres disputées d’Elberdale
HARGEISA, 19 octobre 2009 (IRIN) - Des responsables ont mis en garde la population contre la possibilité de nouveaux affrontements entre deux clans rivaux dans la république séparatiste du Somaliland. Selon certaines informations, les clans y auraient amassé une grande quantité d’armes et déployé des centaines de miliciens autour des territoires disputés de la région de Gabiley.
« Nous craignons qu’un nouveau conflit éclate à tout moment », a dit à IRIN un policier qui a demandé l’anonymat. Il a ajouté que les clans disposaient d’au moins 1 000 miliciens équipés d’armes automatiques comme des AK47 et des pistolets BKM, dans ou à proximité de la zone agricole d’Elberdale.
Le conflit au sujet des terres agricoles d’Elberdale remonte aux années 1950. Les clans - les Reer Nour et les Reer Hared – se disent tous deux propriétaires de cette zone.
Depuis le début de l’année, ils se sont affrontés au moins quatre fois : en avril, en mai, en juillet et en septembre. Ces combats ont fait 19 morts et entraîné le déplacement de plusieurs centaines de familles.
D’après Dahir Muhumed Eggeh, l’un des miliciens appartenant aux Reer Hared, le conflit – qui a atteint un point culminant en 1988 – tire son origine d’une dispute au sujet d’une exploitation agricole établie à la fin des années 1950. Les clans se sont battus dans les factions rivales pendant la guerre de 1981-1991 entre le mouvement national somalien (MNS, l’organisation de libération du Somaliland) et l’armée, loyale au président somalien de l’époque, le défunt Mohamed Siad Barre. Les Reer Nour soutenaient Barre tandis que les Reer Hared luttaient aux côtés du MNS.
Selon Aw Hassan Diiriye Elmi, ancien président du district de Gabiley : « Ce conflit est lié aux conséquences [des actions] de Siad Barre, qui a cherché à expulsé l’un des clans de ses terres... Quand nous sommes revenus des camps de réfugiés, nos voisins avaient placé de nouveaux panneaux et ils cherchent, depuis, à s’approprier nos terres. »
Avec le réarmement des milices, les prix des armes de poing et autres armes légères ont bondi.
« Avant [en 2008], une arme légère comme une Kalachnikov coûtait entre 370 et 400 dollars. Maintenant, les prix oscillent entre 650 et 700 dollars », a indiqué l’un des chefs de milice à Elberdale.
Contrebande d’armes
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« Il existe deux routes pour faire entrer des armes au Somaliland – elles peuvent entrer par Bosasso [dans le Puntland] et être acheminées vers l’est du Somaliland ou entrer par l’ouest, notamment par un endroit appelé Sanka Doonyaha, situé entre Zaila et Lughaya et où des vedettes chargent des armes pendant la nuit », a expliqué le chef de la milice, qui a demandé l’anonymat.
Abdillahi Omar Qawdhan, consultant garde-côte au Somaliland et expert marin, a dit à IRIN : « Selon les informations dont nous disposons, des armes illégales de petite taille pénètrent au pays par certains endroits de la côte du Somaliland. Nous savons cependant que des munitions de petit calibre sont amenées sur la côte ouest par des bateaux yéménites qui importent du carburant et d’autres articles dans les ports de la côte ouest comme Cel-Sheik, Bula-Har, Bulo-Addo et Zaila".
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