Ajal Kaba, « J'espère avoir une éducation et une vie meilleure après le référendum »

L’optimisme qui se répand dans le Sud-Soudan, au sujet du référendum qui vient de s’achever en vue de déterminer la destinée politique du pays, donne de l’espoir à Ajal Kaba, un enfant des rues âgé de 15 ans. Il espère que sa vie va prendre une meilleure tournure si le pays a voté pour la sécession. Ajal Kaba a parlé à IRIN de ses aspirations :



« Je suis originaire de la région de Kapaweti, près de la frontière avec le Kenya. Mes parents ont perdu tout leur bétail lors de la guerre civile [entre le Nord et le Sud-Soudan] et ils n’arrivaient plus à nous nourrir. C’est pour cela que je suis venu à Juba, où, au moins, j’arrive à avoir de la nourriture des Somaliens qui vivent en ville.



« Nous [les enfants des rues] souffrons beaucoup dans ces rues. La blessure sur mon visage est le résultat d’une agression par des voyous qui voulaient s’emparer de quelque chose que j’avais.



« Je suis souvent avec d’autres enfants des rues ; nous sommes un groupe mélangé, certains d’entre nous ont perdu leurs parents durant la lutte [la plus longue guerre civile africaine, allant de 1956 à 2005, entre l’armée populaire de libération du Soudan et l’armée nationale du Soudan], alors que d’autres se sont enfuis de chez eux.



« Je suis à Juba depuis un moment maintenant et j’espère que les choses vont changer après le référendum ; j’espère que le futur gouvernement du Sud-Soudan va nous procurer une vie meilleure et une éducation.



« Je suis reconnaissant envers les gens qui me donnent parfois à manger ; au moins je sais qu’il y a des gens très gentils.



« J’espère que ma vie va changer pour le mieux après le référendum ».



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