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Jesse Wright/IRIN
Militaires et policiers expriment leur solidarité à Dili
Dili, 3 mars 2008 (IRIN) - Plus de deux semaines après les tentatives d’assassinat du président et du Premier ministre du Timor-Leste, la situation de sécurité reste précaire : l’état d’urgence va se poursuivre un mois de plus et 18 mandats d’arrêt ont été délivrés en rapport avec les attentats du 11 février.
Le président José Ramos-Horta est encore hospitalisé à Darwin, en Australie, mais il est conscient et se rétablit peu à peu.
Le 26 février, au vu de l’instabilité politique, économique et sécuritaire qui continuait de régner au Timor-Leste, le Conseil de sécurité des Nations Unies a prorogé d’un an le mandat de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT).
Selon des représentants des Nations Unies, la traque des rebelles impliqués dans les tentatives d’assassinat se poursuit, mais elle a pour objectif clair d’éviter les confrontations et de ne pas provoquer de nouvelles violences.
Dans cette optique, les membres de la Force de stabilisation internationale (ISF) distribuent des prospectus invitant les 18 rebelles soupçonnés d’être impliqués dans les attentats à se rendre paisiblement.
« Je veux souligner que ceux qui répondront à mon appel […] en se rendant volontairement à la justice seront traités avec dignité et conformément à la Constitution et aux lois applicables au Timor-Leste », a déclaré Atul Khare, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Timor-Leste.
Le 28 février, 490 des quelque 600 soldats pétitionnaires, limogés en 2006, s’étaient rendus à Dili, la capitale, pour engager des pourparlers avec les autorités concernant la possibilité d’être réintégrés dans l’armée ou de retrouver du travail par d’autres moyens.
Fusion de la police et de l’armée
Tandis que la sécurité reste relativement stable, des préoccupations ont été soulevées quant à l’initiative du gouvernement de fusionner la police et l’armée – compte tenu, notamment, de leurs frictions passées – dans le cadre d’une campagne contre les pétitionnaires rebelles.
Une résolution d’une page a été rédigée pour « charger le commandant en chef des forces armées de créer un commandement commun qui intègrerait la PNTL [la police] et les F-FDTL [l’armée] en vue de l’exécution des opérations de sécurité menées pendant […] l’état de siège ».
L’on s’inquiète également à l’idée qu’une telle force puisse outrepasser son autorité, compte tenu de l’état d’urgence.
Selon Sofia Cason, représentante de l’International Crisis Group à Dili, cette résolution du gouvernement, qui présente dans les grandes lignes la fusion de l’armée et de la police, est vague et n’explique pas clairement la distinction entre les rôles des deux forces.
« Elle pourrait être interprétée de manière beaucoup plus large et nous pourrions alors voir la FDTL assumer les fonctions que l’on supposait attribuées à la police, et la police assumer les fonctions que l’on croyait attribuées à l’armée ; à mon avis, c’est là qu’est le danger », a-t-elle estimé.
Selon Allison Cooper, porte-parole des Nations Unies, l’unité des droits humains des Nations Unies (HRU) surveille la situation.
« Toute préoccupation concernant des violations des droits humains devrait être portée à la connaissance des Nations Unies ou du Bureau du Fournisseur de droits humains [responsable du gouvernement du Timor-Leste chargé de défendre les intérêts des populations en matière de droits humains] », a indiqué Mme Cooper. « Une fois reçues par l’HRU, les plaintes feront l’objet d’enquêtes et si elles s’avèrent fondées, elles seront dûment traitées ».
Les Nations Unies n’ont pas encore fait état de plainte particulière, bien que l’unité des droits humains soit déjà en train de compiler les statistiques.
Selon Mouzinho Lopez de Aroujo, rédacteur du Timor Post, les problèmes d’insécurité ne devraient pas avoir d’impact sur le droit du public d’être traité avec dignité et d’avoir accès aux informations essentielles.
