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Ann Weru/IRIN
Inondation créée par des pluies diluviennes
Kinshasa, 1 novembre 2007 (IRIN) - Les crues éclairs qui ont suivi les pluies les plus drues tombées depuis 50 ans ont coûté la vie à au moins 32 personnes à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), et semé le chaos, non loin de là, à Brazzaville, capitale de la République du Congo.
Selon Jean-Claude Mwissa, ministre provincial de la Planification et de la Reconstruction en RDC, 800 personnes ont été portées disparues à la suite des inondations, et quelque 1 500 familles sont désormais sans abri.
De violentes pluies se sont abattues sur Kinshasa les 25 et 26 octobre ; elles ont provoqué des glissements de terrain et l’effondrement de plusieurs ponts, isolant ainsi plusieurs communautés.
De nouvelles pluies sont attendues en novembre, un mois habituellement humide en RDC.
Les autorités de Kinshasa versent 500 dollars à toute famille ayant perdu un de ses membres en raison des crues, et les travailleurs de la Croix-Rouge locale s’occupent de gérer les secours.
« Malheureusement, les besoins sont énormes [...] mais les personnes sans abri ou blessées doivent être traitées en priorité », a déclaré Ross Mountain, coordinateur résident et coordinateur humanitaire des Nations Unies en RDC, après s’être rendu dans plusieurs régions touchées.
A Kinshasa, les systèmes de drainage insuffisants et la mauvaise planification urbaine auraient aggravé l’impact des pluies.
Le déluge a également posé des problèmes dans d’autres régions de RDC. Plus de 200 familles sont notamment sans abri à Kisenge, dans le sud-ouest de la province de Katanga, selon l’administration locale.
A Brazzaville – où des maisons ont été détruites et des routes endommagées par les dernières (et bien d’autres) chutes de pluies – on s’inquiète à la perspective des épidémies, les eaux stagnantes offrant un milieu idéal à la reproduction des moustiques, entre autres.
« Les gens ont pris la mauvaise habitude de vider leurs fosses septiques dans de grands trous ouverts, près de chez eux », a rapporté Don Ngueko, un habitant de Brazzaville. « Quand il pleut, toute la saleté s’accumule autour des maisons – vous imaginez les risques que cela comporte ».
Les bénévoles de la Croix-Rouge congolaise ont assuré aux habitants qu’ils les aideraient à évacuer les eaux stagnantes, à désinfecter les latrines et à traiter les puits d’eau.
Des inondations récurrentes
Dans les districts de Petit-Chose, de Maman Mbouale et d’Emeraude, à Brazzaville, les habitants ont vu un grand nombre de leurs rues bloquées par des dépôts de sable, emportés par les eaux depuis les collines environnantes.
En 2006, quelque 3 600 habitants de Brazzaville ont perdu leurs biens et leurs demeures, emportés par des crues et des glissements de terrain. Dans le district de Mpila, au nord-est de Brazzaville, de nombreuses habitations ont été ensevelies sous la terre.
Cette année-là, en mai, le gouvernement du Congo et le Programme des Nations Unies pour le développement ont conçu des plans de prévention et de gestion des catastrophes, et notamment des inondations graves.
Des travaux ont été lancés pour prévenir la forte érosion qui menace une des routes principales du pays, qui mène au nord.
L’année dernière, le président congolais Denis Sassou Nguesso a fourni des charrues aux autorités des districts vulnérables de la capitale, afin qu’elles puissent évacuer les monticules de sable.
La Croix-Rouge congolaise, avec l’aide du Comité international de la Croix-Rouge, a distribué des moustiquaires, des couvertures, des matelas et autres produits domestiques à quelque 3 500 people.
La Croix-Rouge a également déplacé les corps enterrés dans le plus grand cimetière de la capitale pour réduire les risques d’épidémie, provoqués par les eaux contaminées.
Malgré tout, dans la capitale, certains pensent que cela ne suffit pas.
« On ne peut pas dire que ce qu’ils font ne soit pas bien, mais vu l’immensité du problème, ce n’est rien du tout. Il faut lancer de gros travaux », s’est plaint Alfred Gampio, qui vit dans un district particulièrement exposé à l’érosion.
ei-ai-fk/aw/jn/sr/nh/ail
Theme (s)
:
Catastrophes naturelles
,
[Cet article ne reflète pas nécessairement les vues des Nations Unies]
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Inondation créée par des pluies diluviennes
Kinshasa, 1 novembre 2007 (IRIN) - Les crues éclairs qui ont suivi les pluies les plus drues tombées depuis 50 ans ont coûté la vie à au moins 32 personnes à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), et semé le chaos, non loin de là, à Brazzaville, capitale de la République du Congo.
Selon Jean-Claude Mwissa, ministre provincial de la Planification et de la Reconstruction en RDC, 800 personnes ont été portées disparues à la suite des inondations, et quelque 1 500 familles sont désormais sans abri.
De violentes pluies se sont abattues sur Kinshasa les 25 et 26 octobre ; elles ont provoqué des glissements de terrain et l’effondrement de plusieurs ponts, isolant ainsi plusieurs communautés.
De nouvelles pluies sont attendues en novembre, un mois habituellement humide en RDC.
Les autorités de Kinshasa versent 500 dollars à toute famille ayant perdu un de ses membres en raison des crues, et les travailleurs de la Croix-Rouge locale s’occupent de gérer les secours.
« Malheureusement, les besoins sont énormes [...] mais les personnes sans abri ou blessées doivent être traitées en priorité », a déclaré Ross Mountain, coordinateur résident et coordinateur humanitaire des Nations Unies en RDC, après s’être rendu dans plusieurs régions touchées.
A Kinshasa, les systèmes de drainage insuffisants et la mauvaise planification urbaine auraient aggravé l’impact des pluies.
Le déluge a également posé des problèmes dans d’autres régions de RDC. Plus de 200 familles sont notamment sans abri à Kisenge, dans le sud-ouest de la province de Katanga, selon l’administration locale.
A Brazzaville – où des maisons ont été détruites et des routes endommagées par les dernières (et bien d’autres) chutes de pluies – on s’inquiète à la perspective des épidémies, les eaux stagnantes offrant un milieu idéal à la reproduction des moustiques, entre autres.
« Les gens ont pris la mauvaise habitude de vider leurs fosses septiques dans de grands trous ouverts, près de chez eux », a rapporté Don Ngueko, un habitant de Brazzaville. « Quand il pleut, toute la saleté s’accumule autour des maisons – vous imaginez les risques que cela comporte ».
Les bénévoles de la Croix-Rouge congolaise ont assuré aux habitants qu’ils les aideraient à évacuer les eaux stagnantes, à désinfecter les latrines et à traiter les puits d’eau.
Des inondations récurrentes
Dans les districts de Petit-Chose, de Maman Mbouale et d’Emeraude, à Brazzaville, les habitants ont vu un grand nombre de leurs rues bloquées par des dépôts de sable, emportés par les eaux depuis les collines environnantes.
En 2006, quelque 3 600 habitants de Brazzaville ont perdu leurs biens et leurs demeures, emportés par des crues et des glissements de terrain. Dans le district de Mpila, au nord-est de Brazzaville, de nombreuses habitations ont été ensevelies sous la terre.
Cette année-là, en mai, le gouvernement du Congo et le Programme des Nations Unies pour le développement ont conçu des plans de prévention et de gestion des catastrophes, et notamment des inondations graves.
Des travaux ont été lancés pour prévenir la forte érosion qui menace une des routes principales du pays, qui mène au nord.
L’année dernière, le président congolais Denis Sassou Nguesso a fourni des charrues aux autorités des districts vulnérables de la capitale, afin qu’elles puissent évacuer les monticules de sable.
La Croix-Rouge congolaise, avec l’aide du Comité international de la Croix-Rouge, a distribué des moustiquaires, des couvertures, des matelas et autres produits domestiques à quelque 3 500 people.
La Croix-Rouge a également déplacé les corps enterrés dans le plus grand cimetière de la capitale pour réduire les risques d’épidémie, provoqués par les eaux contaminées.
Malgré tout, dans la capitale, certains pensent que cela ne suffit pas.
« On ne peut pas dire que ce qu’ils font ne soit pas bien, mais vu l’immensité du problème, ce n’est rien du tout. Il faut lancer de gros travaux », s’est plaint Alfred Gampio, qui vit dans un district particulièrement exposé à l’érosion.
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