« L’état d’urgence ne signifie pas qu’il n’y ait plus de droits humains au Timor-Leste », a-t-il indiqué. « Cela ne signifie pas que la démocratie n’existe plus ».
sm/bj/mw/nh/ail
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Alerte précoce
,
Démocratie et gouvernance
,
Paix et sécurité
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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Militaires et policiers expriment leur solidarité à Dili
Dili, 3 mars 2008 (IRIN) - Plus de deux semaines après les tentatives d’assassinat du président et du Premier ministre du Timor-Leste, la situation de sécurité reste précaire : l’état d’urgence va se poursuivre un mois de plus et 18 mandats d’arrêt ont été délivrés en rapport avec les attentats du 11 février.
Le président José Ramos-Horta est encore hospitalisé à Darwin, en Australie, mais il est conscient et se rétablit peu à peu.
Le 26 février, au vu de l’instabilité politique, économique et sécuritaire qui continuait de régner au Timor-Leste, le Conseil de sécurité des Nations Unies a prorogé d’un an le mandat de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT).
Selon des représentants des Nations Unies, la traque des rebelles impliqués dans les tentatives d’assassinat se poursuit, mais elle a pour objectif clair d’éviter les confrontations et de ne pas provoquer de nouvelles violences.
Dans cette optique, les membres de la Force de stabilisation internationale (ISF) distribuent des prospectus invitant les 18 rebelles soupçonnés d’être impliqués dans les attentats à se rendre paisiblement.
« Je veux souligner que ceux qui répondront à mon appel […] en se rendant volontairement à la justice seront traités avec dignité et conformément à la Constitution et aux lois applicables au Timor-Leste », a déclaré Atul Khare, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Timor-Leste.
Le 28 février, 490 des quelque 600 soldats pétitionnaires, limogés en 2006, s’étaient rendus à Dili, la capitale, pour engager des pourparlers avec les autorités concernant la possibilité d’être réintégrés dans l’armée ou de retrouver du travail par d’autres moyens.
Fusion de la police et de l’armée
Tandis que la sécurité reste relativement stable, des préoccupations ont été soulevées quant à l’initiative du gouvernement de fusionner la police et l’armée – compte tenu, notamment, de leurs frictions passées – dans le cadre d’une campagne contre les pétitionnaires rebelles.
Une résolution d’une page a été rédigée pour « charger le commandant en chef des forces armées de créer un commandement commun qui intègrerait la PNTL [la police] et les F-FDTL [l’armée] en vue de l’exécution des opérations de sécurité menées pendant […] l’état de siège ».
L’on s’inquiète également à l’idée qu’une telle force puisse outrepasser son autorité, compte tenu de l’état d’urgence.
Selon Sofia Cason, représentante de l’International Crisis Group à Dili, cette résolution du gouvernement, qui présente dans les grandes lignes la fusion de l’armée et de la police, est vague et n’explique pas clairement la distinction entre les rôles des deux forces.
« Elle pourrait être interprétée de manière beaucoup plus large et nous pourrions alors voir la FDTL assumer les fonctions que l’on supposait attribuées à la police, et la police assumer les fonctions que l’on croyait attribuées à l’armée ; à mon avis, c’est là qu’est le danger », a-t-elle estimé.
Selon Allison Cooper, porte-parole des Nations Unies, l’unité des droits humains des Nations Unies (HRU) surveille la situation.
« Toute préoccupation concernant des violations des droits humains devrait être portée à la connaissance des Nations Unies ou du Bureau du Fournisseur de droits humains [responsable du gouvernement du Timor-Leste chargé de défendre les intérêts des populations en matière de droits humains] », a indiqué Mme Cooper. « Une fois reçues par l’HRU, les plaintes feront l’objet d’enquêtes et si elles s’avèrent fondées, elles seront dûment traitées ».
Les Nations Unies n’ont pas encore fait état de plainte particulière, bien que l’unité des droits humains soit déjà en train de compiler les statistiques.
Selon Mouzinho Lopez de Aroujo, rédacteur du Timor Post, les problèmes d’insécurité ne devraient pas avoir d’impact sur le droit du public d’être traité avec dignité et d’avoir accès aux informations essentielles.
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